Nombreux sont les étudiants marocains qui affirment vivre dans un climat d’inquiétude grandissante et d’angoisse permanente à Dakar, suite au match ayant opposé le Maroc au Sénégal et qui s’est terminé par la victoire du Sénégal. Menaces, intimidations, harcèlement... tel est leur lot quotidien depuis dimanche dernier. Certes, ces pratiques ne sont pas systématiques, mais de nombreux cas d’agressions ont été signalés selon des témoignages concordants.
Une insécurité ressentie au quotidien
Parmi les témoignages recueillis, celui d’Amina, 19 ans, étudiante marocaine en deuxième année de médecine à l’Université Cheikh Anta Diop (UCAD), traduit la peur qui s’est installée depuis la fin du match de dimanche dernier. La jeune femme affirme avoir été intimidée et menacée à plusieurs reprises alors qu’elle se rendait à l’université. Elle raconte notamment avoir failli être agressée par un groupe de trois individus.
«Sans l’intervention de jeunes étudiants marocains qui ont pris ma défense, j’aurais pu être lynchée», confie-t-elle, visiblement traumatisée par l’épisode. Depuis cet incident, Amina dit ne plus se sentir en sécurité à l’extérieur. Elle explique s’être confinée, craignant une agression ou de nouveaux actes de harcèlement. Malgré l’importance de certains travaux pratiques, obligatoires dans le cursus médical, elle assure ne plus pouvoir se rendre aux cours. «J’ai trop peur de sortir», confie-t-elle.
Le même sentiment d’angoisse et d’insécurité est partagé par d’autres étudiants. Yassine, 22 ans, étudiant marocain en pharmacie à Dakar, explique avoir changé ses habitudes depuis les incidents rapportés ces derniers jours. «Avant, je rentrais tard après les révisions. Maintenant, dès qu’il fait nuit, je préfère ne plus sortir», raconte-t-il. Selon lui, l’atmosphère est devenue pesante, notamment aux abords de certains quartiers étudiants. «On sent une tension dans les regards, dans les paroles. Même quand il ne se passe rien, on a l’impression qu’il suffit d’un détail pour que ça dégénère», ajoute-t-il. Depuis, il privilégie les déplacements en groupe et évite de rester seul dans la rue.
«Sans l’intervention de jeunes étudiants marocains qui ont pris ma défense, j’aurais pu être lynchée», confie-t-elle, visiblement traumatisée par l’épisode. Depuis cet incident, Amina dit ne plus se sentir en sécurité à l’extérieur. Elle explique s’être confinée, craignant une agression ou de nouveaux actes de harcèlement. Malgré l’importance de certains travaux pratiques, obligatoires dans le cursus médical, elle assure ne plus pouvoir se rendre aux cours. «J’ai trop peur de sortir», confie-t-elle.
Le même sentiment d’angoisse et d’insécurité est partagé par d’autres étudiants. Yassine, 22 ans, étudiant marocain en pharmacie à Dakar, explique avoir changé ses habitudes depuis les incidents rapportés ces derniers jours. «Avant, je rentrais tard après les révisions. Maintenant, dès qu’il fait nuit, je préfère ne plus sortir», raconte-t-il. Selon lui, l’atmosphère est devenue pesante, notamment aux abords de certains quartiers étudiants. «On sent une tension dans les regards, dans les paroles. Même quand il ne se passe rien, on a l’impression qu’il suffit d’un détail pour que ça dégénère», ajoute-t-il. Depuis, il privilégie les déplacements en groupe et évite de rester seul dans la rue.
Un incident à la faculté et un appel au calme
La tension ne se limiterait pas aux déplacements. Dans un communiqué daté du 21 janvier 2026, l’Amicale des étudiants de la Faculté de médecine, de pharmacie et d’odontologie (FMPO) évoque un incident survenu «dans la nuit d’hier (mardi)» au sein de la faculté. Selon ce document, «un groupe d’individus a effectué une descente dans les salles de révision afin d’attaquer des étudiants étrangers», provoquant «la blessure d’un étudiant sénégalais qui tentait de prendre leur défense». L’Amicale dit condamner fermement ces actes, apporte son soutien à l’étudiant blessé et affirme l’accompagner dans les démarches qu’il jugera nécessaires. Elle appelle également au calme et rappelle son engagement à défendre les intérêts de tous les étudiants, sans distinction.
Des cours assurés «exclusivement en ligne» pour des raisons de sécurité
Dans la foulée, une note d’information datée elle aussi du 21 janvier 2026 confirme une mesure exceptionnelle : la mise en place des cours à distance. Le document précise que, «pour des raisons de sécurité», les enseignements prévus durant la semaine en cours seront assurés exclusivement en ligne, conformément aux emplois du temps habituels et via les plateformes pédagogiques institutionnelles. La note est signée par le doyen le Professeur Papa Saloum Diop.
Une inquiétude qui dépasse les campus
Pour de nombreux étudiants marocains, cette situation a des conséquences immédiates sur la vie quotidienne et la continuité des études. Certains disent limiter leurs déplacements et se confiner, pendant que, de l’autre côté, des parents au Maroc s’alarment et redoutent que leurs enfants ne soient pris pour cible. Si l’enseignement à distance offre un répit temporaire, plusieurs étudiants espèrent surtout un retour rapide à un climat apaisé, permettant de reprendre les cours et la vie universitaire dans des conditions normales et sécurisées.
