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Grève des enseignants : le MP appelle à la satisfaction des revendications

Le groupe parlementaire du parti du Mouvement populaire à la Chambre des représentants s’est joint au mouvement soutenant les revendications des enseignants. Lors d’une conférence de presse organisée mercredi dernier au Parlement, le président de ce groupe, Driss Sentissi, a appelé le gouvernement à répondre favorablement aux revendications des différentes catégories de ce secteur et à les satisfaire selon un ordre de priorité, tout en fixant des délais raisonnables pour mettre en œuvre le reste des doléances.

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Le président du groupe parlementaire du Mouvement populaire, l’un des partis de l’opposition, a appelé, mercredi dernier, le gouvernement à faire preuve de sagesse et à prêter l’oreille aux revendications des enseignants et des fonctionnaires de l’éducation et à examiner les moyens de répondre favorablement à leurs doléances.

Intervenant lors d’une conférence de presse organisée par le groupe parlementaire du parti de l’épi au sein de la Chambre des représentants, Driss Sentissi n’a pas manqué de décocher ses flèches à l’endroit du ministre de l’Éducation nationale, critiquant sa démarche unilatérale dans l’élaboration du statut unifié et sa mise à l’écart du Conseil supérieur de l’éducation et de la formation, qui est pourtant une institution consultative dont les principales missions et de formuler des avis sur les futurs décrets prévus pour adoption.

Abordant la crise actuelle, le président du groupement parlementaire du parti de l’épi a estimé que l’heure n’est plus aux négociations, mais à la prise de décisions, soulignant que le gouvernement pourra désamorcer la crise actuelle en procédant à la promulgation d’un nouveau décret qui modifie et complète le décret publié au Bulletin officiel le 27 septembre dernier et qui apporte des solutions aux revendications des différentes catégories de ce secteur.

«Aujourd’hui, il est tout à fait dans les cordes du gouvernement de répondre favorablement aux 23 revendications formulées par les différentes catégories du corps de l’enseignement en priorisant les plus urgentes, tout en programmant la mise en œuvre du reste, selon un calendrier bien défini», indique le responsable politique qui a souligné que le plus grand obstacle qui entrave le règlement de ce dossier actuellement est la rupture de confiance entre les deux parties, surtout avec l’introduction de dispositions qui n’avaient jamais fait l’objet de consensus, notamment le volet des sanctions que le corps enseignant rejette en bloc. «Le décret actuel consacre trois pages rien qu’aux sanctions. Or il se trouve que les enseignants et cadres de ce secteur sont aussi régis par le statut de la fonction publique, donc la suprématie de la loi fait que ce sont les sanctions prévues dans le statut de la fonction publique qui seront appliquée», ajoute-t-il.

Ainsi, tout en soulignant l’urgence du règlement de ce dossier, le responsable politique a appelé le gouvernement à relancer le dialogue avec les syndicats et la coordination nationale des enseignants, à identifier clairement les revendications qu’il est en mesure de satisfaire et à s’engager, dans des délais raisonnables, à mettre en œuvre le reste des revendications en modifiant le décret actuellement publié au Bulletin officiel, afin de pouvoir mettre fin à cette crise et faire revenir les enseignants et les élèves à leurs classes.