Le Maroc anticipe déjà la saison estivale 2026 sur le front des incendies de forêt. Réunie à Rabat sous la présidence d’Abderrahim Houmy, directeur général de l’Agence nationale des eaux et forêts, la commission nationale chargée de la prévention et de la lutte contre les feux de forêt a dressé le bilan de l’année 2025 et arrêté les grandes lignes du dispositif à venir.
Principal enseignement : malgré 418 incendies recensés l’an dernier, les surfaces touchées ont nettement reculé. Au total, 1.728 hectares ont été détruits, dont 33% constitués d’herbes secondaires et de végétation saisonnière. Cela représente une baisse de 65% par rapport à la moyenne des dix dernières années, signe d’une amélioration des mécanismes de prévention et de rapidité d’intervention.
Cette tendance favorable ne masque toutefois pas de fortes disparités territoriales. La région Tanger-Tétouan-Al Hoceïma concentre à elle seule 40% du nombre total d’incendies et 89% des superficies brûlées à l’échelle nationale. Deux feux majeurs y ont notamment éclaté en août dernier dans la province de Chefchaouen, ravageant respectivement 859 et 280 hectares. Les autorités soulignent néanmoins que 94% des départs de feu ont pu être maîtrisés avant de dépasser cinq hectares, grâce à la mobilisation coordonnée des différents intervenants.
L’année 2025 a également été marquée par plusieurs épisodes critiques. En juin, plusieurs incendies se sont déclarés en moins de 24 heures. En août, une vague de chaleur exceptionnelle a favorisé des feux simultanés de grande ampleur dans le nord du Royaume. Pour les responsables, ces événements confirment la vulnérabilité croissante des écosystèmes forestiers face aux dérèglements climatiques. D’autant que les dernières précipitations ont favorisé une végétation abondante, augmentant le volume de matière inflammable pour l’été prochain.
Face à ce risque, l’Agence nationale des eaux et forêts a mobilisé un budget de 150 millions de dirhams pour la saison 2026. Ce montant servira à renforcer les moyens de prévention et de lutte contre les incendies. Le programme prévoit notamment l’ouverture et l’entretien de pistes forestières, la maintenance des pare-feux, l’aménagement de points d’eau, la réhabilitation de tours de surveillance ainsi que le renforcement des effectifs et des moyens logistiques.
Le dispositif aérien, notamment les avions Canadair, restera également mobilisé aux côtés des équipes terrestres spécialisées.
Les autorités rappellent que la majorité des incendies trouvent leur origine dans des comportements humains. C’est dans cette optique que les campagnes de sensibilisation menées en 2025, à l’occasion de la journée nationale dédiée aux risques de feux de forêt, ont touché près de 35.000 personnes dans les écoles et les espaces forestiers. L’Agence appelle ainsi les citoyens et visiteurs des zones boisées à la vigilance maximale durant l’été : éviter tout usage du feu, signaler rapidement tout comportement suspect ou départ de fumée, et adopter les bons réflexes de prévention.
Dans un pays où la forêt joue un rôle écologique, social et économique majeur, la bataille contre les incendies s’annonce désormais comme un enjeu durable de sécurité environnementale.
Principal enseignement : malgré 418 incendies recensés l’an dernier, les surfaces touchées ont nettement reculé. Au total, 1.728 hectares ont été détruits, dont 33% constitués d’herbes secondaires et de végétation saisonnière. Cela représente une baisse de 65% par rapport à la moyenne des dix dernières années, signe d’une amélioration des mécanismes de prévention et de rapidité d’intervention.
Cette tendance favorable ne masque toutefois pas de fortes disparités territoriales. La région Tanger-Tétouan-Al Hoceïma concentre à elle seule 40% du nombre total d’incendies et 89% des superficies brûlées à l’échelle nationale. Deux feux majeurs y ont notamment éclaté en août dernier dans la province de Chefchaouen, ravageant respectivement 859 et 280 hectares. Les autorités soulignent néanmoins que 94% des départs de feu ont pu être maîtrisés avant de dépasser cinq hectares, grâce à la mobilisation coordonnée des différents intervenants.
L’année 2025 a également été marquée par plusieurs épisodes critiques. En juin, plusieurs incendies se sont déclarés en moins de 24 heures. En août, une vague de chaleur exceptionnelle a favorisé des feux simultanés de grande ampleur dans le nord du Royaume. Pour les responsables, ces événements confirment la vulnérabilité croissante des écosystèmes forestiers face aux dérèglements climatiques. D’autant que les dernières précipitations ont favorisé une végétation abondante, augmentant le volume de matière inflammable pour l’été prochain.
Face à ce risque, l’Agence nationale des eaux et forêts a mobilisé un budget de 150 millions de dirhams pour la saison 2026. Ce montant servira à renforcer les moyens de prévention et de lutte contre les incendies. Le programme prévoit notamment l’ouverture et l’entretien de pistes forestières, la maintenance des pare-feux, l’aménagement de points d’eau, la réhabilitation de tours de surveillance ainsi que le renforcement des effectifs et des moyens logistiques.
Le dispositif aérien, notamment les avions Canadair, restera également mobilisé aux côtés des équipes terrestres spécialisées.
Les autorités rappellent que la majorité des incendies trouvent leur origine dans des comportements humains. C’est dans cette optique que les campagnes de sensibilisation menées en 2025, à l’occasion de la journée nationale dédiée aux risques de feux de forêt, ont touché près de 35.000 personnes dans les écoles et les espaces forestiers. L’Agence appelle ainsi les citoyens et visiteurs des zones boisées à la vigilance maximale durant l’été : éviter tout usage du feu, signaler rapidement tout comportement suspect ou départ de fumée, et adopter les bons réflexes de prévention.
Dans un pays où la forêt joue un rôle écologique, social et économique majeur, la bataille contre les incendies s’annonce désormais comme un enjeu durable de sécurité environnementale.
