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Enseignement : nouvelle grève à partir de mardi, l’école publique paralysée

Nouvelle grève en perspective dans le secteur de l’éducation nationale. La Coordination unifiée de l’enseignement et des cadres de soutien a annoncé, samedi dernier, son intention de débrayer trois jours à partir de mardi 14 novembre. Cette grève vise à exprimer le rejet des fonctionnaires de l’éducation des dispositions du nouveau statut unifié adopté le 27 septembre dernier par le Conseil du gouvernement. La coordination menace par ailleurs de recourir à l’escalade si le ministère poursuit les retenues sur les salaires des grévistes.

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Pour la quatrième semaine consécutive, et malgré toutes les tentatives de médiation engagées par le gouvernement pour apaiser les esprits, les fonctionnaires de l’éducation nationale s’apprêtent à observer une nouvelle grève nationale de trois jours, du mardi 14 au jeudi 16 novembre, pour exprimer leur rejet catégorique du statut unifié adopté par le gouvernement le 27 septembre dernier.



Dans un communiqué publié samedi dernier, la Coordination unifiée de l’enseignement et des cadres de soutien a indiqué que cette décision était dictée par la «responsabilité historique» qui incombe aux fonctionnaires de l’éducation nationale et qui les oblige à défendre les valeurs et intérêts des employés de ce secteur, et des missions confiées à la coordination nationale en tant qu’instance organisationnelle. Elle intervient également, selon la Coordination, dans le cadre d’un programme de protestation pour exprimer le rejet des dispositions «inéquitables» du cadre référentiel promulgué par le gouvernement. Dans le même document, la coordination s’engage à défendre par tous les moyens légaux et pacifiques les revendications «légitimes» des fonctionnaires de ce secteur, rejetant tous «les plans et les mesures arbitraires et abusifs qui portent atteinte à la dignité des femmes et des hommes du secteur de l'éducation et au statut de l'école publique marocaine».

La Coordination a par ailleurs annoncé que toute retenue «illégale» sur les salaires des fonctionnaires pour leur participation aux grèves «qui demeure un droit légitime et constitutionnel» enclenchera des formes de protestation plus intenses, soulignant qu'elle se réserve le droit de s'engager dans toutes les formes d'escalade et de lutte en cas de persistance de la même position du ministère et la poursuite de sa «politique d’indifférence et de la sourde oreille».

Le nouveau statut unifié de l'Education, le nœud gordien

Le décret relatif au nouveau statut des fonctionnaires de l’Éducation nationale qui cristallise la colère des syndicats a été adopté par le Conseil du gouvernement réuni le 27 septembre 2023. Il est décrit par l’Exécutif comme une des concrétisations des engagements contenus dans la feuille de route de la réforme du système éducatif (2022-2026), notamment en ce qui concerne la mise en place d’un système de gestion du parcours professionnel de façon à améliorer le rendement, pour l'intérêt des apprenants. Pour lui, ce statut qui rend justice aux femmes et hommes de l’enseignement qui sont des acteurs essentiels de l'opération d'apprentissage, en prenant en considération les spécificités de leur profession, «n’a pas touché aux acquis des fonctionnaires et garantit la sécurisation du temps scolaire ainsi que l'amélioration de la qualité des enseignements, pour le bien des élèves». Le décret, qui prend effet à compter du 1er septembre 2023, n’est pas décrié en soi par les syndicats. Il fait l’objet d’une levée de boucliers, car les syndicats estiment que le gouvernement n’a pas pris en compte leurs remarques, avant de soumettre le texte à l’approbation finale alors «qu’il était censé les consulter conformément à l’approche participative adoptée depuis le début des pourparlers avec les différentes parties prenantes».
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