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Remise des bourses L’Oréal-UNESCO pour les femmes et la science

Remise des bourses L’Oréal-UNESCO pour les femmes et la science
Les 5 candidates du prix L’Oréal-Unesco représentent le Maroc, la Tunisie et l’Algérie. t Ph. Saouri

Lancé en 1998, le Programme «For Women In Science» fête ses 21 ans cette année, c’est également la 13e édition organisée au Maroc. Cette bourse accordée dans le cadre d’un partenariat entre la Fondation L’Oréal et l’Unesco est octroyée cette année à cinq jeunes femmes maghrébines chercheuses dans les domaines des sciences du vivant et de l’environnement et des sciences de la matière. «C’est un programme qui nous tient à cœur, car il encourage les femmes et la science et traduit la place qu’accorde L’Oréal à la science, puisque pour nous tout est né grâce à la science et à un chimiste il y a maintenant plus de 110 ans», déclare au «Matin» Leila Benjelloun, DG L’Oréal Maroc. Et d’ajouter que ce programme s’inscrit également dans la stratégie de parité que prône la société. 
En plus d’un financement de 10.000 euros, le programme, qui récompense la qualité des projets et la recherche, donne aux jeunes femmes maghrébines la possibilité d’acquérir des compétences solides en leadership et d’établir des liens avec d’autres femmes scientifiques.
De la neuroscience à l’architecture en passant par la science nucléaire, les candidates de cette édition ont brillé par leurs idées innovantes. Une particularité remarquée d’ailleurs par le jury qui n’a pas eu de difficultés à les départager et à sélectionner les finalistes, explique Rajaa Cherkaoui El Moursli, membre résidente de l’Académie des sciences et technologies Hassan II et membre du jury. Laila El Ghazouani, de l’École nationale d’architecture (INA/Rabat), s’est distinguée par son projet de recherche qui tente de proposer des moyens d’intervention, afin de diminuer les températures élevées ressenties dans la ville. Hanan Arahmane, de l’Université Mohammed V de Rabat, a, quant à elle, travaillé sur de nouvelles méthodes de traitement numérique du signal afin d’améliorer les techniques de mesure de flux neutronique pour permettre une meilleure estimation de ce flux dans un champ de rayonnements mixtes. Deux Tunisiennes figuraient sur la liste des lauréates. Randa Sghaier, de l’université de Monastir, qui mène des recherches pour comprendre les activités biologiques actuellement employées dans le traitement de la sclérose en plaques en vue d’améliorer l’état des malades, et Leila Nasraoui, de l’Université de Carthage Ariana, qui travaille pour l’intégration des drones dans le réseau de la 5e génération pour étendre la connectivité et offrir un service performant et à la demande. La cinquième lauréate du programme est l’Algérienne Soumicha Mahdjour, de l’Université de Mascara, dont les travaux de recherche consistent en l’évaluation de nouveaux photosensibilisants chimiques via une stratégie correcte et adéquate de prise en charge des patients souffrant d’une pathologie incurable, à savoir le cancer. 

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