Favoriser le développement de l’entrepreneuriat étudiant au Maroc et en Tunisie, telle est l’ambition du projet «Saleem», qui propose la mise en place, au sein des systèmes d’enseignement supérieur, d’un dispositif national officiel pour les étudiants entrepreneurs et de pôles d’accompagnement à la création d’entreprises. Au total, 2.400 étudiants marocains et tunisiens, dont au moins un tiers de femmes, seront accompagnés dans leurs projets et 400 étudiants vivant avec un handicap bénéficieront d’un accompagnement spécialisé à l’horizon 2020. 
Pour mener à bien cette mission, une délégation composée de représentants des ministères de l’Enseignement supérieur du Maroc, de Tunisie et du réseau Pépite France, partenaire du projet a participé à des ateliers de travail organisés dans les locaux de l’Agence universitaire de la francophonie à Paris. Le but étant de s'informer sur les réalisations françaises menées dans le domaine de la création et de la mise en œuvre du statut étudiant-
entrepreneur.

En effet, différents aspects ont été abordés lors de cette visite : cadre juridique, aspects pédagogiques, avantages offerts aux étudiants dans le cadre du statut, etc. Des rencontres avec les ministères français de l’Enseignement supérieur et de l’Économie, la Caisse des dépôts, l’Agence France Entrepreneur, ainsi que des discussions avec de jeunes entrepreneurs lors de la visite de la station F, plus grand campus de start-up au monde, ont permis aux représentants des ministères de comprendre, en contexte, les enjeux du dispositif, à la fois du côté ministériel, mais également du point de vue étudiants entrepreneurs.
Lancé en décembre dernier, le projet réunit 14 partenaires opérationnels. Il s’agit de l’Université Mohammed V de Rabat (UM5R), l’Université Hassan II de Casablanca (UH2C), HEM Business School, l’Agence nationale pour la promotion de l’emploi et des compétences (Anapec) et l’Agence nationale pour l’emploi et le travail indépendant pour la Tunisie, le ministère de l’Enseignement supérieur, de la recherche scientifique et de la formation des cadres marocain, le ministère de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique Tunisien, l’Université de Sfax, l’Université de Carthage, Fnege Pépite en France, l’Université Jean Moulin-Lyon 3 en France, l’Université de Mons en Belgique, l’Université technique de Cluj-Napoca en Roumanie et l'AUF, qui coordonne le projet.