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Mardi 04 Août 2026
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Le modèle de gestion actuel de la question migratoire est-il viable et adapté au nouveau contexte ? (source gouvernementale marocaine)

"Nous ne sommes ni le gendarme ni le concierge de l’Europe; nous sommes un partenaire souverain, pas un sous-traitant" en matière de gestion de la question migratoire, a affirmé, lundi à Rabat, une source gouvernementale marocaine, tout en s’interrogeant si le modèle de gestion actuel est viable et adapté au nouveau contexte.

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La même source, qui a souligné qu’"il est décevant de constater que les événements de Sebta ont été exploités pour des bénéfices électoraux et des règlements de compte politiques", a fait remarquer que "lorsque la crise battait son plein, sous le poids d’une couverture médiatique sensationnaliste et alarmiste, nous avons entendu les commentaires les plus haineux et les analyses les plus folles".

"Nous avons vu à quel point certains acteurs politiques ont été en deçà du moment historique, et combien ils ont été décevants dans leur réaction", a-t-elle déploré, tout en se disant très choquée non seulement par l’absence de vision, mais par la forte myopie stratégique de certains et l’instrumentalisation politicienne d’autres.



Aujourd'hui, après avoir constaté cette absence de rigueur, ce manque de recul sur le partenariat, voire même l’absence de toute volonté de faire la part des choses, "nous arrivons à une conclusion claire : les règles d'engagement doivent changer!", a-t-elle insisté, estimant qu’il faut que ce soit clair dans tous les esprits: "le Maroc protège son territoire, mais personne ne le fait à sa place".

"Chacun doit assumer ses responsabilités : le Maroc n’est ni le gendarme ni le concierge de l’Europe. Nous opérons en partenaire fiable et engagé, dans le cadre d’un partenariat bien compris, qui ne peut être à sens unique", a martelé la source gouvernementale, soulignant que les règles de ce partenariat doivent être mises à jour.

Selon elle, il faut remobiliser les volontés politiques; restituer la clarté et la prévisibilité au cœur du dispositif; réhabiliter la confiance et la responsabilité, et recadrer les règles d’engagement.

"Il ne faut pas croire qu’il suffit d’injecter des fonds pour que tout fonctionne comme par magie", a-t-elle soutenu, relevant que les financements n’ont jamais été un mobile d'action pour le Maroc.

Le Maroc le dit et le répète : "à la question migratoire, il n’y a pas de réponse sécuritaire exclusive", a-t-elle poursuivi, ajoutant que ce leitmotiv se vérifie aujourd'hui, puisque tout le monde a observé un mouvement de retour volontaire, aussi massif que le mouvement vers Sebta.

Ce retour est le révélateur ultime de la vérité : Sa Majesté le Roi Mohammed VI a investi massivement dans le développement socio-économique du Maroc et des provinces du nord.

Et la même source de noter que "ces jeunes sont revenus parce qu’ils ont constaté de visu que la situation au Maroc est meilleure que dans l’Eldorado qu’ils fantasmaient".

"Leur retour a été donc volontaire. L’Espagne affirme que 95% des personnes ont quitté Sebta", a souligné la même source, précisant que ces gens sont revenus non pas par l’action de l’Espagne, mais par leur propre constat et leur choix.



Et la source gouvernementale de soutenir que cela conforte le Maroc dans sa marche de développement et dans la pertinence des choix stratégiques opérés sous le leadership de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, soulignant que l’action du Souverain dans les provinces du nord ont impulsé un développement économique et social sans précédent : plus de 430.000 emplois créés.

"L’Eldorado est un mythe que nos jeunes ont déconstruit par eux-mêmes, en revenant volontairement. La meilleure réponse à la migration clandestine, c’est le développement", a-t-elle affirmé.

Et la source gouvernementale de conclure que l’Europe doit être un partenaire intéressé par le développement du Maroc, et arrêter de prendre des décisions et des mesures qui handicapent ce développement, comme ses mesures qui impactent notamment les ports marocains et l’industrie marocaine de l’automobile, le secteur des finances, des services, des transports ou de l’offshoring.
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