Les importantes chutes de pluie qui ont arrosé plusieurs régions du Maroc ces derniers jours commencent à produire leurs effets. Selon les dernières données disponibles, le taux de remplissage des barrages nationaux a atteint 70,6 % à la date du lundi 23 février 2026, traduisant une amélioration sensible de la situation hydrique du pays.
Parmi les ouvrages ayant enregistré les plus fortes arrivées d’eau figure le barrage Al Massira, dans la province de Settat. Il a accueilli environ 20,1 millions de mètres cubes, portant son taux de remplissage à 28,2 %. Un apport significatif pour ce barrage stratégique, l’un des plus grands du Royaume.
Le barrage Bin El Ouidane, dans la province d’Azilal, a également bénéficié d’entrées importantes, estimées à 10,1 millions de mètres cubes, ce qui a permis de hisser son taux de remplissage à 69,7 %. À Beni Mellal, le barrage Ahmed El Hansali a enregistré un apport de 7,3 millions de mètres cubes, atteignant un taux de 72,6 %, tandis que le barrage Darouat, dans la province de Settat, affiche désormais 82,1 % de remplissage après avoir reçu 1,6 million de mètres cubes supplémentaires.
Ces chiffres traduisent un rebond hydrique significatif et renforcent, à court terme, la sécurité de l’approvisionnement en eau, tant pour l’irrigation agricole que pour l’alimentation en eau potable. Ils interviennent dans un contexte où le pays a connu, ces dernières années, une succession d’épisodes de sécheresse ayant fortement entamé les réserves.
Toutefois, cette situation favorable relance également le débat sur la capacité de stockage et la gestion des excédents. Une partie des eaux de crue s’est écoulée vers la mer, certaines retenues ayant atteint leurs limites techniques.
Interrogé sur cette question par Assahra Al Maghribia, l’expert Ahmed Tlalhi souligne qu’il est techniquement impossible de stocker la totalité des eaux lorsque les apports dépassent la capacité des barrages. Il rappelle par ailleurs que l’eau qui rejoint la mer ne constitue pas une perte absolue, puisqu’elle contribue à l’alimentation des écosystèmes côtiers, au soutien des pêcheries et au maintien des équilibres environnementaux des estuaires.
ENn effet, Les eaux de pluie qui rejoignent les oueds puis la mer jouent un rôle déterminant dans le fonctionnement des écosystèmes côtiers. Elles apportent des nutriments naturels et des sédiments qui enrichissent les zones littorales, favorisant la productivité biologique et soutenant la chaîne alimentaire marine. Ces apports contribuent également à l’équilibre des estuaires, à la régénération des zones humides et à la limitation de la salinisation excessive de certaines embouchures. En dynamisant les milieux côtiers, ces flux d’eau douce participent indirectement à la vitalité des ressources halieutiques, notamment pour la pêche artisanale, et au maintien de la biodiversité marine.
Pour renforcer durablement la sécurité hydrique, l’expert préconise trois axes majeurs : la surélévation de certains barrages existants afin d’augmenter leur capacité de stockage, la construction de nouveaux ouvrages et le développement de canaux de transfert entre bassins pour mieux répartir les ressources en période d’abondance.
Parmi les ouvrages ayant enregistré les plus fortes arrivées d’eau figure le barrage Al Massira, dans la province de Settat. Il a accueilli environ 20,1 millions de mètres cubes, portant son taux de remplissage à 28,2 %. Un apport significatif pour ce barrage stratégique, l’un des plus grands du Royaume.
Le barrage Bin El Ouidane, dans la province d’Azilal, a également bénéficié d’entrées importantes, estimées à 10,1 millions de mètres cubes, ce qui a permis de hisser son taux de remplissage à 69,7 %. À Beni Mellal, le barrage Ahmed El Hansali a enregistré un apport de 7,3 millions de mètres cubes, atteignant un taux de 72,6 %, tandis que le barrage Darouat, dans la province de Settat, affiche désormais 82,1 % de remplissage après avoir reçu 1,6 million de mètres cubes supplémentaires.
Ces chiffres traduisent un rebond hydrique significatif et renforcent, à court terme, la sécurité de l’approvisionnement en eau, tant pour l’irrigation agricole que pour l’alimentation en eau potable. Ils interviennent dans un contexte où le pays a connu, ces dernières années, une succession d’épisodes de sécheresse ayant fortement entamé les réserves.
Toutefois, cette situation favorable relance également le débat sur la capacité de stockage et la gestion des excédents. Une partie des eaux de crue s’est écoulée vers la mer, certaines retenues ayant atteint leurs limites techniques.
Interrogé sur cette question par Assahra Al Maghribia, l’expert Ahmed Tlalhi souligne qu’il est techniquement impossible de stocker la totalité des eaux lorsque les apports dépassent la capacité des barrages. Il rappelle par ailleurs que l’eau qui rejoint la mer ne constitue pas une perte absolue, puisqu’elle contribue à l’alimentation des écosystèmes côtiers, au soutien des pêcheries et au maintien des équilibres environnementaux des estuaires.
ENn effet, Les eaux de pluie qui rejoignent les oueds puis la mer jouent un rôle déterminant dans le fonctionnement des écosystèmes côtiers. Elles apportent des nutriments naturels et des sédiments qui enrichissent les zones littorales, favorisant la productivité biologique et soutenant la chaîne alimentaire marine. Ces apports contribuent également à l’équilibre des estuaires, à la régénération des zones humides et à la limitation de la salinisation excessive de certaines embouchures. En dynamisant les milieux côtiers, ces flux d’eau douce participent indirectement à la vitalité des ressources halieutiques, notamment pour la pêche artisanale, et au maintien de la biodiversité marine.
Pour renforcer durablement la sécurité hydrique, l’expert préconise trois axes majeurs : la surélévation de certains barrages existants afin d’augmenter leur capacité de stockage, la construction de nouveaux ouvrages et le développement de canaux de transfert entre bassins pour mieux répartir les ressources en période d’abondance.
