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Cartes de presse 2024 : les griefs de l’Association nationale des médias et des éditeurs

Dans un communiqué de son bureau exécutif rendu public jeudi dernier, l’Association nationale des médias et des éditeurs (ANME) se dit préoccupée par les conditions de déroulement de la procédure d’octroi des cartes de presse de 2024.

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Cette opération que supervise la commission provisoire chargée de la gestion des affaires de la presse et de l’édition connaît nombre de difficultés que des journalistes n’ont pas manqué de signaler, souligne le communiqué. Pour le bureau exécutif, cette opération «ne se passe pas dans des conditions fluides et satisfaisantes, puisque des bugs informatiques et des difficultés techniques rendent l’aboutissement des demandes d’inscription impossible».

Le même communiqué indique que le lancement d’une plateforme électronique pour recevoir et traiter les demandes d’obtention de la carte de presse – qui demeure une initiative louable en elle-même – a été «initié avec une certaine précipitation». Le bureau exécutif de l’ANME relève aussi que l’effort de communication et d’explication qui devait accompagner cette plateforme et son mode fonctionnement n’a pas été mené auprès des journalistes, à tel point que beaucoup de demandes ont été rejetées sans justification valable. Sans oublier, ajoute le communiqué, que le délai de dépôt des demandes était insuffisant, ce qui a donné lieu à des prolongements successifs.



Le bureau exécutif reproche en outre à la commission provisoire de ne pas avoir précisé que le dépôt direct des demandes auprès du siège du Conseil national de la presse était toujours possible. Par ailleurs, toutes les demandes de renouvellement des cartes de presse émanant des journalistes ayant un salaire inférieur à 5.800 DH ont été rejetées.

Face à cette situation et pour éviter tout amalgame, le bureau exécutif de l’ANME a tenu jeudi 4 janvier une réunion urgente pour examiner ces questions et a émis des propositions tout en espérant qu’elles seront prises en compte. Il s’agit de :

• Maintenir ouvert le délai de dépôt des demandes d’obtention des cartes de presse (via la plateforme ou par dépôt direct) jusqu’au règlement définitif des problèmes techniques de la plateforme électronique.

• Contacter par courrier les journalises dont les demandes ont été refusées ou qui connaissent des difficultés à motiver les décisions de rejet et, le cas échéant, préciser les démarches à suivre pour compléter les dossiers.

• Mettre en place, à l’instar des autres plateformes, un help desk pour traiter les demandes d’explication et d’assistance à distance et prévoir un numéro vert avec un nombre de lignes suffisant, de manière à pouvoir prendre en charge tous les appels.

S’agissant de la condition du salaire minimum dans la profession, il convient de faire la distinction entre les catégories de journalistes de presse papier régies par la convention collective de 2005 et fixant ce salaire à 5.800 DH et la catégorie des journalistes de la presse électronique qui n’était pas à l’époque partie prenante de ladite convention et dont le salaire minimum se situe à 4.000 DH, en attendant que le salaire minimum au sein de la profession soit unifié et fixé à 5.800 DH dès l’année prochaine.

Enfin le bureau exécutif de l’ANME affirme qu’il est prêt à fournir toute forme d’aide de nature à contribuer à la réussite de l’opération de traitement des demandes de carte de presse, dans la clarté et la transparence, avec tous les acteurs du secteur.
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