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Les réserves des barrages du Maroc en hausse de près de 50% sur un an

Au 5 janvier 2026, le taux de remplissage global des barrages s’établit à 42,5%, pour un volume total de 7.123,4 millions de mètres cubes. Ce niveau marque une hausse de près de 48,9% sur un an, soit un gain de 2.342,1 millions de m³ par rapport à la même période de 2025.

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En l’espace de quelques jours, les barrages du Maroc ont enregistré une hausse significative de leurs réserves d'eau, passant de 6,377 milliards de m³ au 29 décembre 2025 à 7,123 milliards de m³ au 5 janvier 2026, soit un apport supplémentaire d’environ 746 millions de mètres cubes. Cette progression rapide reflète l’impact direct des épisodes pluvieux récents, qui ont bénéficié à la majorité des bassins, en particulier ceux du nord et du centre du pays.

Loukkos et Sebou en tête des bassins les mieux remplis

Le bassin du Loukkos confirme sa position parmi les plus favorisés, avec un taux de remplissage porté à 61,9%, représentant 1,183 milliard de m³. Plusieurs barrages y affichent des niveaux proches ou égaux à la pleine capacité, notamment Charif El Idrissi, Chefchaouen et Nakhla (100%), ainsi que Oued El Makhazine (98%).

Dans le bassin du Sebou, les réserves atteignent 2,845 milliards de m³, pour un taux de remplissage de 51,2%, en nette amélioration. Les barrages Bouhouda (100%), Allal El Fassi (99%) et Bab Louta (89%) illustrent cette dynamique positive, renforçant le rôle stratégique de ce bassin dans l’alimentation hydrique nationale.

Bourgreg proche de la saturation, Tensift en nette progression

Le bassin du Bouregreg affiche l’un des meilleurs niveaux au niveau national, avec un taux de remplissage de 93,6%, correspondant à 1,013 milliard de m³. Le barrage Sidi Med Ben Abdellah, pilier de l’alimentation en eau potable de l’axe Rabat-Casablanca, atteint à lui seul 98% de remplissage.

Dans le bassin du Tensift, la situation s’améliore également, avec un taux porté à 65,3% et un volume stocké de 148,5 millions de m³, soutenu notamment par les barrages Mly Abderrahmane (100%) et Abou Abbass El Sabti (73%).

Amélioration continue dans l’Oriental et le Sud

Le bassin de la Moulouya enregistre un taux de remplissage de 32,5%, avec 233,3 millions de m³, une progression modérée mais continue. Le barrage Mohammed V atteint 37%, tandis que Mechraa Homadi dépasse désormais les 65%.

Dans le bassin de Guir–Ziz–Rhéris, les réserves totalisent 302,1 millions de m³, pour un taux de 56,2%, principalement grâce au barrage Hassan Addakhil, qui atteint 70% de remplissage.

Plus au sud, le bassin Drâa–Oued Noun affiche un taux de 29,6%, avec 310,5 millions de m³. Les barrages Mansour Dahbi (35%) et Agdez (34%) témoignent d’une amélioration progressive, bien que la situation reste fragile.

Oum Er-Rbia et Souss-Massa toujours sous pression

Malgré les apports récents, le bassin de l’Oum Er-Rbia demeure sous tension, avec un taux de remplissage limité à 15,7%, soit 782,2 millions de m³, en dépit de bons niveaux sur certains ouvrages secondaires.

Le bassin du Souss-Massa, lui, progresse à 41,7%, avec 305,3 millions de m³, porté notamment par les barrages Moulay Abdallah (98%) et Aoulouz (82%), sans toutefois effacer les déficits structurels de la région.

La remontée rapide des réserves hydriques début janvier 2026 confirme l’effet bénéfique des dernières précipitations sur l’ensemble du territoire. Si la dynamique actuelle apporte un répit bienvenu, elle ne saurait à elle seule compenser plusieurs années de stress hydrique. La gestion rationnelle de la ressource et la poursuite des projets structurants demeurent essentielles pour sécuriser l’approvisionnement à moyen et long terme.
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