La prochaine échéance électorale approche et, avec elle, la nécessité pour les formations politiques de convaincre des électeurs dont le PPS relève le désenchantement et la défiance croissants. La réunion de son bureau politique, mercredi 26 août, a ainsi permis au parti de préciser le ton qu’il entendait donner à ce rendez-vous : défendre une compétition fondée sur les programmes et les visions, loin de l’argent et des pratiques d’influence, tout en appelant à une mobilisation citoyenne plus forte. Au-delà des derniers réglages liés aux candidatures, le communiqué dessine ainsi une lecture plus large de l’échéance électorale. Pour le PPS, il s’agit de redonner au vote sa portée et sa crédibilité, mais aussi d’en faire un moyen de changement et de rupture avec le gouvernement actuel.
Le PPS veut réhabiliter le sens du vote
Le PPS souhaite ainsi que les prochaines législatives constituent une véritable scène de confrontation politique, capable de faire émerger «les énergies les plus honnêtes et efficaces» pour répondre aux défis auxquels sont confrontés la nation et le peuple, sur les plans démocratique, des droits de l’Homme, économique et social. Dans cette perspective, le parti insiste sur l’importance sur la nécessité de tenir ces élections dans un «climat général positif» afin que la compétition soit «juste et équitable». Il défend surtout une confrontation fondée sur les programmes et les visions, loin de l’argent et de la corruption.
Le communiqué dénonce déjà des «manœuvres politiques répréhensibles», les méthodes jugées illégitimes, ainsi que les comportements opportunistes et les incitations contraires à l’éthique. Pour le PPS, ces pratiques contribuent directement à affaiblir la confiance des citoyens. C’est ici que le parti fait le lien avec le désengagement électoral. Il estime que ces pratiques entretiennent l’idée que «les élections ne servent à rien» ou que «le résultat du processus électoral est joué à l’avance». Une perception qui, selon lui, nourrit l’apathie et fragilise davantage la confiance dans les institutions. Pour le PPS, le raisonnement est clair : lorsque l’argent et les pratiques opportunistes prennent le pas sur la confrontation des idées, le vote perd une part de sa portée aux yeux du citoyen. Restaurer cette confiance devient alors, pour le PPS, une condition de la remobilisation électorale.
Un appel au changement
Le PPS ne s’arrête toutefois pas au constat. Il appelle les citoyens à participer «massivement et consciemment» aux élections, avec l’idée de barrer la route, selon lui, à ceux qui corrompent le processus électoral. Mais derrière cet appel à la participation se dessine un choix politique. Le parti invite les électeurs à contribuer au «changement et à la rupture avec le gouvernement actuel». Le vote est ainsi présenté comme un moyen de reprendre prise sur le cours des choses et de peser directement sur la gestion de la chose publique.
Le ton se fait alors particulièrement sévère à l’égard de l’Exécutif. Le PPS l’accuse d’avoir «encouragé la rente, entretenu des situations de conflit d’intérêts et servi, selon ses termes, les intérêts lobbies oligarchiques», au détriment des Marocains, notamment des classes vulnérables et moyennes. Pour le parti, les deux questions sont liées. Redonner du sens au vote, c’est aussi, dans sa lecture, donner aux électeurs les moyens de transformer leur désenchantement en choix politique. La rupture avec le gouvernement actuel devient ainsi l’horizon donné à cette mobilisation.
Le ton se fait alors particulièrement sévère à l’égard de l’Exécutif. Le PPS l’accuse d’avoir «encouragé la rente, entretenu des situations de conflit d’intérêts et servi, selon ses termes, les intérêts lobbies oligarchiques», au détriment des Marocains, notamment des classes vulnérables et moyennes. Pour le parti, les deux questions sont liées. Redonner du sens au vote, c’est aussi, dans sa lecture, donner aux électeurs les moyens de transformer leur désenchantement en choix politique. La rupture avec le gouvernement actuel devient ainsi l’horizon donné à cette mobilisation.
Les derniers réglages avant le scrutin
Pour mener à bien cette bataille politique, le PPS resserre les rangs en tablant sur le renforcement du dispositif électoral du parti. Le bureau politique a examiné plusieurs points encore en suspens concernant les candidatures, aussi bien au niveau régional que local. Il a décidé de tenir, le mercredi 2 septembre, une réunion au siège national du parti à Rabat pour poursuivre ce travail de finalisation.
À moins d’un mois du scrutin, le parti avance donc sur deux fronts : finaliser son dispositif électoral et porter un discours politique destiné à remobiliser les citoyens. Le PPS entend faire de cette échéance non seulement une compétition entre formations, mais une confrontation sur le sens même du vote et sur la possibilité d’un changement politique. Reste à savoir si ce discours suffira à convaincre les citoyens de participer massivement au scrutin du 23 septembre prochain.
À moins d’un mois du scrutin, le parti avance donc sur deux fronts : finaliser son dispositif électoral et porter un discours politique destiné à remobiliser les citoyens. Le PPS entend faire de cette échéance non seulement une compétition entre formations, mais une confrontation sur le sens même du vote et sur la possibilité d’un changement politique. Reste à savoir si ce discours suffira à convaincre les citoyens de participer massivement au scrutin du 23 septembre prochain.
