Le ministre du Transport et de la logistique, Abdessamad Kayouh, a affirmé mardi dernier que 75% des Marocains se disaient satisfaits des services des trains classiques, et que le taux de satisfaction atteignait 87% chez les voyageurs du TGV Al Boraq. Interpellé à la Chambre des conseillers, où plusieurs élus ont formulé des critiques acerbes au sujet des retards à répétition, le ministre s’est voulu rassurant. Il a soutenu que, malgré les perturbations régulièrement signalées, une large majorité des usagers demeurait globalement satisfaite des prestations ferroviaires. Ces déclarations interviennent alors que le transport par train continue d’être au centre des préoccupations des voyageurs, notamment en raison des retards et des interruptions qui reviennent de manière récurrente dans les plaintes des usagers.
Retards des trains : le ministre renvoie aux chantiers du Maroc à l’horizon 2030
Interrogé sur les difficultés persistantes du réseau, Abdessamad Kayouh a déclaré que les retards et dysfonctionnements s’expliquaient par plusieurs facteurs et s’inscrivaient, selon lui, dans une phase de transformation plus large du système de mobilité au Maroc. Le pays, a-t-il indiqué, s’engage dans une nouvelle dynamique à l’horizon 2030, ce qui impose le lancement de chantiers d’envergure destinés à moderniser le transport ferroviaire.
Le ministre a notamment évoqué l’extension de la ligne à grande vitesse, le renouvellement du parc avec l’acquisition programmée de 168 nouveaux trains, ainsi que la mise à niveau de plusieurs infrastructures. Il a ajouté que ces travaux, présentés comme nécessaires pour accompagner les ambitions nationales en matière de mobilité, devraient se poursuivre pendant trois ans. Une période qui, reconnaît-il, aura inévitablement un impact sur la qualité du service, avant une amélioration progressive une fois les projets menés à terme.
Le ministre a notamment évoqué l’extension de la ligne à grande vitesse, le renouvellement du parc avec l’acquisition programmée de 168 nouveaux trains, ainsi que la mise à niveau de plusieurs infrastructures. Il a ajouté que ces travaux, présentés comme nécessaires pour accompagner les ambitions nationales en matière de mobilité, devraient se poursuivre pendant trois ans. Une période qui, reconnaît-il, aura inévitablement un impact sur la qualité du service, avant une amélioration progressive une fois les projets menés à terme.
Transport aérien : simplification des procédures et soutien aux liaisons régionales
Outre le ferroviaire, le ministre s’est également exprimé sur le transport aérien domestique. Il a affirmé que son département œuvrait à faciliter les démarches administratives afin d’encourager le développement des liaisons aériennes entre les régions. Abdessamad Kayouh a précisé que ce travail s’effectuait en coordination avec les différents opérateurs du secteur, qu’il s’agisse de Royal Air Maroc, d’Air Arabia ou d’autres compagnies. Le responsable gouvernemental a également indiqué que le ministère pouvait intervenir pour soutenir certaines lignes jugées prioritaires. Dans d’autres cas, l’action de l’administration consiste principalement à accélérer les procédures et à faciliter l’octroi des autorisations réglementaires nécessaires à l’ouverture de nouvelles dessertes.
«Le problème, c’est la demande» : les limites de l’élargissement du réseau aérien
Concernant les obstacles qui freinent l’élargissement de l’offre aérienne, Abdessamad Kayouh a estimé que la principale contrainte demeurait le niveau de la demande, variable selon les régions du Royaume. Il a également souligné que la question des tarifs relevait généralement de discussions entre la compagnie opératrice et le Conseil régional concerné, en fonction des caractéristiques de la ligne exploitée. Concernant les capacités infrastructurelles, le ministre a assuré que les aéroports marocains étaient en mesure d’accompagner l’expansion du transport aérien, compte tenu des investissements engagés par l’État. Les limites observées tiendraient davantage, selon lui, à la stratégie des compagnies qu’à un manque de capacités au niveau des équipements aéroportuaires.
Aéroports 2030 : cap sur 80 millions de passagers et extension de Mohammed V
Abdessamad Kayouh a, par ailleurs, abordé le chantier d’extension de l’aéroport Mohammed V, qu’il a inscrit dans le cadre de la stratégie «Aéroports 2030». Cette politique vise, selon lui, à porter la capacité globale des aéroports marocains de 34 millions de passagers actuellement à 80 millions à terme. Dans sa configuration future, l’aéroport Mohammed V devrait, à lui seul, accueillir près de 45 millions de voyageurs. Le ministre a précisé que le chantier relatif aux opérations au sol avait atteint 80% d’avancement, tandis que les travaux de construction du nouveau terminal, lancés récemment, mobilisaient une enveloppe globale estimée à 12 milliards de dirhams. L’objectif affiché est de finaliser l’ensemble du projet en 2029, afin d’être prêt pour la Coupe du monde 2030, que le Maroc doit coorganiser, tout en répondant aux besoins du pays au-delà de cet événement.
Transport maritime : des tarifs régis par l’offre et la demande
Interrogé sur la hausse des prix des billets du transport maritime, Abdessamad Kayouh a répondu que les tarifs obéissaient principalement à la logique de l’offre et de la demande. Il a toutefois rappelé que le rôle du ministère consistait à encadrer et autoriser les opérateurs du secteur, dans l’objectif d’améliorer l’expérience de voyage des passagers. Le ministre a conclu en affirmant que l’action de son département, qu’il s’agisse du transport aérien ou maritime, visait à préserver un équilibre entre le pouvoir d’achat des citoyens et la viabilité économique des entreprises, dans le cadre du système de régulation en vigueur.
