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Lundi 24 Juin 2024
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Les ambassadeurs américaine et marocain présentent la première résolution onusienne sur l’IA

L’ambassadrice représentante permanente des États-Unis auprès de l’ONU, Linda Thomas Greenfield, et son homologue marocain, l’ambassadeur Omar Hilale, ont présenté, jeudi à la presse internationale, la première résolution onusienne sur l’intelligence artificielle (IA), qui sera adoptée le 21 mars par l’Assemblée générale des Nations unies.

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Cette présentation s’est déroulée lors d’une conférence de presse au siège de l’ONU, en présence des ambassadeurs et représentants de plus d’une cinquantaine d’États membres de l’ONU, représentant toutes les régions du monde. Seuls les ambassadeurs américaine et marocain se sont exprimés lors de cet événement, afin d’introduire cette résolution intitulée «Saisir les opportunités offertes par des systèmes d’intelligence artificielle sûrs, sécurisés et fiables pour le développement durable».

Le choix fait par les États-Unis d’associer le Maroc en tant que co-parrain principal de cette résolution, inédite dans les annales des Nations unies, témoigne de la solidité et la force du partenariat stratégique et historique multidimensionnel entre Rabat et Washington. Elle traduit la crédibilité, la confiance et le respect dont jouit le Royaume du Maroc à l’échelle onusienne et internationale, sous le leadership éclairé de Sa Majesté le Roi Mohammed VI.

Cette résolution consensuelle souligne la nécessité de poursuivre les discussions sur des approches de gouvernance appropriées de l’IA, qui soient fondées sur le droit international, inclusives et adaptées aux différents besoins et capacités des pays développés et ceux en développement. La résolution appelle, notamment, les États membres à promouvoir des systèmes d’IA sûrs, sécurisés et fiables pour relever les plus grands défis mondiaux, notamment ceux liés à l’élimination de la pauvreté, à la santé mondiale, à la sécurité alimentaire, au climat, à l’énergie et à l’éducation.

Dans son intervention lors de ce point de presse au nom des pays parties à cette initiative, l’ambassadrice Linda Thomas-Greenfield a indiqué que l’intelligence artificielle dispose d’un énorme potentiel pour façonner les économies, les sociétés et le monde pour le mieux, notant qu’il faut veiller à ce que ces avantages s’étendent aux pays à tous les niveaux de développement. La diplomate américaine a également relevé que la résolution établit une vision commune selon laquelle les systèmes d’IA doivent être centrés sur l’humain, fiables, éthiques, inclusifs, respectueux de la vie privée et orientés vers le développement durable et la protection des droits de l’Homme et du droit international.

Pour sa part, l’ambassadeur Hilale a félicité les États-Unis pour cette initiative, et pour avoir associé le Royaume dès sa conception, soulignant l’importance du dialogue parmi les États membres de l’ONU pour s’assurer que cette technologie en pleine évolution sert le bien commun. L’ambassadeur du Royaume a relevé que le Maroc a mis l’accent, durant les négociations de cette résolution, sur la nécessité de tirer profit des systèmes d’IA qui doivent combler les fractures sociales, numériques et économiques entre les pays développés et ceux en développement, «et non une IA qui éloigne davantage». Il a en outre noté que l’IA offrait de nombreux avantages potentiels aux pays en développement et en particulier africains dans divers domaines.
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