L’intelligence artificielle n’est pas un sujet nouveau. «On a l’impression que l’IA est quelque chose de tout à fait nouveau. C’est quelque chose qui existe depuis une cinquantaine d’années, voire plus. Elle a mûri et on commence à voir des choses nouvelles. En réalité, l’IA est le fruit d’une évolution longue et progressive», explique Nasser Kettani, expert Tech & DPO. Selon ce dernier, qui était l’invité de l’émission L’Info en Face du journal «Le Matin», il y a trois grandes dimensions de l’IA.
La première est l’IA qui permet d’analyser des données pour prendre des décisions (donner un crédit, vérifier les fraudes...). C’est ce qui se fait depuis des années déjà. Selon Kettani, ce type d’IA est déjà très puissant, même s’il n’est pas toujours visible pour le grand public. La deuxième dimension, l’IA générative, est arrivée plus récemment avec ChatGPT et d’autres outils similaires, permettant de générer du texte, de la vidéo... «Cette IA générative se manifeste dans des systèmes qui nous permettent de créer quelque chose : produire un texte, une image, une vidéo, une musique, un son ou différents types de texte», explique l’expert. Ceci est nouveau, et c’est cela l’IA générative. «Mais cela n’empêche pas que la première continue à exister. Elle est très puissante et n’est pas toujours visible», précise Kettani. La troisième génération se développe autour des agents, capables de prendre des décisions et d’agir : ChatGPT, lui, reste passif si on ne lui parle pas. Les agents, eux, vont prendre des décisions et agir. Ils pourront par exemple réserver un billet d’avion, effectuer une transaction financière, et autres. L’expert précise que, probablement demain, il y aura de nouvelles formes d’intelligence artificielle.
Quant à l’économie numérique, il insiste sur le rôle central du digital. Pour lui, il s’agit d’un sujet complexe, car il est question de transformer l’économie globalement pour que le digital devienne prépondérant. Cela signifie qu’on ne se contente pas de consommer du digital, mais qu’on le produit et qu’on développe des business models qui génèrent du digital.
La première est l’IA qui permet d’analyser des données pour prendre des décisions (donner un crédit, vérifier les fraudes...). C’est ce qui se fait depuis des années déjà. Selon Kettani, ce type d’IA est déjà très puissant, même s’il n’est pas toujours visible pour le grand public. La deuxième dimension, l’IA générative, est arrivée plus récemment avec ChatGPT et d’autres outils similaires, permettant de générer du texte, de la vidéo... «Cette IA générative se manifeste dans des systèmes qui nous permettent de créer quelque chose : produire un texte, une image, une vidéo, une musique, un son ou différents types de texte», explique l’expert. Ceci est nouveau, et c’est cela l’IA générative. «Mais cela n’empêche pas que la première continue à exister. Elle est très puissante et n’est pas toujours visible», précise Kettani. La troisième génération se développe autour des agents, capables de prendre des décisions et d’agir : ChatGPT, lui, reste passif si on ne lui parle pas. Les agents, eux, vont prendre des décisions et agir. Ils pourront par exemple réserver un billet d’avion, effectuer une transaction financière, et autres. L’expert précise que, probablement demain, il y aura de nouvelles formes d’intelligence artificielle.
L’importance de l’écosystème global
Concernant la stratégie nationale et le financement, Kettani insiste sur l’importance de l’écosystème global. «Il doit certainement y avoir des fonds mobilisés. Beaucoup de choses ont été annoncées autour des instituts Jazari, c’est la grosse annonce... mais je pense qu’on ne peut pas se limiter aux instituts Jazari. Il y a du travail qui est fait sur les startup, sur la formation, à l’université, etc., donc c’est un écosystème», note-t-il. Il souligne que l’investissement ne se limite pas à l’IA. Pour lui, il est difficile de dire qu’on va mobiliser de l’argent uniquement pour la stratégie digitale 2030. Une partie de cet argent ira à la formation, mais il y aura aussi de la formation sur l’IA, sur le cloud, sur la cybersécurité, sur le développement... C’est un énorme chantier, et l’IA en fait partie. Cela étant, l’expert a insisté sur les deux volets de la stratégie. Il y a le volet public, c’est-à-dire l’administration publique, et le volet industrie. «Le ministère porte ces deux sujets : la réforme de l’administration, et donc il doit voir comment l’IA peut servir à cette réforme... Et de l’autre côté, il porte le sujet de l’économie numérique, avec des idées pour développer l’IA dans l’économie numérique, autour des startup et d’autres projets», souligne Kettani. Pour ce dernier, qui se veut critique, certes la réforme de l’administration avance, mais il faut qu’elle prenne un rythme accéléré, ce qui n’est pas encore le cas.Quant à l’économie numérique, il insiste sur le rôle central du digital. Pour lui, il s’agit d’un sujet complexe, car il est question de transformer l’économie globalement pour que le digital devienne prépondérant. Cela signifie qu’on ne se contente pas de consommer du digital, mais qu’on le produit et qu’on développe des business models qui génèrent du digital.
