La Direction de la recherche et de la planification de l’eau s’apprête à mener une évaluation approfondie de l’envasement de dix barrages. L’objectif est de mesurer l’évolution de leurs retenues et d’actualiser leurs capacités effectives de stockage, tout en améliorant la connaissance des mécanismes responsables de l’acheminement et de l’accumulation des sédiments.
L’opération concernera les barrages Oued El Makhazine, Charif Al Idrissi, Nakhla, Al Wahda, Mansour Eddahbi, Ghiss, Mohammed V, Oued Za, Mechraa Hammadi et Hassan Addakhil.
L’enjeu de l’étude sera précisément d’établir une situation actualisée des retenues afin de déterminer les volumes qu’elles peuvent effectivement stocker. L’accumulation progressive de sédiments constitue à cet égard l’un des principaux paramètres à mesurer.
Les travaux seront organisés en deux lots regroupant chacun cinq barrages. La durée prévue pour la réalisation de chaque lot est de huit mois. À leur terme, les opérations doivent notamment déboucher sur des cartes actualisées des retenues, des modèles numériques du relief et des données géographiques précises sur leur situation.
Les données recueillies serviront notamment à établir de nouvelles courbes reliant le niveau de l’eau à la superficie et au volume stocké. Les zones profondes seront examinées à l’aide de mesures multifaisceaux, tandis que les secteurs moins profonds feront appel à des mesures monofaisceaux.
Au-delà du calcul des volumes, ces opérations permettront de suivre l’évolution de l’envasement. Les nouveaux résultats seront comparés à ceux des campagnes précédentes afin d’observer la répartition des sédiments et d’identifier les zones où les accumulations sont les plus importantes.
L’étude s’intéressera également aux quantités de matières solides acheminées vers les retenues et aux facteurs favorisant leur transport. Une attention particulière sera accordée aux différentes périodes hydrologiques, notamment aux crues et aux épisodes de fortes précipitations, susceptibles d’influencer le déplacement des sédiments vers les barrages.
Cette modélisation intégrera plusieurs catégories de données, notamment le relief, les précipitations, les températures, le vent, l’humidité et l’utilisation des sols. Des images satellitaires à haute résolution seront également exploitées pour compléter l’analyse.
À travers cette opération, la Direction de la recherche et de la planification de l’eau entend ainsi disposer d’une base technique actualisée permettant de suivre plus précisément l’évolution des retenues. Une meilleure connaissance des capacités de stockage disponibles et de l’impact des sédiments doit contribuer à améliorer le suivi des ouvrages et à soutenir une gestion durable des ressources en eau.
L’opération concernera les barrages Oued El Makhazine, Charif Al Idrissi, Nakhla, Al Wahda, Mansour Eddahbi, Ghiss, Mohammed V, Oued Za, Mechraa Hammadi et Hassan Addakhil.
Des capacités allant de 4,21 millions à plus de 3,52 milliards de m³ d’eau
Les dix ouvrages présentent des capacités de stockage de référence très différentes. Celles-ci s’échelonnent entre 4,21 millions de mètres cubes pour le barrage Nakhla et plus de 3,52 milliards de mètres cubes pour Al Wahda.L’enjeu de l’étude sera précisément d’établir une situation actualisée des retenues afin de déterminer les volumes qu’elles peuvent effectivement stocker. L’accumulation progressive de sédiments constitue à cet égard l’un des principaux paramètres à mesurer.
Les travaux seront organisés en deux lots regroupant chacun cinq barrages. La durée prévue pour la réalisation de chaque lot est de huit mois. À leur terme, les opérations doivent notamment déboucher sur des cartes actualisées des retenues, des modèles numériques du relief et des données géographiques précises sur leur situation.
De nouvelles mesures pour évaluer les volumes d’eau et l’accumulation des sédiments
Pour établir cette nouvelle photographie des retenues, l’étude s’appuiera sur des mesures topographiques et bathymétriques de précision. Ces opérations permettront de déterminer la profondeur de l’eau ainsi que les superficies et les volumes correspondant aux différents niveaux des retenues.Les données recueillies serviront notamment à établir de nouvelles courbes reliant le niveau de l’eau à la superficie et au volume stocké. Les zones profondes seront examinées à l’aide de mesures multifaisceaux, tandis que les secteurs moins profonds feront appel à des mesures monofaisceaux.
Au-delà du calcul des volumes, ces opérations permettront de suivre l’évolution de l’envasement. Les nouveaux résultats seront comparés à ceux des campagnes précédentes afin d’observer la répartition des sédiments et d’identifier les zones où les accumulations sont les plus importantes.
L’étude s’intéressera également aux quantités de matières solides acheminées vers les retenues et aux facteurs favorisant leur transport. Une attention particulière sera accordée aux différentes périodes hydrologiques, notamment aux crues et aux épisodes de fortes précipitations, susceptibles d’influencer le déplacement des sédiments vers les barrages.
Charif Al Idrissi et Ghiss soumis à une modélisation plus poussée
Parmi les dix ouvrages concernés, les barrages Charif Al Idrissi et Ghiss bénéficieront d’un niveau d’analyse supplémentaire. Des modèles hydrologiques et sédimentaires seront développés afin de simuler le ruissellement, l’érosion des sols et le transport des matières solides à l’échelle de leurs bassins.Cette modélisation intégrera plusieurs catégories de données, notamment le relief, les précipitations, les températures, le vent, l’humidité et l’utilisation des sols. Des images satellitaires à haute résolution seront également exploitées pour compléter l’analyse.
À travers cette opération, la Direction de la recherche et de la planification de l’eau entend ainsi disposer d’une base technique actualisée permettant de suivre plus précisément l’évolution des retenues. Une meilleure connaissance des capacités de stockage disponibles et de l’impact des sédiments doit contribuer à améliorer le suivi des ouvrages et à soutenir une gestion durable des ressources en eau.
