Le bureau exécutif du mouvement Damir a examiné plusieurs dossiers majeurs de l’actualité nationale lors de sa dernière réunion tenue le 18 février. Ainsi, dans un communiqué publié récemment à l’issue de cette rencontre, le mouvement a successivement abordé les inondations récentes, la réforme de l’enseignement supérieur et les débats autour des libertés publiques, adoptant une position mêlant reconnaissance des efforts de l’État et exigence accrue en matière de transparence et de dialogue.
Inondations : l’urgence saluée, l’anticipation exigée
Dans ce document, le mouvement souligne qu’à la suite des crues qui ont touché plusieurs provinces, notamment Larache, Sidi Kacem, Sidi Slimane, Kénitra, Ksar El Kébir, Safi et Tétouan, Damir a exprimé sa solidarité avec les victimes et leurs familles. Le mouvement a également salué la rapidité de mobilisation des Forces armées, de la Gendarmerie Royale, des services de sécurité, de la Protection civile, ainsi que des autorités locales et des services déconcentrés, engagés dans les opérations d’évacuation, d’hébergement et d’assistance aux sinistrés.
Toutefois, au-delà de la gestion immédiate de la crise, Damir a estimé qu’un changement d’approche s’imposait. Le mouvement a appelé à l’élaboration d’un bilan global et transparent des événements, qui serait rendu public par le gouvernement, afin d’identifier clairement les points forts et les failles du dispositif de gestion. Il a également plaidé pour la mise en place d’un plan national ambitieux de gestion des risques naturels, intégrant des mécanismes d’anticipation et de prévision, notamment en matière de gestion des barrages et de régulation des débits pour limiter les pertes d’eau déversée en mer. Le renforcement des infrastructures et un encadrement plus strict de l’urbanisation dans les zones sensibles figurent également parmi les mesures avancées, avec pour objectif de réduire l’impact des catastrophes futures et de limiter les pertes humaines et matérielles.
Toutefois, au-delà de la gestion immédiate de la crise, Damir a estimé qu’un changement d’approche s’imposait. Le mouvement a appelé à l’élaboration d’un bilan global et transparent des événements, qui serait rendu public par le gouvernement, afin d’identifier clairement les points forts et les failles du dispositif de gestion. Il a également plaidé pour la mise en place d’un plan national ambitieux de gestion des risques naturels, intégrant des mécanismes d’anticipation et de prévision, notamment en matière de gestion des barrages et de régulation des débits pour limiter les pertes d’eau déversée en mer. Le renforcement des infrastructures et un encadrement plus strict de l’urbanisation dans les zones sensibles figurent également parmi les mesures avancées, avec pour objectif de réduire l’impact des catastrophes futures et de limiter les pertes humaines et matérielles.
Enseignement supérieur : la méthode contestée
Sur le dossier universitaire, le ton s’est fait plus critique. Le mouvement Damir a exprimé son inquiétude quant à la méthode adoptée par le gouvernement dans l’adoption du projet de loi n°59.24 relatif à l’enseignement supérieur et à la recherche scientifique. Selon la même source, le texte a été voté au Parlement malgré des protestations d’enseignants et d’étudiants, qui ont dénoncé l’absence d’un dialogue réel et d’une participation effective à l’élaboration du projet. Pour Damir, cette démarche a soulevé des interrogations sur la vision et les objectifs poursuivis par la réforme.
Le mouvement a ainsi affirmé qu’une réforme de l’enseignement supérieur ne pouvait réussir sans une concertation élargie associant enseignants, étudiants, instances scientifiques et société civile. Il a appelé à l’ouverture d’un dialogue sérieux sur les modalités d’application de la loi et à une évaluation participative de ses impacts sur la gouvernance universitaire, la qualité de la formation et la recherche scientifique. Damir a également insisté sur la nécessité de garantir l’autonomie des universités et leur gestion démocratique.
Le mouvement a ainsi affirmé qu’une réforme de l’enseignement supérieur ne pouvait réussir sans une concertation élargie associant enseignants, étudiants, instances scientifiques et société civile. Il a appelé à l’ouverture d’un dialogue sérieux sur les modalités d’application de la loi et à une évaluation participative de ses impacts sur la gouvernance universitaire, la qualité de la formation et la recherche scientifique. Damir a également insisté sur la nécessité de garantir l’autonomie des universités et leur gestion démocratique.
Libertés publiques : inquiétudes autour de la presse
Le communiqué a également abordé la question des libertés publiques. Le mouvement s’est dit préoccupé par les débats relatifs à l’indépendance des médias et à la liberté de la presse, évoquant notamment le projet de loi sur le Conseil national de la presse, invalidé par la Cour constitutionnelle. Damir a estimé que certaines initiatives législatives traduisent un recul par rapport aux principes de gestion démocratique consacrés par la Constitution. Il a rappelé que la liberté de la presse et la pluralité des opinions, y compris les voix critiques, constituaient des droits fondamentaux. Dans ce contexte, le mouvement a appelé à l’organisation d’une large concertation nationale réunissant organisations professionnelles, institutions constitutionnelles, universitaires et représentants de la société civile, afin de refonder un cadre garantissant l’indépendance des médias et la pluralité des expressions.
Justice : soutien à la reprise du dialogue avec les avocats
Sur le terrain judiciaire, Damir a salué enfin la mobilisation du corps des avocats ainsi que la décision du gouvernement de suspendre le projet de réforme relatif à la profession d’avocat et de reprendre le dialogue avec ses représentants. Le mouvement a considéré cette décision comme un signal positif et a appelé à renforcer les garanties du procès équitable, du droit à la défense et de l’accès à la justice, tout en assurant la protection des avocats dans l’exercice de leurs fonctions. À travers cette série de positions, le mouvement Damir a affiché une posture équilibrée : reconnaissance des efforts déployés dans la gestion des crises, mais exigence d’une gouvernance plus transparente, plus concertée et plus respectueuse des principes démocratiques.
