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Mystique, soufisme et valeurs humaines en débat

Mystique, soufisme et valeurs humaines en débat
De gauche à droite : Malika Ratnane, Mohamed Kohen, Abdelhak Najib, Meryem Bouzoubaa et Mounir Serhani.

La Fondation TGCC, présidée par Meryem Bouzoubaa, poursuit son cycle de conférences dédié à la spiritualité, la mystique, le soufisme et les traditions marocaines à l’épreuve de la modernité.  Le 29 mai, une deuxième rencontre a été organisée à l’espace Artorium à Casablanca autour du soufisme, la mystique et les valeurs humaines au Maroc. Ce débat a été animé par Abdelhak Najib. Sont intervenus à cette rencontre Malika Ratnane (auteure), Ahmed Boulane (réalisateur) Mohamed Kohen (auteur et chirurgien) et Ayoub El Aiassi (réalisateur et homme de théâtre). Cette soirée a vu la participation de plusieurs figures des arts et de la culture au Maroc : Nour Eddine Lakhmari, Abdelhai Laraki, Karim Saidi, Faty El Jouhari, Meriem Khalil El Kaghat, Nadia Messari, Amina Masanaoui, Mostapha 

El Haddaoui, Mounat Cherrat, Abderrahmane Ouardane, Aziz Tazi, Soukeina Hachem, Fadila Kanouni et bien d'autres visages qui ont apporté leurs éclairages sur la thématique du soir. Le débat a mis en exergue l'importance de la spiritualité dans un monde moderne déshumanisé et en proie à une forte crise des valeurs. Les participants ont tous insisté sur la cohésion de la société et surtout son rapport au sacré et à la sacralité dans une modernité qui prend parfois des tournures complexes allant de l’ignorance des préceptes religieux aux interprétations et aux injustices les plus archaïques et rétrogrades. 

Abdelhak Najib, écrivain journaliste et animateur-télé, qui a dirigé cette rencontre, a saisi cette occasion pour rappeler que la spiritualité revêt aujourd'hui plusieurs formes et que l'important dans un monde à la dérive est de rester au plus près de soi, dans un élan humain axé sur l'ouverture, le partage, le sens du don de soi pour apporter plus de lumière dans une vie souvent froide où chacun campe sur ses principes en faisant parfois fi de ceux des autres. «On ne peut vivre dans un monde sans spiritualité. L'homme a besoin de trouver un épicentre et celui-ci réside à l'intérieur de soi. C'est ce chemin qui reste à parcourir et qui est parfois infini : celui qui mène l'homme vers lui-même. C'est cette distance qui ne cherche aucune destination qui demeure la clef pour garder des attaches solides avec le monde dans ce qu'il a de beau, de noble, d'éternel», a-t-il souligné.

Le réalisateur Nour Eddine Lakhmari a, pour sa part, mis l'accent sur la liberté de chacun et la force de la création dans les arts pour créer des ponts entre les uns et les autres. L'artiste Ahmed Boulane a préféré raconter son parcours personnel pour exprimer une forme de spiritualité très personnelle axée sur le dépassement de soi. Rappelons que la première conférence de ce cycle a été organisée sur le thème «Regards féminins sur le sacré». D'autres rendez-vous succéderont durant le mois sacré.

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