«Chaque jour, plus de trois millions de touristes font des voyages internationaux. Chaque année, ils sont près de 1,2 milliard à voyager à l’étranger (...) Le monde peut et doit mettre à profit la force du tourisme alors que nous nous employons à mettre à exécution le Programme de développement durable à l’horizon 2030», avait déclaré le Secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, en proclamant 2017 année du tourisme durable. Le Maroc, qui a lancé en 2016 la Charte marocaine du tourisme durable sur le thème «Tous acteurs d’un tourisme responsable», entend bien tirer profit de cette niche.

Plusieurs initiatives ont été prises, à l'image des Trophées du tourisme durable en 2008, la mise en œuvre du guide du voyageur responsable, ou encore l’introduction des labels «Clef verte» pour les hôtels et «Pavillon bleu» pour les plages. Les Trophées du tourisme durable sont articulés autour de cinq axes : «Environnement et biodiversité», «Culture, patrimoine matériel et immatériel», «Équité et responsabilité sociale», «Événement durable» et enfin «Tourisme et climat». Ces axes reflètent les préoccupations de certains risques que fait peser le tourisme de masse sur les ressources naturelles des sites de villégiature. En 2014, l'Institut de prospective économique du monde méditerranéen organisait une table ronde durant laquelle il a été révélé que les ressources en eau en Méditerranée deviennent un enjeu dans le domaine du tourisme et que la demande des touristes est quatre fois supérieure à celle des habitants. «Si rien n'est entrepris, cette situation risque de s'aggraver, les projections indiquant 500 millions d’entrées touristiques à l'horizon 2025 en Méditerranée contre 249 millions en 2004», avaient conclu les experts. Aussi, «le fait que l’ONU ait proclamé 2017 Année internationale du tourisme durable pour le développement représente une opportunité unique d’accroître la contribution du secteur du tourisme aux trois piliers de la durabilité : l’économique, le social et l’environnemental, tout en attirant l’attention sur les véritables dimensions d’un secteur qui est souvent sous-évalué», a affirmé le Secrétaire général de l’Observatoire mondial du tourisme, Taleb Rifaï.