Dans un monde marqué par le stress et des rythmes de vie de plus en plus effrénés, le chant choral se fait petit à petit une place parmi les activités recherchées pour se ressourcer et favoriser le bien-être. Cette pratique séduit notamment les jeunes, en quête d’espaces d’expression, de lien social et d’équilibre. Mais ce que l’on sait moins, c’est que le chant choral contribue aussi au développement de plusieurs compétences, utiles aussi bien dans la vie professionnelle que dans les relations au quotidien.
Ce sont là les principales idées développées lors d’une rencontre organisée récemment à Casablanca par l’Inner Wheel Club Mers Sultan, en collaboration avec le Rotary Club Casablanca Mers Sultan. Placé sous le thème «Chorale Rahat Al Arouah : La Symphonie du bien-être», l’événement a permis d’aborder le chant collectif à la fois sous l’angle de la pratique musicale, des compétences relationnelles et du bien-être psychologique.
Le collectif devient alors un espace où chacun apprend à s’exprimer tout en tenant compte des autres, dans la recherche d’un équilibre commun. Des aptitudes qui, loin de se limiter à la pratique musicale, trouvent aussi leur prolongement dans la vie professionnelle. Savoir écouter, trouver sa place au sein d’un groupe, ajuster sa manière de communiquer, coordonner ses actions avec celles des autres et avancer vers un objectif commun figurent parmi les compétences aujourd’hui recherchées dans de nombreux environnements de travail. La chorale offre ainsi un cadre concret pour les développer, en plaçant l’individu dans une dynamique où sa performance dépend aussi de sa capacité à composer avec le collectif.
Des principes qui prennent tout leur sens dans le monde professionnel, où l’esprit d’équipe, la complémentarité des profils et le partage de valeurs communes contribuent à créer une dynamique de travail fondée sur la confiance et la coopération. Au-delà de la pratique collective, l’artiste a aussi placé la communication au cœur de cette expérience. «La force de la chorale réside aussi dans la capacité de parler du cœur, car ce qui sort du cœur va droit au cœur», souligne-t-il. Pour Ahmed Hamrass, cette capacité à s’exprimer avec sincérité constitue l’une des bases de la communication interpersonnelle : parler avec le cœur permet de toucher l’autre, de créer une connexion et de transmettre un message avec davantage de force pour, à terme, convaincre.
Cette dimension collective conduit naturellement à la question du bien-être et de l’expression émotionnelle, abordée par Nadia Akil, psychologue clinicienne, psychothérapeute et membre de la chorale. Son regard de professionnelle, associé à son expérience de choriste, permet d’élargir la réflexion sur les effets de la musique et du chant sur l’équilibre psychologique. Car avant même de parler de performance ou de maîtrise vocale, la musique peut constituer un moyen d’entrer en contact avec ce qui se joue en soi. «La musicothérapie part d’une idée assez simple : la musique peut parfois atteindre ce que les mots ont du mal à exprimer. Une mélodie peut réveiller un souvenir, un rythme peut libérer une émotion et une voix peut créer du lien ou apporter de l’apaisement», explique-t-elle. Cette capacité à faire émerger des émotions parfois difficiles à mettre en mots ouvre alors la voie à un autre mouvement : celui du travail sur soi.
En permettant de ressentir et d’exprimer ce qui était jusque-là contenu, la musique peut aider à relâcher certaines tensions et à prendre conscience de son état intérieur. «Dans un cadre thérapeutique, la musique devient ainsi un véritable support d’expression et d’accompagnement. Il ne s’agit pas de savoir chanter ou jouer d’un instrument, mais de laisser la musique ouvrir un espace où chacun peut ressentir, s’exprimer et entrer autrement en relation avec lui-même et avec les autres», ajoute Nadia Akil.
C’est précisément dans cet espace que peut s’opérer une forme de pause par rapport au rythme et aux sollicitations du quotidien. Le chant permet alors de suspendre, ne serait-ce qu’un instant, les préoccupations, de laisser circuler les émotions et de relâcher une partie de la charge accumulée. Ce temps accordé à soi peut favoriser le recentrage et le ressourcement, avant de retrouver les exigences de la vie quotidienne avec davantage de distance. «Il devient alors un moment pour se recentrer, se ressourcer et retrouver les ressources nécessaires pour affronter les difficultés avec davantage de recul», insiste-t-elle. Au-delà de la voix et de la musique, c’est donc un autre rapport à soi et aux autres qui se construit, faisant du chant un espace où l’on apprend aussi à mieux vivre avec ses émotions et avec les autres.
Ce sont là les principales idées développées lors d’une rencontre organisée récemment à Casablanca par l’Inner Wheel Club Mers Sultan, en collaboration avec le Rotary Club Casablanca Mers Sultan. Placé sous le thème «Chorale Rahat Al Arouah : La Symphonie du bien-être», l’événement a permis d’aborder le chant collectif à la fois sous l’angle de la pratique musicale, des compétences relationnelles et du bien-être psychologique.
L’unité, l’écoute et la synchronisation au cœur du collectif
Intervenant à cette occasion, Jamal Hamrass, maestro, artiste, coach vocal et fondateur de la Chorale Rahat Al Arouah, a mis l’accent sur le principe de l’unité et son importance dans le champ collectif. En effet, explique-t-il, la chorale ne consiste pas seulement à chanter au même moment, mais à faire converger les voix, les corps et les intentions vers une même expression. «Cela suppose que chacun trouve sa place dans l’ensemble tout en restant attentif à l’autre», ajoute-t-il. De cette unité découlent, d’après Hamrass, deux autres disciplines tout aussi indispensables dans la chorale, à savoir l’écoute et la synchronisation. Elles permettent d’ajuster les voix, les respirations, les rythmes et les intensités.Le collectif devient alors un espace où chacun apprend à s’exprimer tout en tenant compte des autres, dans la recherche d’un équilibre commun. Des aptitudes qui, loin de se limiter à la pratique musicale, trouvent aussi leur prolongement dans la vie professionnelle. Savoir écouter, trouver sa place au sein d’un groupe, ajuster sa manière de communiquer, coordonner ses actions avec celles des autres et avancer vers un objectif commun figurent parmi les compétences aujourd’hui recherchées dans de nombreux environnements de travail. La chorale offre ainsi un cadre concret pour les développer, en plaçant l’individu dans une dynamique où sa performance dépend aussi de sa capacité à composer avec le collectif.
Chanter ensemble, se construire soi-même
Les compétences évoquées ont aussi été mises en pratique lors de la rencontre, à travers plusieurs exercices proposés par Ahmed Hamrass, artiste et formateur. Ce dernier a d’ailleurs invité les participants à expérimenter concrètement l’écoute, la synchronisation et, par conséquent, l’unité, à travers des exercices faisant appel à la coordination, à l’attention portée à l’autre et à la capacité à agir ensemble. Frère aîné de Jamal Hamrass, Ahmed Hamrass a particulièrement insisté sur la notion du collectif, qui constitue, selon lui, l’une des forces essentielles de la chorale. Car si chaque voix conserve sa singularité, c’est sa capacité à s’accorder avec les autres, à partager une même intention et à avancer vers un objectif commun qui donne sa force à l’ensemble.Des principes qui prennent tout leur sens dans le monde professionnel, où l’esprit d’équipe, la complémentarité des profils et le partage de valeurs communes contribuent à créer une dynamique de travail fondée sur la confiance et la coopération. Au-delà de la pratique collective, l’artiste a aussi placé la communication au cœur de cette expérience. «La force de la chorale réside aussi dans la capacité de parler du cœur, car ce qui sort du cœur va droit au cœur», souligne-t-il. Pour Ahmed Hamrass, cette capacité à s’exprimer avec sincérité constitue l’une des bases de la communication interpersonnelle : parler avec le cœur permet de toucher l’autre, de créer une connexion et de transmettre un message avec davantage de force pour, à terme, convaincre.
Cette dimension collective conduit naturellement à la question du bien-être et de l’expression émotionnelle, abordée par Nadia Akil, psychologue clinicienne, psychothérapeute et membre de la chorale. Son regard de professionnelle, associé à son expérience de choriste, permet d’élargir la réflexion sur les effets de la musique et du chant sur l’équilibre psychologique. Car avant même de parler de performance ou de maîtrise vocale, la musique peut constituer un moyen d’entrer en contact avec ce qui se joue en soi. «La musicothérapie part d’une idée assez simple : la musique peut parfois atteindre ce que les mots ont du mal à exprimer. Une mélodie peut réveiller un souvenir, un rythme peut libérer une émotion et une voix peut créer du lien ou apporter de l’apaisement», explique-t-elle. Cette capacité à faire émerger des émotions parfois difficiles à mettre en mots ouvre alors la voie à un autre mouvement : celui du travail sur soi.
En permettant de ressentir et d’exprimer ce qui était jusque-là contenu, la musique peut aider à relâcher certaines tensions et à prendre conscience de son état intérieur. «Dans un cadre thérapeutique, la musique devient ainsi un véritable support d’expression et d’accompagnement. Il ne s’agit pas de savoir chanter ou jouer d’un instrument, mais de laisser la musique ouvrir un espace où chacun peut ressentir, s’exprimer et entrer autrement en relation avec lui-même et avec les autres», ajoute Nadia Akil.
C’est précisément dans cet espace que peut s’opérer une forme de pause par rapport au rythme et aux sollicitations du quotidien. Le chant permet alors de suspendre, ne serait-ce qu’un instant, les préoccupations, de laisser circuler les émotions et de relâcher une partie de la charge accumulée. Ce temps accordé à soi peut favoriser le recentrage et le ressourcement, avant de retrouver les exigences de la vie quotidienne avec davantage de distance. «Il devient alors un moment pour se recentrer, se ressourcer et retrouver les ressources nécessaires pour affronter les difficultés avec davantage de recul», insiste-t-elle. Au-delà de la voix et de la musique, c’est donc un autre rapport à soi et aux autres qui se construit, faisant du chant un espace où l’on apprend aussi à mieux vivre avec ses émotions et avec les autres.
