Menu
Search
Lundi 20 Avril 2026
S'abonner
close

Entrepreneuriat féminin : le Brésil et le Maroc explorent les moyens de renforcer leur coopération

Entre avancées significatives et des freins persistants, l’entrepreneuriat féminin s’affirme de plus en plus comme un levier majeur de transformation économique et sociale. Soucieuse d’alimenter la réflexion sur cette thématique, l’Ambassade du Brésil au Maroc a organisé la semaine dernière, à Rabat, une rencontre réunissant institutionnels, expertes et femmes entrepreneurs. Ce rendez-vous a permis d’examiner les perspectives de coopération et de rapprochement entre les entrepreneures des deux pays en faveur du développement de l’entrepreneuriat féminin.

No Image
L’entrepreneuriat féminin s’impose progressivement comme un levier clé de transformation économique et sociale. Le progrès réalisé est indéniable, malgré des obstacles qui persistent et continuent de limiter son essor, notamment en matière d’accès au financement, d’accompagnement et de conditions socioculturelles parfois contraignantes.

Des efforts restent donc à mener pour lever ces freins et permettre aux femmes d’exprimer pleinement leur potentiel entrepreneurial. C’est dans cette dynamique qu’une rencontre a été organisée la semaine dernière à Rabat, à l’initiative de l’Ambassade du Brésil au Maroc, à l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes, célébrée le 8 mars. L’événement a réuni des acteurs institutionnels, des expertes et des femmes entrepreneurs autour des enjeux de la coopération Sud-Sud et du développement de l’entrepreneuriat féminin. L’objectif affiché était clair : dépasser le simple échange d’expériences pour construire des partenariats concrets et durables entre acteurs marocains et brésiliens, capables de générer un impact réel sur le terrain et d’accompagner la montée en puissance des initiatives féminines.

Une dynamique Maroc-Brésil en faveur de l’entrepreneuriat féminin

Dans son intervention, l’Ambassadeur du Brésil au Maroc, Son Excellence Alexandre Guido Lopes Parola, a souligné que la participation pleine et entière des femmes à la vie économique constituait une condition indispensable à la prospérité des sociétés. Il a mis en avant le potentiel du partenariat entre le Maroc et le Brésil, qu’il considère comme «un espace propice au partage d’expertises, à la création de synergies et à l’émergence de nouvelles opportunités de croissance inclusive». Selon lui, ce type de rencontres permet également de renforcer les réseaux entre femmes entrepreneurs des deux pays et de favoriser l’émergence d’initiatives communes à impact concret. De son côté, la présidente de l’Association des femmes-chefs d’entreprises du Maroc, Leïla Doukali, a insisté sur la portée stratégique de cette initiative, qu’elle considère comme un espace de convergence entre deux visions économiques complémentaires. Elle a, également, confirmé qu’en dépit des progrès réalisés, les femmes entrepreneurs continuaient de faire face à des obstacles structurels, notamment l’accès au financement et certaines contraintes socioculturelles. Des obstacles qui ne peuvent être levés qu’à travers le renforcement des mécanismes de coopération, notamment les programmes de mentorat, la création de passerelles d’affaires et la facilitation de l’accès aux marchés. À cet égard, Leïla Doukali a appelé à faire de la coopération Sud-Sud un véritable levier de transformation économique inclusive.

Le Maroc comme espace de dialogue interculturel

Pour sa part, Giselle Hardt, auteure brésilienne de l’ouvrage «Maroc, découvrir, aimer, faire des affaires», a mis en avant le rôle du Maroc comme espace d’inspiration et de dialogue interculturel. Elle a souligné la capacité des femmes marocaines à contribuer activement à la construction de ponts entre les cultures, estimant que le pays offrait un environnement propice à l’émergence de modèles féminins dans l’entrepreneuriat et à la consolidation de partenariats fondés sur la confiance et la coopération. Les travaux de cette rencontre ont finalement convergé vers un même constat : la nécessité de renforcer l’investissement dans les compétences des femmes et de consolider leur présence dans les différents secteurs productifs, en tant qu’actrices incontournables d’un développement économique durable, inclusif et tourné vers l’avenir.

Au-delà des enjeux structurels, les échanges ont également mis en lumière un autre levier essentiel : la capacité des femmes à sortir de leur zone de confort et à dépasser certains freins internes, tels que le manque de confiance en soi ou la peur de l’échec. Des facteurs souvent silencieux, mais déterminants dans le passage à l’action et la concrétisation des projets entrepreneuriaux.
Lisez nos e-Papers