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Motion de censure : Driss Lachgar y croit toujours malgré tout

Le parti de l’Union socialiste des forces populaires (USFP) semble bien décidé à aller jusqu’au bout dans son projet de dépôt d’une motion de censure contre le gouvernement. L’USFP entend à travers cette démarche contrer l’hégémonie de l’Exécutif en dépit des incertitudes quant à l'aboutissement de cette initiative.

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L’opposition va-t-elle franchir le pas et présenter une motion de censure à l’encontre du gouvernement Akhannouch dans quelques jours, au début de la prochaine session du printemps ? tout porte à le croire, à en juger par les déclarations faites par l’Union socialiste des forces populaires qui semble bien décidée à aller jusqu’au bout dans ce sens. En effet, le parti de Driss Lachgar a réitéré son intention de procéder à un dépôt de motion, dans communiqué publié à l’issue de la réunion de son bureau politique le weekend dernier.



Dans ce document, l’USFP indique que l’opposition poursuit son action pour créer les conditions nécessaires pour déposer une motion de censure, en dépit des incertitudes quant à son aboutissement. «Le parti est conscient que l’initiative a très peu de chance d’aboutir à atteindre son objectif initial, à savoir renverser le gouvernement, en raison de la supériorité numérique de la majorité parlementaire. Car il faudra la signature de 79 députés pour que cette initiative soit validée et ensuite un vote à la majorité absolue pour qu’elle soit adoptée. Mais l’USFP souhaite mener son action jusqu’au bout car il considère que c’est la seule voie qui reste pour faire entendre la voix de l’opposition et contrer l’hégémonie de la majorité», explique le parti dans un communiqué rendu public.

Le même document précise que «l’opposition cherche à travers cette initiative à restaurer la culture politique qui accorde à l’opposition le rôle qui lui échoit en tant que force de proposition et de plaidoirie censée défendre le caractère sacré des institutions constitutionnelles qui doivent être respectées. Elle tend également à institutionnaliser le dialogue autour des problématiques d’actualité, notamment les changements qui affectent le pouvoir d’achat des citoyens et menacent la stabilité institutionnelle, à un moment charnière de l’histoire du Royaume, comme cela s’est produit par le passé», note le parti. ‬‬

L’USFP espère par ailleurs, comme l’a souligné son SG lors de ses dernières sorties médiatiques, à travers cette future action, à faire entendre la voix de l’opposition et, à travers elle, la voix d’une large partie des Marocains au sein des institutions, notamment le Parlement, et «briser la tyrannie exercée par la majorité qui empêche la voix de l’opposition de s’exprimer».

Le parti de la rose souhaiterait par ailleurs jeter la lumière sur les «dysfonctionnements» qui caractérisent la gestion gouvernementale de certains grands chantiers lancés par Sa Majesté le Roi, qu’il s’agisse des stratégies nationales de l’eau et des énergies vertes ou de l’État social, ou encore celles liées à l’énergie. Il espère en outre renforcer le front de l’opposition et son positionnement afin de proposer des alternatives réalistes et ambitieuses à celles proposées par la majorité, qui ne rate aucune occasion institutionnelle pour faire étalage de sa supériorité numérique.

Il convient de rappeler que cette position exprimée par le bureau politique du parti s’inscrit en droite ligne avec les déclarations faites à plusieurs occasions par son secrétaire général qui a brandi à plusieurs reprises la menace du recours à la motion de censure en guise de protestation contre ce qu’il ne cesse de qualifier «d’hégémonisme» de la majorité gouvernementale et ses tentatives visant à perpétuer sa mainmise sur les institutions élues, aussi bien sur le plan national et régional que local.
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