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Un cadre d’action intégré dédié à la jeunesse s’impose

Les expériences passées ont montré que de nombreuses stratégies liées à la jeunesse ont été formulées au Maroc sans être pleinement mises en œuvre. Aujourd’hui, pour offrir aux jeunes des opportunités qui améliorent leurs perspectives d’avenir, il est important de mettre en place un cadre d’action intégré dédié à cette frange de la population.

Un cadre d’action intégré dédié à la jeunesse s’impose

Le monde célèbre, le 12 août prochain, la Journée mondiale de la jeunesse, qui sera marquée, cette année encore, par la crise du coronavirus. À cette occasion, l’ONU a rappelé dans un communiqué que la pandémie de la Covid-19 a eu un impact considérable sur la vie quotidienne des jeunes partout dans le monde. Et que bien qu’il soit encore tôt pour faire un bilan exhaustif de la manière dont la Covid-19 a affecté les plus jeunes, les gouvernements sont mandatés dans le Programme d’action mondial pour la jeunesse pour garantir que leurs services répondent aux besoins des jeunes. Dans ces circonstances, il est important de veiller à ce que la jeunesse soit écoutée et prise en compte dans le déploiement des interventions sanitaires et non sanitaires en réponse à la Covid-19.

Au Maroc aussi, les jeunes sont la population la plus exposée aux répercussions de la crise de la Covid-19, notamment en termes de difficulté d’accès à l’emploi, selon le rapport sur le nouveau modèle de développement de la Commission spéciale sur le modèle de développement (CSMD). «Le développement du Maroc repose sur une jeunesse libre, épanouie, compétente, entreprenante, citoyenne qui s’accomplit, réalise ses potentialités, et contribue au développement de son pays. La jeunesse marocaine entre 15 et 34 ans représente 33% de la population, dont plus de 4,5 millions sont inactifs, ni à l’école, ni en formation, ni en emploi (NEET)», indique la Commission dans son rapport. «Un des enjeux critiques et majeurs du Maroc est de fournir à ces jeunes les compétences dont ils ont besoin, de leur offrir des opportunités qui améliorent leurs perspectives d’avenir, et de leur garantir des espaces d’expression, de participation citoyenne et de prise d’initiative, renforçant ainsi leur esprit de civisme, leur attachement aux fondamentaux de la Nation et leur mobilisation active au développement de leur pays», ajoute la même source.

Afin d’atteindre ces objectifs, la Commission propose trois leviers principaux à savoir le renforcement du système d’insertion professionnelle des jeunes à travers de nouvelles approches d’orientation et d’accompagnement et des liens plus solides avec le monde du travail, la mise en place d’un Programme national intégré de la jeunesse, géré dans les territoires par des entités professionnelles sous contrat de performance et d’un service civique national pour renforcer la participation citoyenne et l’esprit de civisme des jeunes et consolider leurs compétences et leur employabilité. «Le nouveau modèle appelle à un cadre d’action intégré dédié à la jeunesse. Les propositions de la Commission concernant la jeunesse sont multisectorielles, impliquent plusieurs acteurs, et ne peuvent réussir sans la coordination et la complémentarité des efforts», indique la commission. 

Et d’ajouter que «Les expériences passées ont montré que des stratégies liées à la jeunesse ont été formulées sans être pleinement mises en œuvre, en partie faute de coordination entre 

départements.

 C’est pourquoi la Commission souligne la nécessité de mettre en place des mécanismes de pilotage efficaces et d’assurer un niveau de portage élevé pour accompagner la stratégie de la jeunesse. Le Conseil consultatif de la jeunesse et de la vie associative, qui est à activer, pourra être impliqué dans sa conception et le suivi de sa mise en œuvre. Le déploiement de l’action sur le terrain en faveur des jeunes devrait se faire selon des approches innovantes, reposant sur des agences professionnelles de mise en œuvre». 


Les jeunes face à la crise Covid-19

Les jeunes ont été la population la plus exposée aux répercussions de la crise de la Covid-19. Premièrement, les restrictions liées à la lutte contre la propagation du virus ont eu un effet dévastateur sur l’éducation et la formation des jeunes dans le monde. 

Selon un rapport de l’Organisation internationale du travail (OIT) intitulé «Les jeunes et la Covid-19 : Impact sur les emplois, l’éducation, les droits et le bien-être mental», 65% des jeunes disent avoir moins appris depuis le début de la pandémie en raison du passage de l’enseignement dispensé en salle de classe à l’enseignement en ligne et à distance pendant le confinement.

La pandémie a notamment eu des effets disproportionnés sur la jeunesse mondiale, qui ont exacerbé des inégalités déjà présentes. Par exemple, pas tous les élèves ont pu profiter d’un accès à Internet, à des équipements et, parfois, à un espace privé pour travailler. Cela s’explique, en partie, par le fossé numérique qui existe entre les régions, comme l’a confirmé le rapport de l’OIT, en relevant que seuls 18% des jeunes vivant dans les pays à faible revenu ont pu suivre leurs cours en ligne, contre 65% des jeunes issus des pays à revenu élevé. 

La pandémie actuelle risque ainsi d’affaiblir le potentiel productif de toute une génération et de creuser les disparités entre les pays», a souligné l’ONU sur son site à l’occasion de la journée mondiale de la jeunesse, ajoutant qu’avec la Covid-19 nous avons aussi assisté à une «épidémie parallèle» : la détérioration de la santé mentale, qui a touché particulièrement les jeunes. Selon l’OIT, la moitié des jeunes de 18 à 29 ans sont en effet sujets à la dépression et à l’anxiété. 

L’Organisation de la santé (OMS) a pour cela mis en place une nouvelle coalition de la santé mentale pour aider les États à faire face à ce problème. 

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