L’Agence nationale de réglementation des activités relatives au cannabis (ANRAC) a lancé, la semaine dernière, un programme de formation sur la culture du cannabis au profit des coopératives et des agriculteurs autorisés pour la campagne 2026 dans les trois provinces réglementées.
La session inaugurale s’est tenue dans la province de Taounate durant la semaine du 12 octobre. Les provinces de Chefchaouen et d’Al Hoceïma ont pris le relais la semaine du 19 octobre, et le programme doit se poursuivre jusqu’en décembre 2026. D’après nos sources, cette formation vient répondre aux sollicitations exprimées par les agriculteurs lors des rencontres périodiques que l’Agence organise sur le terrain. L’enjeu de la formation est double. D’une part, renforcer la gouvernance des coopératives de production. D’autre part, améliorer la conduite technique de la culture, dans la perspective d’obtenir un produit de cannabis certifié GACP et GPM compétitif et conforme aux exigences et aux normes réglementaires du marché mondial.
La session inaugurale s’est tenue dans la province de Taounate durant la semaine du 12 octobre. Les provinces de Chefchaouen et d’Al Hoceïma ont pris le relais la semaine du 19 octobre, et le programme doit se poursuivre jusqu’en décembre 2026. D’après nos sources, cette formation vient répondre aux sollicitations exprimées par les agriculteurs lors des rencontres périodiques que l’Agence organise sur le terrain. L’enjeu de la formation est double. D’une part, renforcer la gouvernance des coopératives de production. D’autre part, améliorer la conduite technique de la culture, dans la perspective d’obtenir un produit de cannabis certifié GACP et GPM compétitif et conforme aux exigences et aux normes réglementaires du marché mondial.
Une demande insistante venue du terrain
Lors des rencontres périodiques que l’Agence organise sur le terrain, les agriculteurs et les coopératives avaient exprimé le besoin d’une assistance technique pour faire face aux difficultés de commercialisation de leurs productions par les opérateurs, et ce pour deux causes. La première est la non-conformité de la qualité produite pour les usages industriels et pharmaceutiques. La seconde est la très faible productivité à l’hectare, qui alourdit le coût de production et rend le produit pratiquement non compétitif sur le marché. La session répond point par point à ces contraintes. Une attention particulière est accordée à la maîtrise de la relation fonctionnelle entre l’agriculteur et sa coopérative, à la réduction des charges de production, à l’amélioration de la productivité, à la lutte préventive contre les maladies du cannabis, ainsi qu’à la maîtrise des opérations de récolte et de séchage. Autant d’étapes où se joue la conformité du produit final et autant de points sur lesquels les textes de l’Agence fixent des exigences précises.
Des exigences réglementaires strictement encadrées
Le Guide de bonnes pratiques agricoles et de récolte requis, en application de l’article 33 de la loi 13-21, reprend les directives internationales relatives aux plantes médicinales. Il impose aux producteurs des conditions d’hygiène précises, la maîtrise des intrants homologués et le respect des normes pour garantir des propriétés constantes et conformes aux usages industriels et pharmaceutiques.
Sur le plan commercial, le cahier des charges verrouille le circuit : toute livraison fait l’objet d’un contrat de vente préalable entre la coopérative et un acheteur ou industriel agréé par l’ANRAC. C’est cet opérateur qui transforme ou exporte le produit, et qui peut dispenser des formations techniques spécifiques liées à ses propres besoins industriels. L’intervention directe de l’ANRAC répond quant à elle à un enjeu global : harmoniser la gouvernance des coopératives et assurer une mise à niveau technique homogène dans les trois provinces. Ce programme, permettra à l’ensemble des agriculteurs autorisés de maîtriser les exigences réglementaires et les normes GACP/GMP, afin de sécuriser la qualité et la conformité de la récolte avant sa prise en charge par les opérateurs.
Sur le plan commercial, le cahier des charges verrouille le circuit : toute livraison fait l’objet d’un contrat de vente préalable entre la coopérative et un acheteur ou industriel agréé par l’ANRAC. C’est cet opérateur qui transforme ou exporte le produit, et qui peut dispenser des formations techniques spécifiques liées à ses propres besoins industriels. L’intervention directe de l’ANRAC répond quant à elle à un enjeu global : harmoniser la gouvernance des coopératives et assurer une mise à niveau technique homogène dans les trois provinces. Ce programme, permettra à l’ensemble des agriculteurs autorisés de maîtriser les exigences réglementaires et les normes GACP/GMP, afin de sécuriser la qualité et la conformité de la récolte avant sa prise en charge par les opérateurs.
Une filière multipliée par vingt en deux ans
Pour mesurer l’enjeu, il faut revenir aux chiffres livrés par le ministre de l’Intérieur, Abdelouafi Laftit, dans une réponse à une question écrite déposée au Parlement sous la précédente législature. Le nombre d’agriculteurs engagés dans le cadre légal est passé de 430 en 2023 à 7.052 en 2025, regroupés au sein de 413 coopératives de production. La superficie cultivée a bondi de 192 à 4.729 hectares sur la même période, soit une croissance de plus de vingt fois. Taounate concentre 2.045 hectares pour 2.612 agriculteurs, Al Hoceïma 1.343 hectares pour 1.492 agriculteurs et Chefchaouen 1.341 hectares pour 1.417 agriculteurs.
En aval, la structure est plus resserrée. Le ministre faisait état de 235 licences délivrées en 2025 au profit de 165 opérateurs, parmi lesquels 44 coopératives de transformation, 23 personnes physiques et 98 sociétés de droit marocain. Ces autorisations couvrent 127 licences de transformation et de fabrication, 42 de transport, 27 de commercialisation, 23 d’importation de semences et de plants, 15 d’exportation et une seule pépinière. C’est à ces 165 opérateurs que plus de 7.000 agriculteurs doivent vendre, via leurs coopératives, des récoltes conformes aux cahiers des charges.
Abdelouafi Laftit décrivait un chantier conduit «avec rigueur et responsabilité» et des résultats jugés «significatifs» en moins de trois ans et demi d’existence de l’ANRAC. Il rappelait aussi que 111 licences avaient été retirées au cours de l’année 2025 pour non-respect des règles en vigueur, et que l’Agence avait mené 5.430 opérations de contrôle jusqu’à fin août 2025, dont 2.801 sur les activités agricoles et 1.557 sur le transport. Le dispositif de contrôle est donc en place et la formation vient désormais le compléter en amont.
En aval, la structure est plus resserrée. Le ministre faisait état de 235 licences délivrées en 2025 au profit de 165 opérateurs, parmi lesquels 44 coopératives de transformation, 23 personnes physiques et 98 sociétés de droit marocain. Ces autorisations couvrent 127 licences de transformation et de fabrication, 42 de transport, 27 de commercialisation, 23 d’importation de semences et de plants, 15 d’exportation et une seule pépinière. C’est à ces 165 opérateurs que plus de 7.000 agriculteurs doivent vendre, via leurs coopératives, des récoltes conformes aux cahiers des charges.
Abdelouafi Laftit décrivait un chantier conduit «avec rigueur et responsabilité» et des résultats jugés «significatifs» en moins de trois ans et demi d’existence de l’ANRAC. Il rappelait aussi que 111 licences avaient été retirées au cours de l’année 2025 pour non-respect des règles en vigueur, et que l’Agence avait mené 5.430 opérations de contrôle jusqu’à fin août 2025, dont 2.801 sur les activités agricoles et 1.557 sur le transport. Le dispositif de contrôle est donc en place et la formation vient désormais le compléter en amont.
Taounate avait ouvert la voie
Le programme national lancé en octobre prolonge des initiatives locales dont le ministre avait rendu compte. Au premier semestre 2025, la direction provinciale de l’ANRAC à Taounate avait organisé 18 réunions de sensibilisation au profit de 980 agriculteurs issus de 16 communes des cercles de Taounate et Rhafsaï, pour les accompagner dans la création de coopératives et la préparation des dossiers de licence. Un programme de sensibilisation et de formation avait également touché 70 coopératives spécialisées dans le cannabis local Beldia et 51 coopératives dédiées aux variétés importées.
La même direction provinciale suivait sept opérateurs autorisés dans la construction de huit unités industrielles de transformation. Une seule était opérationnelle, quatre étaient en chantier, une en phase d’équipement et deux attendaient leur finalisation des démarches administratives. Le ministre évoquait enfin les mesures adoptées pour assurer le succès de la campagne 2025, tout en renforçant la vigilance sur le respect des engagements contractuels en matière de semences, de stockage, de commercialisation, de transformation et de transport.
Alors que la loi 13-21 et ses textes d’application ont réussi à faire entrer des milliers d’agriculteurs dans la légalité, l’Agence poursuit ses missions de réglementation et d’encadrement de la filière. Dans ce cadre, la formation déployée jusqu’en décembre doit permettre aux agriculteurs de produire une qualité conforme aux normes et aux exigences du marché international, avec à la clé une plus forte valeur ajoutée pour leurs récoltes et une amélioration de leurs revenus.
La même direction provinciale suivait sept opérateurs autorisés dans la construction de huit unités industrielles de transformation. Une seule était opérationnelle, quatre étaient en chantier, une en phase d’équipement et deux attendaient leur finalisation des démarches administratives. Le ministre évoquait enfin les mesures adoptées pour assurer le succès de la campagne 2025, tout en renforçant la vigilance sur le respect des engagements contractuels en matière de semences, de stockage, de commercialisation, de transformation et de transport.
Alors que la loi 13-21 et ses textes d’application ont réussi à faire entrer des milliers d’agriculteurs dans la légalité, l’Agence poursuit ses missions de réglementation et d’encadrement de la filière. Dans ce cadre, la formation déployée jusqu’en décembre doit permettre aux agriculteurs de produire une qualité conforme aux normes et aux exigences du marché international, avec à la clé une plus forte valeur ajoutée pour leurs récoltes et une amélioration de leurs revenus.
