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Samedi 04 Avril 2026
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Les adouls annoncent une nouvelle grève nationale du 18 mars au 5 avril

Alors que le projet de loi n°16.22 relatif à l’organisation de la profession d’adoul est sur le point d’être adopté, l’Instance nationale des adouls ne compte pas se laisser faire. Dans un communiqué, elle annonce un arrêt total des services des adouls à l’échelle nationale du 18 mars au 5 avril, dénonçant l’absence de concertation autour de cette réforme. La profession appelle également à l’ouverture d’un dialogue avec le gouvernement et prévoit un sit-in devant le Parlement début avril.

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L’Instance nationale des adouls annonce une nouvelle escalade dans son mouvement de protestation, avec un arrêt total de l’ensemble des services liés à la profession à partir du 18 mars et jusqu’au 5 avril 2026 sur tout le territoire national. Cette décision intervient en réaction à la poursuite du processus d’adoption du projet de loi n°16.22 relatif à l’organisation de la profession d’adoul, «sans prise en compte des observations formulées par les représentants de la profession». Dans un communiqué publié mercredi dernier, le bureau exécutif de l’Instance nationale des adouls affirme que cette mobilisation s’inscrit dans le cadre de la défense des revendications professionnelles et du refus de voir adopté un texte législatif jugé inadapté aux réalités de la profession et aux attentes des professionnels du secteur.

Une mobilisation qui s’intensifie

Selon le communiqué, le bureau exécutif de l’Instance s’est réuni le 11 février afin d’évaluer la situation et de décider des formes de mobilisation à adopter. Les représentants de la profession dénoncent ainsi l’absence de réponse du gouvernement à leurs revendications, malgré plusieurs correspondances adressées à la primature. Face à cette situation, la profession a déjà engagé une première série d’actions protestataires. Celles-ci ont notamment pris la forme d’une grève d’avertissement les 18 et 19 février, suivie d’un arrêt de travail du 2 au 10 mars. Selon l’Instance nationale des adouls, ces actions ont été largement suivies par les professionnels à travers les différentes régions du Royaume, traduisant une forte mobilisation de la profession autour de ses revendications.

Le projet de loi 16.22 au cœur du conflit

Au centre de la contestation figure donc le projet de loi n°16.22, destiné à réorganiser le cadre juridique régissant la profession d’adoul. Les représentants des adouls estiment que la version actuelle du texte ne reflète pas les propositions formulées par la profession et qu’elle a été élaborée sans véritable concertation avec les acteurs concernés. Ils dénoncent également le fait que le projet de loi poursuive son processus d’adoption sans intégration des observations de l’Instance nationale des adouls ni des amendements proposés par certains groupes parlementaires.

Pour les responsables de la profession, la réforme de ce secteur stratégique doit impérativement se faire dans le cadre d’un dialogue approfondi et d’une approche participative, afin de préserver l’équilibre du système juridique dans lequel les adouls jouent un rôle essentiel, notamment dans la rédaction des actes authentiques et la sécurisation des transactions juridiques.

Des revendications adressées au gouvernement

Dans son communiqué, l’Instance nationale des adouls formule plusieurs demandes. Elle appelle notamment à la suspension du processus d’adoption du projet de loi n°16.22, l’ouverture d’un dialogue sérieux et responsable entre le gouvernement et les représentants de la profession, et enfin la prise en considération des remarques et propositions formulées par l’Instance nationale des adouls concernant l’organisation de la profession. Les responsables de l’Instance estiment en effet qu’une réforme réussie doit permettre à la fois la modernisation de la profession et la préservation de son rôle historique dans le système juridique marocain.

Un sit-in annoncé devant le Parlement

Dans le cadre de ce mouvement de protestation, l’Instance nationale des adouls prévoit également l’organisation d’une action de mobilisation devant le Parlement à Rabat. Un sit-in de protestation est ainsi programmé pour le jeudi 2 avril, afin d’attirer l’attention des pouvoirs publics et de l’opinion publique sur les revendications de la profession. Par ailleurs, le bureau exécutif appelle les présidents des conseils régionaux des adouls à intensifier les actions d’information et de communication, notamment à travers des rencontres avec les médias, afin d’expliquer les raisons de cette mobilisation et les enjeux liés au projet de loi contesté.

En conclusion, l’Instance nationale des adouls appelle l’ensemble des professionnels à rester mobilisés et solidaires afin de défendre les intérêts de la profession et d’aboutir à une réforme consensuelle. Les responsables de l’Instance saluent par ailleurs la forte participation des adouls aux précédentes actions de protestation et les encouragent à poursuivre leur mobilisation dans le cadre des prochaines étapes annoncées.
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