Menu
Search
Dimanche 31 Mai 2026
S'abonner
close

GMT+1 : le gouvernement assume son choix et défend une décision « stratégique »

Malgré une contestation récurrente d’une partie de l’opinion publique, le gouvernement maintient le cap sur l’adoption permanente de l’heure GMT+1. Répondant à des questions parlementaires, la ministre déléguée chargée de la Transition numérique et de la Réforme de l’administration, Amal El Fallah Seghrouchni, a défendu une décision qu’elle qualifie de stratégique, fondée sur un cadre légal précis et sur des considérations économiques, administratives et organisationnelles.

No Image
Le débat sur l’heure légale au Maroc continue d’alimenter les discussions, mais le gouvernement ne semble pas disposé à revenir sur son choix. Dans une réponse adressée à la Chambre des conseillers, Amal El Fallah Seghrouchni a apporté de nouvelles précisions sur les raisons qui motivent le maintien du régime GMT+1 tout au long de l’année, malgré les critiques et les appels répétés à un retour à l’heure de Greenwich.



Interpellée par le conseiller parlementaire Khalid Setti à travers plusieurs questions écrites portant sur l’évaluation du dispositif actuel, ses répercussions sur les citoyens et les demandes de révision de l’heure légale, la ministre a insisté sur le fait que cette décision ne relève ni d’un choix ponctuel ni d’une mesure isolée. Selon elle, il s’agit d’une orientation stratégique qui s’inscrit dans un cadre institutionnel et réglementaire clairement défini.

La responsable gouvernementale a rappelé que le dispositif repose sur une base juridique solide, allant du dahir de 1967 relatif à l’heure légale jusqu’au décret adopté en 2018, qui autorise le gouvernement à ajouter ou à retirer soixante minutes selon les besoins. Ce cadre réglementaire confère ainsi à l’Exécutif la légitimité nécessaire pour gérer cette question dans une perspective globale.

Des mesures d’adaptation pour limiter les impacts

Consciente des préoccupations exprimées par de nombreux citoyens, notamment en matière de rythme de vie, de transport ou encore d’organisation familiale, la ministre a souligné que l’adoption du GMT+1 s’est accompagnée d’un ensemble de mesures destinées à atténuer ses effets sur le quotidien.

Parmi ces ajustements figurent notamment la réorganisation des horaires dans les administrations publiques ainsi que l’adaptation du temps scolaire en fonction des spécificités territoriales et locales. L’objectif, a-t-elle expliqué, est de garantir la continuité des services publics essentiels tout en tenant compte des contraintes des usagers.



Mme Seghrouchni a également insisté sur le fait que le gouvernement est pleinement conscient de l’impact de cette question sur la vie des ménages et sur l’activité économique. À ce titre, le suivi de cette politique s’appuie, selon elle, sur des évaluations globales et une approche participative visant à concilier les attentes des citoyens avec les impératifs de fonctionnement de l’économie nationale.

La ministre a par ailleurs tenu à rappeler que la gestion de l’heure légale ne relève pas de la seule compétence d’un département ministériel. Il s’agit, a-t-elle précisé, d’un dossier transversal encadré par des dispositions législatives et réglementaires qui impliquent plusieurs secteurs. L’évaluation des effets du système actuel doit ainsi prendre en considération une série de paramètres touchant aussi bien à l’organisation administrative qu’aux exigences de l’intégration économique, à la compétitivité ou encore aux attentes des citoyens. Pour le gouvernement, une telle question ne peut donc être abordée sous un angle exclusivement sectoriel.

La ministre a toutefois assuré que l’Exécutif poursuit la gestion de ce dossier dans un esprit de concertation, de responsabilité et de respect des institutions. Une démarche qui vise, selon elle, à préserver la stabilité de la décision publique et à garantir une visibilité durable sur un sujet qui continue de susciter de vifs débats au sein de la société marocaine.
Lisez nos e-Papers