L’apiculture traverse une crise aiguë à Ouazzane et dans plusieurs provinces du nord, après des épisodes de pluies intenses ayant entraîné des inondations, l’érosion des sols et l’effondrement de certaines infrastructures.
Mohamed Houssini, expert en apiculture dans la province, explique que de nombreuses ruches installées en milieu forestier se retrouvent aujourd’hui isolées. Les pistes d’accès endommagées et les ponts impraticables empêchent les apiculteurs de rejoindre leurs exploitations pour en assurer le suivi.
Cette situation survient en pleine période de floraison de l'arbousier, ressource essentielle pour la production du miel « Merouna », réputé dans les provinces de Tétouan, Larache, Ouazzane et Taounate. Cette récolte saisonnière représente une source de revenus déterminante pour de nombreuses coopératives, qui en dépendent pour couvrir leurs charges annuelles.
Certaines zones enclavées de la province demeurent par ailleurs difficilement accessibles, les dégâts subis par les pistes forestières retardant toute tentative de sauvetage des colonies restantes.
Face à l’ampleur des pertes, l’expert appelle toutefois à des mesures exceptionnelles, notamment une augmentation du nombre de ruches distribuées pour compenser les colonies décimées. Sans un renforcement rapide du soutien public, avertit-il, la filière apicole du nord du Royaume risque un recul durable, avec des répercussions économiques et sociales significatives pour les territoires concernés.
Mohamed Houssini, expert en apiculture dans la province, explique que de nombreuses ruches installées en milieu forestier se retrouvent aujourd’hui isolées. Les pistes d’accès endommagées et les ponts impraticables empêchent les apiculteurs de rejoindre leurs exploitations pour en assurer le suivi.
Une mortalité estimée à 80%
Selon les déclarations de l’expert au quotidien « Assahra Al Maghribia », l’impossibilité d’accéder aux ruchers pour les inspecter ou leur fournir une alimentation de secours a provoqué une mortalité massive des colonies, évaluée à près de 80% chez plusieurs apiculteurs.Cette situation survient en pleine période de floraison de l'arbousier, ressource essentielle pour la production du miel « Merouna », réputé dans les provinces de Tétouan, Larache, Ouazzane et Taounate. Cette récolte saisonnière représente une source de revenus déterminante pour de nombreuses coopératives, qui en dépendent pour couvrir leurs charges annuelles.
L’impossible recours à l’alimentation artificielle
En période de production, le recours à une alimentation artificielle est exclu afin de préserver la qualité et l’authenticité du miel. Or, les intempéries ont empêché les abeilles de sortir butiner, les exposant à la famine et à une mortalité accrue.Certaines zones enclavées de la province demeurent par ailleurs difficilement accessibles, les dégâts subis par les pistes forestières retardant toute tentative de sauvetage des colonies restantes.
Des efforts publics salués, mais des demandes accrues
Par ailleurs, Mohamed Houssini salue les efforts engagés par le ministère de l’Agriculture, de la Pêche maritime, du Développement rural et des Eaux et Forêts, via ses directions provinciales et régionales à Tanger-Tétouan-Al Hoceïma. Plus de 800 ruches ont été distribuées en 2025, et un programme prévoit la mise à disposition de 2.000 ruches supplémentaires à l’horizon 2026, ainsi que la création de deux unités modernes de valorisation du miel à Ouazzane.Face à l’ampleur des pertes, l’expert appelle toutefois à des mesures exceptionnelles, notamment une augmentation du nombre de ruches distribuées pour compenser les colonies décimées. Sans un renforcement rapide du soutien public, avertit-il, la filière apicole du nord du Royaume risque un recul durable, avec des répercussions économiques et sociales significatives pour les territoires concernés.
