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La recherche scientifique prend du galon grâce à la crise

Mounia Senhaji Mounia Senhaji,

La recherche scientifique prend du galon grâce à la crise

La crise que nous traversons actuellement a mis en avant la nécessité de placer la recherche scientifique au centre du dispositif de développement du pays. Elle a également démontré que le Royaume dispose d’un potentiel d’innovation considérable qui ne demande qu’à être exploité comme en témoignent les projets présentés dans le cadre du programme de soutien à la recherche scientifique multidisciplinaire dans les domaines liés au Covid-19, récemment lancé par le département de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique.

La crise sanitaire liée au Covid-19 nous a rappelés, de manière encore plus appuyée, l’importance majeure de la recherche scientifique pour répondre, sur le court terme, aux défis de la situation actuelle inédite ainsi que son rôle stratégique, à plus long terme, dans le développement économique et social d’un pays.

En dépit des progrès accomplis dans le cadre de la Stratégie nationale pour le développement de la recherche scientifique à l’horizon 2025, le Maroc n’a pas encore atteint les résultats escomptés en raison de nombreux défis essentiellement liés au manque de coordination entre les différents intervenants, à la carence en financements et à la lourdeur des procédures administratives.

«Les dépenses allouées à la recherche scientifique sont limitées et ne représentent que 0,73% du PIB, alors que ce chiffre atteint les 2% en Europe», a indiqué le directeur du Centre national pour la recherche scientifique et technique (CNRST), Mohamed Khalfaoui, dans une déclaration à la MAP, rappelant que la stratégie nationale avait appelé à ce que ce pourcentage atteigne 1% à l’horizon 2025.

Mais il faut tout de même rappeler que des avancées non négligeables ont été réalisées grâce à la mise en œuvre de la stratégie nationale relative à ce domaine, soutenue par les efforts consentis dans le cadre de la vision stratégique de la réforme du système de l’éducation, de la formation et de la recherche scientifique 2015-2030.

Selon les derniers chiffres du ministère de l’Éducation nationale, de la formation professionnelle, de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique, le Royaume compte désormais plus de 34.000 doctorants toutes disciplines confondues, enregistrant ainsi une hausse de 20% entre 2016 et 2018. Le nombre de thèses soutenues a lui aussi augmenté de 35% au cours de la même période, atteignant 20.000 au niveau de 63 centres d’études doctorales et 1.400 structures de recherche. Mais sur le plan de la production scientifique, les chercheurs marocains génèrent dans toutes les disciplines plus de 7.000 publications scientifiques indexées Scopus par an, avec une hausse de plus de 50% entre 2015 et 2018. La moyenne nationale atteint ainsi 0,5 publication par chercheur/an, pour la totalité des enseignants-chercheurs. 

S’agissant des brevets, le Maroc en produit en moyenne une centaine par an. En 2018, quelque 121 inventions ou brevets ont été enregistrés au nom des universités et des centres de recherche, grâce à un financement mobilisé par l’État essentiellement.

Heureusement, malgré les nombreuses contraintes qu’elle a créées, la crise sanitaire a eu un effet accélérateur bienvenu sur nombre de domaines, et la recherche scientifique n’a pas fait l’exception.

«À l’heure de la crise du Covid-19, on n’a sans doute jamais autant parlé de science, et particulièrement de recherche, dans le débat public. La recherche en médecine, en modélisation, en traitement de l’information et des données, s’invite tous les jours dans l’ensemble de nos médias jusqu’aux émissions politiques, pour nous rappeler combien la recherche est indispensable», a souligné à juste titre le mathématicien et député français Cédric Villani dans une tribune publiée sur les colonnes du quotidien français «Libération».

Le membre de l’Académie des sciences a relevé que la pandémie illustre la nécessité de mener des recherches multiples et accrues sur des sujets variés. «Au-delà de la recherche pharmaceutique, on constate le besoin, pour lutter contre l’épidémie, de la physique, de la chimie, de l’industrie en général, des sciences humaines et sociales, des technologies de l’information, de l’intelligence artificielle, ou encore de la zoologie», a-t-il signalé.

Conscient de l’importance majeure de la recherche pour faire face à la crise que nous traversons actuellement, le département de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique a annoncé, le 9 avril dernier, l’adoption d’un programme de soutien à la recherche scientifique multidisciplinaire dans les domaines liés au Covid-19, pour lequel une enveloppe budgétaire de 10 millions de DH a été allouée. «Ce programme vise à mobiliser sur le long terme des équipes de chercheurs marocains pour créer un environnement de recherche multidisciplinaire capable de trouver des solutions et de contribuer à la gestion de crises pandémiques et vise, sur le court terme, à réaliser des projets de recherche dans les divers domaines liés à la pandémie du coronavirus», a-t-il expliqué.

Ces projets de recherche devaient porter sur l’aspect technologique, à travers la conception et la production d’équipements médicaux, l’aspect économique par l’analyse de l’impact de l’épidémie sur divers secteurs de l’économie nationale, y compris la perturbation des chaînes de production, l’équilibre économique, le chômage et la gestion des épidémies basée sur une ingénierie multidimensionnelle et des méthodes de reprise économique, ainsi que l’aspect social et psychologique, en terme de continuité pédagogique, de quarantaine, de dépression, de perte d’emplois, de solidarité nationale et d’histoire des épidémies, ainsi que leur aspect politique en terme de procédures d’urgence, d’adaptation du cadre juridique et de continuité des services publics.

La première phase du programme s’est soldée par le financement de 53 projets, dont 60% concernent les domaines scientifique, médical et technologique, lesquels ont obtenu 69% du financement, 25% portent sur les sciences économiques et politiques, ayant bénéficié de 19% du financement, et 15% sont consacrés aux sciences humaines et sociales, ayant obtenus une quote-part de financement égale à 12%.

Une deuxième phase a été lancée par la suite, permettant le financement de 88 projets de recherche scientifique, dont 70% concernent les domaines scientifique, médical et technologique, 20% concernent les sciences économiques et politiques et 10% sont consacrés aux sciences humaines et sociales.

Ces recherches devront être réalisées dans un délai ne dépassant pas un an afin que le Royaume puisse tirer profit de leurs résultats dans la lutte contre la Covid-19.

La crise sanitaire liée au Covid-19 nous a rappelés, de manière encore plus appuyée, l’importance majeure de la recherche scientifique pour répondre, sur le court terme, aux défis de la situation actuelle inédite ainsi que son rôle stratégique, à plus long terme, dans le développement économique et social d’un pays.
En dépit des progrès accomplis dans le cadre de la Stratégie nationale pour le développement de la recherche scientifique à l’horizon 2025, le Maroc n’a pas encore atteint les résultats escomptés en raison de nombreux défis essentiellement liés au manque de coordination entre les différents intervenants, à la carence en financements et à la lourdeur des procédures administratives.
«Les dépenses allouées à la recherche scientifique sont limitées et ne représentent que 0,73% du PIB, alors que ce chiffre atteint les 2% en Europe», a indiqué le directeur du Centre national pour la recherche scientifique et technique (CNRST), Mohamed Khalfaoui, dans une déclaration à la MAP, rappelant que la stratégie nationale avait appelé à ce que ce pourcentage atteigne 1% à l’horizon 2025.
Mais il faut tout de même rappeler que des avancées non négligeables ont été réalisées grâce à la mise en œuvre de la stratégie nationale relative à ce domaine, soutenue par les efforts consentis dans le cadre de la vision stratégique de la réforme du système de l’éducation, de la formation et de la recherche scientifique 2015-2030.
Selon les derniers chiffres du ministère de l’Éducation nationale, de la formation professionnelle, de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique, le Royaume compte désormais plus de 34.000 doctorants toutes disciplines confondues, enregistrant ainsi une hausse de 20% entre 2016 et 2018. Le nombre de thèses soutenues a lui aussi augmenté de 35% au cours de la même période, atteignant 20.000 au niveau de 63 centres d’études doctorales et 1.400 structures de recherche. Mais sur le plan de la production scientifique, les chercheurs marocains génèrent dans toutes les disciplines plus de 7.000 publications scientifiques indexées Scopus par an, avec une hausse de plus de 50% entre 2015 et 2018. La moyenne nationale atteint ainsi 0,5 publication par chercheur/an, pour la totalité des enseignants-chercheurs. 
S’agissant des brevets, le Maroc en produit en moyenne une centaine par an. En 2018, quelque 121 inventions ou brevets ont été enregistrés au nom des universités et des centres de recherche, grâce à un financement mobilisé par l’État essentiellement.
Heureusement, malgré les nombreuses contraintes qu’elle a créées, la crise sanitaire a eu un effet accélérateur bienvenu sur nombre de domaines, et la recherche scientifique n’a pas fait l’exception.
«À l’heure de la crise du Covid-19, on n’a sans doute jamais autant parlé de science, et particulièrement de recherche, dans le débat public. La recherche en médecine, en modélisation, en traitement de l’information et des données, s’invite tous les jours dans l’ensemble de nos médias jusqu’aux émissions politiques, pour nous rappeler combien la recherche est indispensable», a souligné à juste titre le mathématicien et député français Cédric Villani dans une tribune publiée sur les colonnes du quotidien français «Libération».
Le membre de l’Académie des sciences a relevé que la pandémie illustre la nécessité de mener des recherches multiples et accrues sur des sujets variés. «Au-delà de la recherche pharmaceutique, on constate le besoin, pour lutter contre l’épidémie, de la physique, de la chimie, de l’industrie en général, des sciences humaines et sociales, des technologies de l’information, de l’intelligence artificielle, ou encore de la zoologie», a-t-il signalé.
Conscient de l’importance majeure de la recherche pour faire face à la crise que nous traversons actuellement, le département de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique a annoncé, le 9 avril dernier, l’adoption d’un programme de soutien à la recherche scientifique multidisciplinaire dans les domaines liés au Covid-19, pour lequel une enveloppe budgétaire de 10 millions de DH a été allouée. «Ce programme vise à mobiliser sur le long terme des équipes de chercheurs marocains pour créer un environnement de recherche multidisciplinaire capable de trouver des solutions et de contribuer à la gestion de crises pandémiques et vise, sur le court terme, à réaliser des projets de recherche dans les divers domaines liés à la pandémie du coronavirus», a-t-il expliqué.
Ces projets de recherche devaient porter sur l’aspect technologique, à travers la conception et la production d’équipements médicaux, l’aspect économique par l’analyse de l’impact de l’épidémie sur divers secteurs de l’économie nationale, y compris la perturbation des chaînes de production, l’équilibre économique, le chômage et la gestion des épidémies basée sur une ingénierie multidimensionnelle et des méthodes de reprise économique, ainsi que l’aspect social et psychologique, en terme de continuité pédagogique, de quarantaine, de dépression, de perte d’emplois, de solidarité nationale et d’histoire des épidémies, ainsi que leur aspect politique en terme de procédures d’urgence, d’adaptation du cadre juridique et de continuité des services publics.
La première phase du programme s’est soldée par le financement de 53 projets, dont 60% concernent les domaines scientifique, médical et technologique, lesquels ont obtenu 69% du financement, 25% portent sur les sciences économiques et politiques, ayant bénéficié de 19% du financement, et 15% sont consacrés aux sciences humaines et sociales, ayant obtenus une quote-part de financement égale à 12%.
Une deuxième phase a été lancée par la suite, permettant le financement de 88 projets de recherche scientifique, dont 70% concernent les domaines scientifique, médical et technologique, 20% concernent les sciences économiques et politiques et 10% sont consacrés aux sciences humaines et sociales.
Ces recherches devront être réalisées dans un délai ne dépassant pas un an afin que le Royaume puisse tirer profit de leurs résultats dans la lutte contre la Covid-19.
L’efficacité de ce qui a été accompli dans l’urgence pendant la crise nous montre la voie désormais à suivre dans bien des domaines, à commencer par la recherche scientifique. Et comme l’a indiqué à juste titre Cédric Villani : «Crise ou non, rappelons avec énergie que la recherche est plus que jamais un domaine stratégique indispensable pour assurer sur le long terme le bien-être des citoyens, les réussites économiques, la souveraineté sur les sujets vitaux et la sauvegarde de notre planète». Dont acte. 

L’efficacité de ce qui a été accompli dans l’urgence pendant la crise nous montre la voie désormais à suivre dans bien des domaines, à commencer par la recherche scientifique. Et comme l’a indiqué à juste titre Cédric Villani : «Crise ou non, rappelons avec énergie que la recherche est plus que jamais un domaine stratégique indispensable pour assurer sur le long terme le bien-être des citoyens, les réussites économiques, la souveraineté sur les sujets vitaux et la sauvegarde de notre planète». Dont acte. n

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