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Casablanca-Settat : sujet de désaccord, le projet du centre de valorisation des déchets approuvé à l’unanimité

Réuni en session ordinaire au titre du mois d’octobre, le Conseil de la région de Casablanca-Setta a approuvé l’ensemble des points à l’ordre du jour, dont un accord-cadre portant sur la réalisation, pour un montant de 270 millions de DH, d’un centre de traitement et de valorisation des ordures ménagères.

Ph. Seddik
Ph. Seddik
Le Conseil de la région de Casablanca-Settat a tenu, lundi à Settat, sa session ordinaire du mois d’octobre. Lors de cette session, les élus ont eu à égrener un lourd ordre du jour comportant pas moins de 55 points, pour la plupart approuvés à l’unanimité, alors que d’autres ont été adoptés à la majorité avec 40 voix pour et 2 voix contre. Parallèlement, plusieurs points approuvés feront l’objet d’amendements avant leur mise à exécution.

Cette session a surtout été marquée par un quiproquo concernant le 16e point à l’ordre du jour. Ce dernier concerne un projet d’accord-cadre entre le Conseil de la région de Casablanca-Settat, le ministère de l’Intérieur, la wilaya de la région, la province de Médiouna et la commune de Casablanca. Cette convention porte sur la réalisation et la gestion, pour un budget de 270 millions de DH, d’un centre de traitement et de valorisation des ordures ménagères produites à Casablanca, dans le cadre du Programme de développement régional. Laquelle a été approuvée par le Conseil de la ville de Casablanca.



>>Lire aussi : PDR Casablanca-Settat : Un budget de 47,2 milliards de dirhams pour 51 projets structurants à l'horizon 2027


Un projet qui a amené Salaheddine Abou El-Ghali du Parti authenticité et modernité (PAM) et Hachim Amine Chafik du Parti de l’Istiqlal, tous deux élus à Médiouna, à interpeller le président de la région, Abdelatif Maâzouz, à propos de certains détails de ce projet, qui devait être réalisé dans la province de Médiouna. Chose à propos de laquelle le ministère de l’Intérieur avait informé, dans un premier temps, les responsables de la ville de difficultés empêchant l’acquisition du foncier sur lequel devait être aménagé le centre en question.



Selon Salaheddine Abou El-Ghali, élu du PAM, le ministère de l’Intérieur aurait rejeté ce projet dans sa globalité et dans la formule avec laquelle il a été présenté. De surcroît, cet accord-cadre ne comporte aucune commune territoriale en tant que partenaire. «Nous avons constaté l’absence d’une commune partenaire dans cette convention. D’où certaines questions : quel serait alors l’interlocuteur de la Commission de contrôle et de suivi du projet ? Où trouvera-t-on le foncier pour sa réalisation ? Dans quelle commune sera-t-il aménagé ? Tous ces points sont inexistants dans cette convention. Le ministère de l’Intérieur n’est pas d’accord pour ce projet et nous avons un document qui prouve qu’il le refuse dans sa formule originale», a déclaré Salaheddine Abou El-Ghali s’adressant au président du Conseil de la région. Et d’ajouter : «De plus, les habitants de Médiouna ont assez souffert des affres de l’ancienne décharge pendant plus de 40 ans. Ce budget de 270 millions de DH qui sera bloqué en attendant de trouver du foncier peut servir à réaliser autre chose dans la province de Médiouna, comme une zone industrielle par exemple».

Et Abdelatif Maâzouz de répondre que ce n’est pas obligatoirement dans la province de Médiouna que le projet sera réalisé, arguant qu’il était essentiel d’adopter cet accord-cadre pour que le Conseil de la région ne soit pas la seule partie prenante à entraver ce projet, allusion faite à son approbation par le Conseil de la ville de Casablanca.

La séance a dû être suspendue pendant une quinzaine de minutes jusqu’à ce que les deux parties, qui s’étaient retirées de la salle, arrivent à se mettre d’accord pour apporter des amendements à ce projet de convention, qui a finalement été approuvé à l’unanimité.