L'édition 2023 des «Indices d'attractivité et de stabilité en Afrique» confirme à nouveau le leadership du Maroc. Publiée par l'Institut Amadeus, pour la onzième année consécutive, cette étude dissèque les dynamiques du continent via une grille de lecture objective : articulation entre croissance économique et climat social, d'une part, et stabilité politique et sécuritaire, de l'autre. Ce double prisme, aiguisé par un travail analytique méticuleux, permet d'offrir une vision intégrée des enjeux africains, souligne le think tank dans son rapport d’une trentaine de pages. Objectif : éclairer les investisseurs, les citoyens et les experts sur les défis du continent, dont ce rapport décortique, une nouvelle fois, l'attractivité et la stabilité.
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Depuis la création des Indices de l'Institut Amadeus il y a plus d'une décennie, le Maroc est le seul pays nord-africain et la seule puissance économique du continent à maintenir une place constante dans le Top 5, voire le Top 3, du classement de la stabilité en Afrique, témoignant ainsi de sa stabilité structurelle. Ce qui le positionne comme l'un des pays africains les plus résilients et les plus agiles face aux crises et aux chocs internes ou externes, indique l’Institut Amadeus. Sur le plan sécuritaire également, le Royaume apparaît comme l'un des plus sûrs d'Afrique du Nord, selon l'indice de sécurité globale du CEMO. «Le pays fait preuve d'une gestion maîtrisée des tensions internes».
Par ailleurs, outre les défis de la reconstruction suite au séisme d’Al Haouz, le Maroc continue de chercher des moyens de diversifier davantage son économie et d’entamer des réformes sociales pour assurer une croissance durable, à travers notamment le Registre social unifié (RSU) et la généralisation de la couverture sociale d’ici 2025. De plus, l'organisation de la Coupe du monde de football 2030 et l’élan multidimensionnel de développement qui accompagnera cet événement sportif majeur auront un impact favorable à court, moyen et long termes sur l’attractivité et la stabilité du Royaume, estiment les rédacteurs du rapport.
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Maroc : Des institutions au service du développement
L’année 2023 marque une période de transformation pour l’Afrique. Malgré les défis mondiaux, plusieurs pays ont démontré une grande résilience et un potentiel d’investissement considérable. «Le Maroc a conservé sa première place, reflétant une économie stable et diversifiée, une position géographique stratégique et un climat des affaires favorable». Ce qui confirme les résultats antérieurs relevant que le modèle marocain repose sur une monarchie constitutionnelle aux institutions ancrées où les transitions politiques par l'alternance se déroulent pacifiquement. Un pays marqué par une démocratie pluraliste, garantie par la Constitution de 2011, offrant un cadre stable propice aux investissements.Depuis la création des Indices de l'Institut Amadeus il y a plus d'une décennie, le Maroc est le seul pays nord-africain et la seule puissance économique du continent à maintenir une place constante dans le Top 5, voire le Top 3, du classement de la stabilité en Afrique, témoignant ainsi de sa stabilité structurelle. Ce qui le positionne comme l'un des pays africains les plus résilients et les plus agiles face aux crises et aux chocs internes ou externes, indique l’Institut Amadeus. Sur le plan sécuritaire également, le Royaume apparaît comme l'un des plus sûrs d'Afrique du Nord, selon l'indice de sécurité globale du CEMO. «Le pays fait preuve d'une gestion maîtrisée des tensions internes».
Séisme d'Al Haouz : petite «secousse» sur la composante «Vulnérabilités»
Malgré le séisme meurtrier d'Al Haouz survenu en septembre dernier, le Maroc a maintenu sa résilience institutionnelle tout en démontrant une réponse efficace face à cette crise. Cela s'est traduit dans l'Indice de stabilité par une légère baisse, circonscrite à la composante «Vulnérabilités». «Malgré le récent séisme et la perte de deux positions dans le classement de la composante vulnérabilités, du fait du tremblement de terre d’Al Haouz, le Royaume a maintenu une note globale élevée, ce qui témoigne à la fois de sa stabilité structurelle et de la forte réponse du pays face à la catastrophe», indique l’Institut.La note globale d’attractivité du Maroc en hausse
L'Indice d'attractivité réaffirme le leadership marocain, fruit d'une attractivité renforcée dans les domaines clés que sont le marché, la régulation et les facteurs de production. Le Maroc confirme sa compétitivité grâce à la diversification de secteurs porteurs comme l'automobile ou l'aéronautique. Le document relève une augmentation de 0,85 point en termes de «potentiel et dynamique du marché», mais une légère baisse de 0,57 point dans la «qualité de la régulation» et de 0,01 point au niveau de l’indice «productivité des facteurs». Or, fait remarquer le centre de réflexion, «bien que le Maroc ait connu une très légère baisse dans deux des trois composantes, il a réussi à augmenter sa note globale d’attractivité, du fait d’une évolution du barème valorisant le modèle de croissance, soulignant sa position stable en tant que destination privilégiée pour les investissements en Afrique». C'est ce que confirment les réformes menées, notamment les initiatives «Plan Maroc Vert» ou le «nouveau modèle de développement», appuyées sur des réformes structurelles, ayant des effets de croissance au niveau de l'agro-industrie et du tourisme, entre autres.Par ailleurs, outre les défis de la reconstruction suite au séisme d’Al Haouz, le Maroc continue de chercher des moyens de diversifier davantage son économie et d’entamer des réformes sociales pour assurer une croissance durable, à travers notamment le Registre social unifié (RSU) et la généralisation de la couverture sociale d’ici 2025. De plus, l'organisation de la Coupe du monde de football 2030 et l’élan multidimensionnel de développement qui accompagnera cet événement sportif majeur auront un impact favorable à court, moyen et long termes sur l’attractivité et la stabilité du Royaume, estiment les rédacteurs du rapport.
