Le Matin : Istanbul accueille chaque année des millions de touristes et d’investisseurs. Qu’est-ce qui rend cette ville si particulière et que faites-vous pour la rendre encore plus attractive ?
Davut Gül : Permettez-moi tout d’abord de vous dire combien je suis heureux de vous accueillir. À travers votre journal, j’adresse mes salutations au peuple marocain ami et frère. Je tiens également à féliciter chaleureusement l’équipe nationale marocaine pour son parcours historique lors de la Coupe du monde. Pour répondre à votre question, Istanbul est naturellement un centre d’attraction grâce à sa situation géographique unique, à cheval entre l’Asie et l’Europe, ainsi qu’à son histoire millénaire. Mais au-delà de ces atouts, et sous le leadership de Son Excellence le Président de la République, notre pays, et par conséquent Istanbul, est devenu une ville qui rivalise avec les plus grandes métropoles du monde. Cette dynamique repose sur un climat de sécurité et de stabilité, sur les mesures prises pour faire d’Istanbul une plateforme logistique au cœur de trois continents, ainsi que sur la simplification des procédures administratives destinées aux investisseurs. En résumé, nous préparons Istanbul à devenir un centre mondial où il fait bon vivre, investir et bâtir l’avenir en toute confiance.
Une importante communauté marocaine vit à Istanbul. Dans quels secteurs exerce-t-elle principalement et comment se déroule son intégration au sein de la société locale ?
Istanbul est une métropole historique qui accueille des personnes venues des quatre coins du monde et considère sa diversité comme une richesse. Au sein de cette mosaïque culturelle, nos hôtes marocains occupent une place toute particulière. Notre ville compte environ 5.500 ressortissants marocains en situation régulière, qui y résident, y travaillent ou y poursuivent leurs études. Toutefois, au-delà des chiffres, ce qui importe le plus à nos yeux est la qualité de cette présence. Une part importante de cette communauté est composée d’étudiants inscrits dans nos universités. Nous espérons que ces jeunes deviendront, à l’avenir, de véritables ambassadeurs de l’amitié entre nos deux pays. S’agissant de leur intégration, les liens historiques profonds ainsi que les valeurs et croyances que partagent nos deux peuples facilitent naturellement leur adaptation à la société turque.
Chaque année, un nombre croissant de touristes marocains choisit de visiter Istanbul. Quelles initiatives mettez-vous en œuvre pour rendre leur séjour plus agréable et plus accessible ?
Istanbul bat chaque année de nouveaux records en matière de fréquentation touristique. Je suis heureux de constater que le nombre de visiteurs marocains augmente lui aussi de manière constante. Selon les informations qui m’ont été communiquées, au cours du seul premier semestre de cette année, nous avons déjà accueilli autant de visiteurs marocains que durant toute l’année précédente. Cette progression est le fruit des efforts que nous déployons dans plusieurs domaines : l’amélioration des transports, la valorisation de notre patrimoine historique à travers une communication multilingue, le développement de l’offre gastronomique et des services de santé, ainsi que le maintien d’un environnement sûr, stable et serein.
Istanbul est souvent présentée comme une ville où cohabitent harmonieusement différentes cultures et religions. Quel est, selon vous, le secret de cette coexistence pacifique ?
La coexistence harmonieuse entre différentes cultures et confessions à Istanbul n’est pas un phénomène récent. Elle constitue une tradition qui remonte à plusieurs siècles. Trois éléments fondamentaux expliquent cette réalité.
• Le premier est notre tradition étatique, qui garantit la liberté de culte et veille à traiter toutes les communautés religieuses sur un pied d’égalité. Comme vous avez pu le constater, mosquées, églises et synagogues coexistent dans la même ville.
• Le deuxième est le respect profondément ancré des relations de voisinage, qui favorise le vivre-ensemble.
• Enfin, le troisième réside dans l’identité même d’Istanbul, carrefour entre l’Orient et l’Occident, qui a su, au fil des siècles, intégrer cette diversité à son identité.
Notre responsabilité aujourd’hui est de préserver cet héritage et de continuer à offrir au monde un exemple de coexistence harmonieuse.
Le Maroc et la Turquie entretiennent des relations d’amitié anciennes. Selon vous, quelles nouvelles opportunités permettraient de renforcer la coopération entre Istanbul et les villes marocaines ?
Les relations d’amitié entre le Maroc et la Turquie reposent sur une histoire ancienne et solide. Le jumelage entre Istanbul et la capitale marocaine, Rabat, en constitue l’une des illustrations concrètes. Toutefois, cette fraternité doit se traduire davantage sur le terrain. Les possibilités de coopération sont nombreuses et couvrent un large éventail de domaines. Nous sommes prêts à partager l’expérience acquise par Istanbul et à développer de nouvelles formes de coopération technique avec nos partenaires marocains. Je suis convaincu que les jeunes Marocains qui poursuivent leurs études dans notre ville contribueront à renforcer davantage les liens entre nos deux pays et joueront un rôle important dans le partage des expériences et des compétences. Je souhaite, à cette occasion, que les ponts d’amitié entre le Maroc et la Turquie continuent de se consolider.
Davut Gül : Permettez-moi tout d’abord de vous dire combien je suis heureux de vous accueillir. À travers votre journal, j’adresse mes salutations au peuple marocain ami et frère. Je tiens également à féliciter chaleureusement l’équipe nationale marocaine pour son parcours historique lors de la Coupe du monde. Pour répondre à votre question, Istanbul est naturellement un centre d’attraction grâce à sa situation géographique unique, à cheval entre l’Asie et l’Europe, ainsi qu’à son histoire millénaire. Mais au-delà de ces atouts, et sous le leadership de Son Excellence le Président de la République, notre pays, et par conséquent Istanbul, est devenu une ville qui rivalise avec les plus grandes métropoles du monde. Cette dynamique repose sur un climat de sécurité et de stabilité, sur les mesures prises pour faire d’Istanbul une plateforme logistique au cœur de trois continents, ainsi que sur la simplification des procédures administratives destinées aux investisseurs. En résumé, nous préparons Istanbul à devenir un centre mondial où il fait bon vivre, investir et bâtir l’avenir en toute confiance.
Une importante communauté marocaine vit à Istanbul. Dans quels secteurs exerce-t-elle principalement et comment se déroule son intégration au sein de la société locale ?
Istanbul est une métropole historique qui accueille des personnes venues des quatre coins du monde et considère sa diversité comme une richesse. Au sein de cette mosaïque culturelle, nos hôtes marocains occupent une place toute particulière. Notre ville compte environ 5.500 ressortissants marocains en situation régulière, qui y résident, y travaillent ou y poursuivent leurs études. Toutefois, au-delà des chiffres, ce qui importe le plus à nos yeux est la qualité de cette présence. Une part importante de cette communauté est composée d’étudiants inscrits dans nos universités. Nous espérons que ces jeunes deviendront, à l’avenir, de véritables ambassadeurs de l’amitié entre nos deux pays. S’agissant de leur intégration, les liens historiques profonds ainsi que les valeurs et croyances que partagent nos deux peuples facilitent naturellement leur adaptation à la société turque.
Chaque année, un nombre croissant de touristes marocains choisit de visiter Istanbul. Quelles initiatives mettez-vous en œuvre pour rendre leur séjour plus agréable et plus accessible ?
Istanbul bat chaque année de nouveaux records en matière de fréquentation touristique. Je suis heureux de constater que le nombre de visiteurs marocains augmente lui aussi de manière constante. Selon les informations qui m’ont été communiquées, au cours du seul premier semestre de cette année, nous avons déjà accueilli autant de visiteurs marocains que durant toute l’année précédente. Cette progression est le fruit des efforts que nous déployons dans plusieurs domaines : l’amélioration des transports, la valorisation de notre patrimoine historique à travers une communication multilingue, le développement de l’offre gastronomique et des services de santé, ainsi que le maintien d’un environnement sûr, stable et serein.
Istanbul est souvent présentée comme une ville où cohabitent harmonieusement différentes cultures et religions. Quel est, selon vous, le secret de cette coexistence pacifique ?
La coexistence harmonieuse entre différentes cultures et confessions à Istanbul n’est pas un phénomène récent. Elle constitue une tradition qui remonte à plusieurs siècles. Trois éléments fondamentaux expliquent cette réalité.
• Le premier est notre tradition étatique, qui garantit la liberté de culte et veille à traiter toutes les communautés religieuses sur un pied d’égalité. Comme vous avez pu le constater, mosquées, églises et synagogues coexistent dans la même ville.
• Le deuxième est le respect profondément ancré des relations de voisinage, qui favorise le vivre-ensemble.
• Enfin, le troisième réside dans l’identité même d’Istanbul, carrefour entre l’Orient et l’Occident, qui a su, au fil des siècles, intégrer cette diversité à son identité.
Notre responsabilité aujourd’hui est de préserver cet héritage et de continuer à offrir au monde un exemple de coexistence harmonieuse.
Le Maroc et la Turquie entretiennent des relations d’amitié anciennes. Selon vous, quelles nouvelles opportunités permettraient de renforcer la coopération entre Istanbul et les villes marocaines ?
Les relations d’amitié entre le Maroc et la Turquie reposent sur une histoire ancienne et solide. Le jumelage entre Istanbul et la capitale marocaine, Rabat, en constitue l’une des illustrations concrètes. Toutefois, cette fraternité doit se traduire davantage sur le terrain. Les possibilités de coopération sont nombreuses et couvrent un large éventail de domaines. Nous sommes prêts à partager l’expérience acquise par Istanbul et à développer de nouvelles formes de coopération technique avec nos partenaires marocains. Je suis convaincu que les jeunes Marocains qui poursuivent leurs études dans notre ville contribueront à renforcer davantage les liens entre nos deux pays et joueront un rôle important dans le partage des expériences et des compétences. Je souhaite, à cette occasion, que les ponts d’amitié entre le Maroc et la Turquie continuent de se consolider.
