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«L’Institut supérieur des métiers industriels vise la formation d'un mid-management en phase avec les besoins économiques de notre pays»

Dans cet entretien Yasmine Benamour, docteur ès sciences de gestion, administratrice directrice générale de HEM, appelle Saïd Amzazi, ministre de l’Éducation nationale de la formation professionnelle de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique, à considérer l’enseignement supérieur privé comme une une composante à part entière du système éducatif, venant en complément du système public, de reconnaître ses spécificités et de modifier en conséquence les différents cahiers des charges et, enfin, de l’accompagner pour atteindre les fameux 20% de l’effectif d'étudiants évoluant dans le secteur privé, notamment par le biais de mécanismes de défiscalisation pour les parents. Le point.

«L’Institut supérieur des métiers industriels vise la formation d'un mid-management en phase avec les besoins économiques de notre pays»

Le Matin : Quelle est la valeur ajoutée de HEM Business School dans un contexte marqué par une forte concurrence ?

Yasmine Benamour :
Je vous répondrais tout d’abord que la concurrence est toujours bonne dans un marché, pourvu qu’elle soit saine et loyale. Le Groupe HEM existe depuis trois décennies ; trois décennies d’excellence, de formation, d’expérience, de convictions fortes, d’engagement, d’innovation, de débats, de citoyenneté et c’est tout cela qui fait sa valeur ajoutée. Nous avons continuellement fait évoluer notre modèle pédagogique avec son temps, mais, dans le fond, le positionnement de HEM est resté le même : une institution d’excellence, honnête, sérieuse, agile, fondée sur le modèle «Grande École» – par opposition au modèle universitaire – avec un encadrement très rapproché, des cours en petits groupes, un équilibre entre développement des compétences techniques, développement personnel et culture générale de l’étudiant, une grande ouverture à l’international, un excellent taux d’employabilité, et bien évidemment des valeurs très fortes. Je rappellerais, enfin, qu’outre le fait d’être désormais reconnue par l’État, HEM est à ce jour encore le seul investissement de la SFI-Banque mondiale dans l’éducation privée au Maroc.

Le Groupe HEM s’adresse également aux classes moyennes marocaines et ambitionne de mêler qualité et juste prix. Pourriez-vous nous en dire plus sur cette stratégie ?

Vous parlez là de «Med Métiers – L’Institut supérieur des métiers industriels» qui a vu le jour en septembre 2016 à Tanger. C’est l’un de nos projets de développement mené avec IFC-Banque Mondiale. Dans un esprit citoyen, ce nouveau modèle d'institut privé professionnalisant mêle effectivement qualité et juste prix, et vise la formation d'un mid-management en phase avec les besoins économiques de notre pays. «Med Métiers» s’adresse ainsi à des catégories économiquement plus faibles et couvre, en plus d’un coût des études relativement modéré, un système complémentaire de crédit-études. Il est complètement distinct de HEM «Grande École». Nous y avons ouvert deux filières – Industrie et Logistique – et prévoyons un développement de «Med Métiers» sur le Royaume et au-delà.

Qu’attendez-vous du nouveau ministre de l’Éducation nationale en termes de performances en matière d’éducation au sens large du terme ?

Comme chacun le sait, la problématique de l’éducation est un bien vaste chantier dans notre pays. La tâche du nouveau ministre est lourde. D’une façon générale, je crois beaucoup à une troisième voie, à celle des partenariats public-privé, mais uniquement lorsque ceux-ci sont conclus de façon à servir le citoyen marocain et faire en sorte de démocratiser l’accès à un enseignement de qualité et non pas à fournir des avantages pour in fine se retrouver avec des frais de scolarité élevés et un modèle non adapté. Pour ce qui est de l’enseignement supérieur privé tout particulièrement, nous attendons du nouveau ministre de le considérer réellement comme une composante à part entière du système éducatif venant en complément du système public, de reconnaître ses spécificités et de modifier en conséquence les différents cahiers des charges et, enfin, de l’accompagner pour atteindre les fameux 20% de l’effectif d'étudiants évoluant dans le secteur privé, notamment par le biais de mécanismes de défiscalisation pour les parents. D’une façon générale, nous sommes heureux de sentir d’ores et déjà ce changement d’état d’esprit qui est fondamental. 

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