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La perte de la biodiversité agricole inquiète la FAO

Sur les 6.000 espèces de plantes cultivées pour l'alimentation humaine, seules 9 représentent 66% de la production agricole mondiale. 33% des stocks de poissons sont surexploités. 26% des races d'animaux d'élevage sont menacées d'extinction. Tel est le constat du premier rapport sur l’état de la biodiversité pour l’alimentation et l’agriculture. Selon cette étude publiée par la FAO, en Afrique du Nord, c'est la dégradation de l'habitat naturel qui est la première cause de la perte de la biodiversité végétale.

La perte de la biodiversité agricole inquiète la FAO
Selon le rapport de la FAO, 33% des stocks de poissons sont surexploités, 60% pêchés au maximum de manière durable et 7% sous-exploités. Ph. DR

«Moins de biodiversité signifie que les plantes et les animaux sont plus vulnérables aux parasites et aux maladies. En plus de notre dépendance à l’égard d’un nombre décroissant d'espèces pour nous nourrir, la perte croissante de la biodiversité pour l'alimentation et l'agriculture met en péril notre sécurité alimentaire déjà fragile», a commenté Graziano da Silva, directeur général de la FAO qui vient de publier le premier rapport sur l’état de la biodiversité pour l’alimentation et l’agriculture. D'après les informations fournies par 91 pays et 27 organisations internationales, l'analyse révèle que sur les 6.000 espèces de plantes cultivées pour l'alimentation, seules 9 représentent 66% de la production agricole mondiale. Cette situation traduit le rétrécissement du patrimoine génétique des plantes vivrières qui les rend vulnérables aux différents agents pathogènes. Les ressources halieutiques ne sont pas non plus épargnées. «33% des stocks de poissons sont surexploités, 60% pêchés au maximum de manière durable et 7% sous-exploités». Pareil pour l'élevage : 26% des 7.745 races locales de bétail sont menacés d'extinction. Le rapport de la FAO s'est aussi intéressé au cas des «aliments sauvages» riches en micronutriments. «Cependant, l'utilisation non durable des aliments sauvages suscite de nombreuses inquiétudes (...) Une fois perdue, la biodiversité pour l'alimentation et l'agriculture ne peut plus être récupérée», alerte l'Organisation onusienne. Selon cette étude publiée par la FAO, le dérèglement climatique est la première cause de la perte de la biodiversité végétale en Afrique, auquel se greffe un phénomène humain, la chasse et le braconnage. La dégradation de la diversité biologique, en Afrique, se manifeste essentiellement par la perte des plantes vivrières, suivie de celle des mammifères. Par contre en Afrique du Nord, c'est la dégradation et la perte d'habitat qui est la première cause de cette situation qui inquiète la FAO. «Bien que l’augmentation des pratiques respectueuses de la biodiversité soit encourageante, il reste encore beaucoup à faire pour mettre fin à l’érosion de la biodiversité pour l’alimentation et l’agriculture», conclut la FAO. 

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