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Nouvelle grève des enseignants, les syndicats rejettent les réunions avec le ministère

L’invitation du ministère de l’Éducation nationale pour tenir une réunion préliminaire lundi a été rejetée en bloc par les trois syndicats affiliés à la CDT, à l’UMT et à la FDT. En parallèle, la Coordination nationale du secteur de l’éducation a annoncé une nouvelle grève nationale les 21, 22 et 23 novembre.

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Malgré toutes les tentatives engagées par différents membres du gouvernement pour calmer les ardeurs des enseignants et des cadres du secteur éducatif, les protestations se poursuivent. Cette semaine encore, la Coordination nationale du secteur de l’éducation a annoncé une nouvelle grève nationale les 21, 22 et 23 novembre, qui sera accompagnée d’autres formes de protestation, à savoir des sit-in et des marches régionales mercredi prochain devant les directions régionales et les Académies. La Coordination a également appelé à l’arrêt du travail pendant une heure les 20, 24 et 25 novembre.



Cette nouvelle grève intervient alors que le ministère de l’Éducation nationale avait appelé, en fin de semaine dernière, à la tenue d’une réunion hier lundi avec les syndicats les plus représentatifs en vue de recueillir leurs propositions. En effet, le secrétaire général du ministère avait contacté les syndicats les plus représentatifs pour tenir une réunion préliminaire lundi pour présenter leurs revendications. Une invitation qui a été rejetée en bloc par trois syndicats, à savoir le Syndicat national de l’enseignement affilié à la CDT, la Fédération nationale de l’enseignement relevant de l’UMT et le Syndicat national de l’enseignement affilié à la FDT.

Dans un communiqué publié dimanche dernier, l’UMT a expliqué les raisons de ce refus. «Cette rencontre est une tentative de fuite en avant et représente juste une réunion de forme qui n’aura aucune suite, surtout après la tenue de deux réunions avec le Chef du gouvernement et le ministre de l’emploi», lit-on dans le communiqué. Même son de cloche auprès de la Confédération démocratique du travail. «Cette réunion n’a aucun sens, dans la mesure où nous considérons que toute solution doit émaner de la commission ministérielle présidée par le Chef du gouvernement, qui s’était engagé à ouvrir un dialogue sérieux et responsable en vue de trouver une solution qui rend à l’école ses lettres de noblesse», souligne pour sa part Younes Firachine, membre du bureau exécutif de la Confédération démocratique du travail dans une déclaration accordée au «Matin».

Il convient de souligner que le Syndicat national de l’enseignement affilié à la CDT s’est joint également au mouvement de protestation, appelant aussi à l’organisation d’une grève nationale les mardi, mercredi et jeudi 21, 22 et 23 novembre, qui sera ponctuée par l’organisation de marches régionales à partir du 3 décembre 2023. Dans son communiqué, la formation syndicale tient le ministère pour responsable des tensions que connaît le secteur éducatif. Le syndicat a appelé par ailleurs le gouvernement à répondre immédiatement aux revendications justes et légitimes de tous les hommes et femmes du secteur éducatif, soulignant que le gouvernement est appelé, en vertu de sa responsabilité politique et de ses engagements précédents, à répondre positivement au mouvement de protestation et à apporter des initiatives concrètes pour relancer le dialogue autour d’une révision globale du système unifié.
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