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2025 parmi les trois années les plus chaudes pour l’océan (étude)

Malgré l’amorce de la phase La Niña, généralement associée à un effet de refroidissement à l’échelle mondiale, 2025 figure parmi les trois années les plus chaudes jamais observées pour l'océan global, selon une estimation de Mercator Ocean International, publiée jeudi.

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Dans le prolongement des récentes conclusions sur le climat confirmant que 2025 compte parmi les années les plus chaudes jamais enregistrées à l’échelle planétaire, l’entité chargée de l’exploitation du service Copernicus Marine de l'UE, basée à Toulouse, met en évidence le maintien de températures océaniques exceptionnellement élevées tout au long de l'année.



D’après ses analyses, 2025 s’impose ainsi comme « l'année la plus chaude jamais observée pour l’océan dans les conditions actuelles de La Niña depuis le début des observations en 1993 ». Ces résultats, précise-t-on, s’appuient sur les systèmes opérationnels de prévision océanique de Mercator Ocean, qui fournissent des analyses détaillées sur l'état de l’océan à l'échelle mondiale.

Dans le détail, l’étude relève que la température de surface de l’océan global (SST) s'élevait à 20,80 ± 0,12 °C en 2025, ce qui en fait « la 3ᵉ année la plus chaude depuis le début des relevés » avec « 81 % de l’océan au-dessus de la moyenne des températures ». Il s’agit également de « l’année La Niña la plus chaude jamais enregistrée », ajoute la même source.

Pour l’Atlantique Nord qui affiche une SST moyenne de 22,42 ± 0,18 °C , 2025 est la 6ᵉ année la plus chaude sur 33 ans, selon l’étude qui situe 69 % du bassin dans les 10 années les plus chaudes. Avec une SST moyenne 21,21 ± 0,07 °C, la Méditerranée a enregistré en 2025 sa 2ᵉ année la plus chaude, avec 98 % du bassin au-dessus de la moyenne, dont 25 % au moins 1°C au-dessus.

S’agissant des canicules marines, l’analyse fait état de 89 % de l’océan mondial affecté ; 97 % de l’Atlantique Nord et 99,6 % de la Méditerranée (dont 64 % du bassin simultanément impacté en juin 2025, « un record pour un mois de juin »).

Par ailleurs, l’étude note que l’étendue de la glace de mer est restée inférieure à la moyenne de long terme dans l’Arctique et l’Antarctique, précisant qu’« un minimum record a été atteint en Arctique en décembre, tandis que la banquise antarctique hivernale figure parmi les plus faibles jamais observées ».
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