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Code de la famille : «Bidawa+» propose une vision d'équilibre pour l'évolution sociétale

«Ensemble pour une famille casablancaise au cœur du projet sociétal» est le thème retenu par l'association "Bidawa+" pour débattre de la question de la réforme du code de la famille et des impératifs pour réussir cette transition L'association a également souhaité mettre la lumière sur la famille casablancaise comme échantillon représentatif des changements sociétaux de cette entité au niveau national. 

Dans le cadre des discussions et débats autour de la réforme du statut de la famille, les élites de la ville de Casablanca, réunies au sein de l’association «Bidawa+», ont jugé pertinent de participer activement à ce dialogue. Pour ce faire, l’association a organisé un débat de grande envergure le jeudi 2 novembre à Casablanca, réunissant sociologues, anthropologues, politologues, juristes, acteurs associatifs, ainsi qu’un membre du gouvernement, qui est également membre du comité de pilotage chargé du processus de consultations en vue de la réforme du Code de la famille. Cette personnalité n’est autre que Aawatif Hayar, ministre de la Solidarité, de l’insertion sociale et de la famille, et membre du comité exécutif du Parti Istiqlal.



Le thème retenu pour cette discussion était «Ensemble pour une famille casablancaise au cœur du projet sociétal», mettant en avant l’idée que la famille doit être perçue avant tout comme une famille marocaine, mais aussi comme une famille casablancaise, avec ses spécificités liées à son environnement particulier.

Références fondamentales et équilibres

Lors de cette rencontre, la ministre a indiqué que son département, en vertu de ses prérogatives qui englobent principalement la protection de la famille, la solidarité et l’inclusion sociale, a élaboré ses propositions en s’appuyant sur des références fondamentales. En exposant les références qui ont servi de socle aux propositions de son département, elle a cité les Discours Royaux, la Constitution, les conclusions du rapport sur le nouveau modèle de développement et le programme gouvernemental. L’objectif de cette démarche est de concevoir une vision de la famille marocaine qui tienne compte des études réalisées, mettant en exergue l’évolution significative qu’a connue la famille marocaine au cours des deux dernières décennies, tant sur le plan social qu’économique. De plus, elle a souligné l’importance, en sa qualité de mathématicienne, de définir préalablement la nature de la famille souhaitée, avant d’entamer l’élaboration du cadre juridique et des réformes nécessaires.

Une approche réfléchie pour la révision du Code

Au cours d’une présentation détaillée, Aawatif Hayar a décortique les principaux axes qui devraient guider la révision du Code, conformément à la vision élaborée par le ministère après l’analyse de multiples études, dont une est encore en cours. Ces propositions se basent également sur les quelque 255 suggestions exprimées par divers acteurs politiques. En tête de ces propositions, on retrouve la notion d’équilibre, qu’il s’agisse de l’équilibre entre les conjoints, des relations entre les membres de la famille ou de l’harmonie entre les valeurs religieuses et les valeurs universelles. Ensuite, il est question d’harmonisation entre le Code de la famille et la Constitution, les lois et les conventions internationales ratifiées par le Maroc. Un troisième volet de cette réforme vise à garantir la stabilité de la famille, en assurant une intégration transversale des principes énoncés dans le Code. Ceci s’ajoute à d’autres principes qui doivent être respectés, notamment en ce qui concerne le renforcement du rôle de la famille dans le développement socio-économique et l’importance de l’espace, englobant la responsabilité partagée, l’intérêt supérieur de l’enfant et la stabilité familiale.

De plus, elle a mis en évidence l’importance de reconnaître les visées de la réforme du Code concernant la promotion des droits des femmes, la protection des droits des enfants, la préservation de la dignité humaine, et le soutien à l’État de droit en vue de construire une société démocratique. Tout ceci, tout en respectant pleinement les préceptes islamiques et en tenant compte de l’évolution de la société marocaine.