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L’humoriste Yassar comme sujet d’examen : le PAM interpelle Chakib Benmoussa

La polémique née sur les réseaux sociaux après le choix de la biographie de l’humoriste Yassar Lemghari en tant que sujet principal de l’épreuve de langue française lors de l’examen régional de la sixième année primaire a fini par atterrir au Parlement. Lundi dernier, la députée du groupe parlementaire du Parti authenticité et modernité, Hanane Atrekine, a interpellé le ministre de l'Éducation nationale, Chakib Benmoussa, sur cette question, mettant en garde contre «l’encouragement de la médiocrité». En réponse aux critiques, Chakib Benmoussa a précisé que le choix des thèmes des examens ne relevait pas de la compétence du ministère, mais de celle des commissions mixtes.

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La polémique sur les réseaux sociaux ne cesse d’enfler. Après l’adoption de la biographie de l’humoriste marocain Yassar Lemghari en tant que sujet principal de l’épreuve de langue française lors de l’examen régional de la sixième année primaire, qui s’est déroulé le premier juillet. Le sujet a atterri lundi dernier au Parlement, lors de la séance hebdomadaire consacrée aux questions orales à la Chambre des représentants. C'est la députée du groupe parlementaire du Parti authenticité et modernité, Hanane Atrekine, qui a interpellé le ministre de l'Éducation nationale, Chakib Benmoussa, sur cette question.



Dans une longue intervention, la députée s’est interrogée sur les raisons ayant motivé ce choix, sachant que ce personnage «ne se hisse pas à un niveau qui lui permet d’être cité comme exemple pour les jeunes». Allant plus loin dans son raisonnement, la députée du parti du tracteur s’est demandé s’il n’est pas temps de «mettre fin à ces dépassements». Pour elle, si rien n’est fait, la tendance va être «banalisée, au point de se retrouver avec des soi-disant influenceurs ou créateurs de contenus actifs sur les réseaux sociaux, dans les épreuves d'examen régionales et nationales».

Face à ces critiques, le ministre a réagi en rappelant que le contenu des examens était du ressort des commissions spécialisées, soulignant qu'il existait une orientation générale adoptée par le ministère consistant à élaborer les examens en se référant aux programmes d'études adoptés, indépendamment de tout responsable, y compris la personne du ministre.

Il convient de rappeler que la polémique autour du choix de l’humoriste Yassar comme sujet d’examen a créé de vives réactions sur les réseaux sociaux. Entre d’une côté ceux qui ont déploré ce choix, et ils étaient majoritaires, estimant que l’histoire et la civilisation marocaines regorgent de personnages illustres qui ont contribué grandement à la gloire du Royaume et, de ce fait, méritent d’être cités en modèle et, de l’autre, ceux qui l’ont défendu en affirmant qu’il s’agit d’une star qui a ses fans et son public, le ministère n’a pas clairement pris position. M. Benmoussa s’étant contenté de préciser que son département ne pouvait être pris pour responsable de ce choix.

Pour ce qui est du premier concerné, l’humoriste Yassar, il n’a pas manqué de tirer vanité de choix en postant sur les réseaux sociaux : «C’est un grand honneur que mon parcours ait été choisi comme sujet d’examen !»
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