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Mirumi : le successeur discret de Labubu séduit déjà

Après la vague Labubu, qui a propulsé les peluches à collectionner au rang de phénomène économique mondial, un nouvel objet commence à attirer les regards. Plus discret, plus technologique et surtout plus émotionnel, Mirumi s’impose déjà comme l’un des signaux forts de la mode de 2026. Né en Asie et en train de séduire le Moyen-Orient, ce mini robot pelucheux à accrocher au sac ne mise plus sur la collection à outrance, mais sur l’expérience, l’interaction et la capacité à capter l’attention dans un univers dominé par l’image et le regard des autres.

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Le succès de Labubu a agi comme un électrochoc économique mondial, montrant qu’un accessoire pouvait générer des milliards et s’imposer comme produit stratégique pour le groupe chinois Pop Mart. Accrochées aux sacs, ces peluches ont bousculé les codes de la mode contemporaine et explosé en 2025, installant des silhouettes volontairement épurées où l’accessoire devient la pièce qui fait tout, faite pour être vue, partagée et, surtout, commentée.

Sans rupture brutale, Mirumi s’installe peu à peu comme le successeur naturel en 2026. Petite peluche interactive à accrocher au sac, elle prolonge la dynamique initiée par Labubu, sans en casser les codes. Compact et léger, il tient dans la paume de la main et se distingue par une conception à mi-chemin entre peluche et accessoire technologique. Sa tête mobile, son corps souple et ses bras articulés lui permettent de s’agripper solidement aux anses et aux sangles, tandis que sa fourrure duveteuse et ses finitions pastel, gris, rose ou ivoire, en font un objet pensé autant pour le style que pour l’expérience.

Mirumi, le nouveau réflexe mode de 2026

Son positionnement tarifaire s’inscrit dans le segment des accessoires à collectionner haut de gamme, confirmant cette logique. Sur les plateformes de financement participatif, les premières précommandes positionnent le produit autour de 110 euros, avec un calendrier de livraison annoncé à partir d’avril 2026. Un niveau de prix comparable à celui des peluches Labubu les plus recherchées, situant l’objet dans le segment des accessoires à forte valeur symbolique, mais qui continue néanmoins à trouver preneur.

La différence se joue ailleurs, dans l’usage et dans la perception. Là où Labubu reposait essentiellement sur une logique de collection et de répétition des modèles, Mirumi introduit une dimension de mouvement et de réaction. Sous sa fourrure se cache un système électromécanique discret, composé de moteurs et de capteurs. L’objet réagit au toucher, aux sons et à des stimulations programmées. Il incline la tête lorsqu’on le caresse, se tourne lorsqu’il perçoit un bruit, et peut parfois bouger seul, comme s’il observait son environnement. Dépourvu d’écran et d’interface numérique, il communique uniquement par le geste, donnant l’impression d’une présence douce et expressive.

Né au Japon, Mirumi a été conçu par Yukai Engineering, une entreprise spécialisée dans les robots du quotidien et la robotique dite « douce ». Cette origine n’est pas anodine. Depuis plusieurs années, les pays asiatiques, avec le Japon en figure de proue, imposent leur force créative dans les tendances lifestyle mondiales, en combinant design minimaliste, technologie discrète et références à la culture populaire.

Aperçue dans la région, pas encore adoptée au Maroc

Cette dynamique explique aussi la trajectoire de diffusion du produit. D’abord adopté dans les marchés asiatiques, Mirumi commence à s’imposer dans certains pays du Moyen-Orient, où les accessoires jouent un rôle central dans la construction du style. Les réactions observées en ligne dessinent le portrait d’un objet perçu comme plus subtil et plus « vivant ». De nombreux internautes évoquent un accessoire « attendrissant », « rassurant » ou encore « qui donne l’impression d’être présent », soulignant ses gestes doux et ses mouvements discrets. Certains parlent d’un objet « mignon sans être excessif », d’autres d’un détail qui « apporte quelque chose au look sans l’alourdir ».

Au Maroc, cette dynamique reste pour l’instant à l’état de signal faible. Aucun lancement officiel ni réseau de distribution structuré n’a encore été annoncé. Le schéma est toutefois désormais bien identifié. Les tendances en matière d’accessoires émergent en Asie, gagnent en visibilité grâce aux réseaux sociaux, s’imposent dans certains marchés du Moyen-Orient, avant d’atteindre progressivement le Maghreb lorsque les conditions sont réunies, portées par les concept stores, les plateformes en ligne et, surtout, par leur adoption par les influenceurs.

Dans ce schéma désormais bien identifié, la question n’est pas seulement de savoir quand la tendance arrivera au Maroc, mais ce qui motivera son adoption. Acheter ces peluches n’a rien de problématique en soi. Le risque apparaît lorsque la consommation répond avant tout au regard des autres. L’objet cesse alors d’être un choix personnel pour devenir un outil de validation sociale, exposé et commenté afin de confirmer une appartenance. Cette logique fragilise le rapport au désir, car elle rend la satisfaction dépendante d’une reconnaissance extérieure, par nature instable et éphémère.
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