En 2026, suivre les Lions de l’Atlas en Coupe du monde ne consiste plus seulement à attendre 90 minutes devant un match. Désormais, l’aventure se vit en continu, à travers les images de ceux qui ont fait le déplacement et de ceux qui racontent la compétition depuis le Maroc.
Une Coupe du monde parallèle s’écrit ainsi chaque jour : plus spontanée, plus proche et portée par une communauté marocaine qui veut tout voir, tout partager et ne rien manquer. En effet, sur les réseaux sociaux, les influenceurs marocains sont devenus les nouveaux reporters du quotidien. Certains sont partis à l’autre bout de l’Atlantique pour accompagner les Lions de l’Atlas, d’autres sont restés au Maroc mais suivent chaque détail de l’aventure, partageant analyses, réactions et images venues de l’étranger. On assiste alors à une Coupe du monde qui se vit avant, pendant et après les matchs.
Mais ce qui attire particulièrement les internautes, ce sont les petits détails du quotidien.
Combien coûte un repas aux États-Unis ? Quel budget faut-il prévoir pour suivre les Lions ? Comment vivent les supporters marocains sur place ? Quelle est l’ambiance dans les rues avant un match ?
Autant de questions auxquelles répondent ces nouveaux chroniqueurs du Mondial, téléphone à la main.
Certains partagent leurs découvertes culinaires, testent des restaurants, montrent les spécialités locales ou racontent leurs premières impressions face aux prix parfois élevés dans les villes américaines. À travers leurs vidéos, le public marocain découvre une autre facette de la compétition : celle du voyage, de la débrouille et de l’expérience humaine. «J’ai l’impression de voyager avec eux», explique Yasmine, 24 ans, qui suit plusieurs créateurs marocains depuis le début du tournoi. «Ce n’est pas seulement le match qui m’intéresse. Je veux voir l’ambiance dans les rues, les supporters, les chants, les rencontres avec les étrangers. Ils montrent des choses qu’on ne voit pas forcément à la télévision.»
Le sociologue estime que les créateurs de contenu occupent désormais une place intermédiaire entre le supporter et le média traditionnel. «Ils ne remplacent pas le journalisme sportif, mais ils apportent autre chose. Ils donnent accès à une expérience plus personnelle, plus spontanée. Leur force est de montrer l’envers du décor : un trajet en bus, une attente devant un stade, un repas partagé avec d’autres supporters, une discussion improvisée avec un inconnu. Ce sont des moments simples qui deviennent importants parce qu’ils racontent l’expérience humaine derrière le match.»
Pour Hamid Wajdi, cette proximité explique en grande partie le succès de ces contenus auprès du public marocain. «L’internaute a le sentiment d’être proche de celui qui filme. Il ne regarde plus seulement une image venue de loin, il suit une personne avec laquelle il crée une forme de lien. Quand un créateur montre son arrivée dans une ville américaine, son hôtel, ses dépenses ou ses rencontres, le public a l’impression de participer au voyage.»
Cette nouvelle manière de suivre la compétition répond aussi à une évolution des habitudes numériques. «Nous sommes passés d’une consommation passive à une consommation interactive. Avant, l’émotion était concentrée au moment du match. Aujourd’hui, elle est permanente. Elle commence avec les préparatifs, continue pendant la rencontre et se prolonge après à travers les réactions, les débats et les souvenirs partagés.» Le sociologue souligne aussi le rôle identitaire joué par ces contenus, particulièrement lors des grandes compétitions internationales. «Le football n’est pas seulement un sport. Il devient un espace où se construisent des émotions collectives. Les vidéos des supporters marocains aux États-Unis, les chants dans les rues ou les rassemblements autour des Lions créent un sentiment d’appartenance qui dépasse largement le cadre sportif.»
Selon lui, les réseaux sociaux participent ainsi à écrire une nouvelle mémoire du Mondial. «Dans quelques années, beaucoup de supporters ne se souviendront pas uniquement du résultat d’un match. Ils se souviendront aussi d’une vidéo, d’une ambiance, d’un moment partagé en ligne ou d’une histoire découverte pendant la compétition. Les réseaux sociaux deviennent une sorte d’archive populaire de l’événement.»
Pour Hamid Wajdi, cette Coupe du monde 2026 confirme donc une tendance déjà observée lors des précédentes grandes compétitions : le sport se joue sur le terrain, mais il se raconte désormais partout ailleurs.
Une Coupe du monde parallèle s’écrit ainsi chaque jour : plus spontanée, plus proche et portée par une communauté marocaine qui veut tout voir, tout partager et ne rien manquer. En effet, sur les réseaux sociaux, les influenceurs marocains sont devenus les nouveaux reporters du quotidien. Certains sont partis à l’autre bout de l’Atlantique pour accompagner les Lions de l’Atlas, d’autres sont restés au Maroc mais suivent chaque détail de l’aventure, partageant analyses, réactions et images venues de l’étranger. On assiste alors à une Coupe du monde qui se vit avant, pendant et après les matchs.
Des supporters devenus créateurs de contenu
Depuis plusieurs semaines, des créateurs marocains documentent leur périple depuis le départ jusqu’aux villes hôtes de la compétition. Dans leurs vidéos, on découvre les coulisses que les caméras classiques montrent rarement : les heures de voyage, la recherche d’un hôtel, les trajets entre les villes américaines, les files d’attente, les rencontres avec d’autres supporters ou encore les moments de fatigue après de longues journées.Mais ce qui attire particulièrement les internautes, ce sont les petits détails du quotidien.
Combien coûte un repas aux États-Unis ? Quel budget faut-il prévoir pour suivre les Lions ? Comment vivent les supporters marocains sur place ? Quelle est l’ambiance dans les rues avant un match ?
Autant de questions auxquelles répondent ces nouveaux chroniqueurs du Mondial, téléphone à la main.
Certains partagent leurs découvertes culinaires, testent des restaurants, montrent les spécialités locales ou racontent leurs premières impressions face aux prix parfois élevés dans les villes américaines. À travers leurs vidéos, le public marocain découvre une autre facette de la compétition : celle du voyage, de la débrouille et de l’expérience humaine. «J’ai l’impression de voyager avec eux», explique Yasmine, 24 ans, qui suit plusieurs créateurs marocains depuis le début du tournoi. «Ce n’est pas seulement le match qui m’intéresse. Je veux voir l’ambiance dans les rues, les supporters, les chants, les rencontres avec les étrangers. Ils montrent des choses qu’on ne voit pas forcément à la télévision.»
L’ambiance marocaine traverse l’Atlantique
Dans les villes qui accueillent les rencontres, les supporters marocains sont rapidement devenus l’un des éléments les plus visibles du décor. Les vidéos montrant les chants dans les rues, les drapeaux marocains dans les espaces publics ou les rassemblements improvisés connaissent un fort succès. Les créateurs captent ces moments d’émotion : des familles venues soutenir les Lions, des jeunes qui ont économisé pendant des mois pour vivre le Mondial, ou encore des Marocains installés à l’étranger qui retrouvent une atmosphère de fête. Certains supporters marocains partagent aussi des voyages exceptionnels, parfois réalisés avec des moyens limités, mais portés par une seule motivation : être présents pour soutenir les Lions. Chaque publication devient un morceau d’une grande histoire collective. Et même ceux qui n’ont pas fait le déplacement participent à cette narration.Au Maroc aussi, le Mondial continue sur les écrans
Restés au pays, plusieurs créateurs de contenu jouent un autre rôle : ils sélectionnent, commentent et relaient les images qui circulent depuis les États-Unis. Sur TikTok, Instagram ou YouTube, ils décryptent les matchs, analysent les performances des joueurs, réagissent aux moments forts et partagent les vidéos les plus marquantes. Leur force : créer une conversation permanente autour de la compétition. Avant le match, les supporters cherchent les dernières informations. Pendant la rencontre, ils suivent les réactions. Après le coup de sifflet final, ils veulent revoir les moments forts, les coulisses et les témoignages. Et c’est ce que font exactement ces créateurs de contenu.Une nouvelle mémoire du Mondial
Pour le sociologue Hamid Wajdi, l’explosion des contenus autour de la Coupe du monde illustre une transformation profonde du rapport que les supporters entretiennent avec le sport. «Pendant longtemps, le supporter était essentiellement un spectateur. Il regardait un match, commentait le résultat avec son entourage et gardait son expérience dans un cadre privé. Aujourd’hui, avec les réseaux sociaux, il devient aussi un acteur de l’événement. Il filme, il raconte, il partage et participe lui-même à la construction du récit autour de la compétition», analyse-t-il. Selon lui, les grands rendez-vous sportifs ne se limitent plus aux 90 minutes disputées sur le terrain. Ils deviennent des expériences globales où chaque détail peut prendre de l’importance : le voyage, l’ambiance dans les rues, les rencontres entre supporters, les émotions dans les tribunes ou encore les difficultés rencontrées pour suivre son équipe. «La Coupe du monde est devenue un événement qui se vit avant même le coup d’envoi. Le supporter ne cherche plus uniquement à connaître le score. Il veut voir ce qui se passe autour : comment les autres vivent l’événement, comment une ville se transforme, comment une communauté se rassemble», explique-t-il.Le sociologue estime que les créateurs de contenu occupent désormais une place intermédiaire entre le supporter et le média traditionnel. «Ils ne remplacent pas le journalisme sportif, mais ils apportent autre chose. Ils donnent accès à une expérience plus personnelle, plus spontanée. Leur force est de montrer l’envers du décor : un trajet en bus, une attente devant un stade, un repas partagé avec d’autres supporters, une discussion improvisée avec un inconnu. Ce sont des moments simples qui deviennent importants parce qu’ils racontent l’expérience humaine derrière le match.»
Pour Hamid Wajdi, cette proximité explique en grande partie le succès de ces contenus auprès du public marocain. «L’internaute a le sentiment d’être proche de celui qui filme. Il ne regarde plus seulement une image venue de loin, il suit une personne avec laquelle il crée une forme de lien. Quand un créateur montre son arrivée dans une ville américaine, son hôtel, ses dépenses ou ses rencontres, le public a l’impression de participer au voyage.»
Cette nouvelle manière de suivre la compétition répond aussi à une évolution des habitudes numériques. «Nous sommes passés d’une consommation passive à une consommation interactive. Avant, l’émotion était concentrée au moment du match. Aujourd’hui, elle est permanente. Elle commence avec les préparatifs, continue pendant la rencontre et se prolonge après à travers les réactions, les débats et les souvenirs partagés.» Le sociologue souligne aussi le rôle identitaire joué par ces contenus, particulièrement lors des grandes compétitions internationales. «Le football n’est pas seulement un sport. Il devient un espace où se construisent des émotions collectives. Les vidéos des supporters marocains aux États-Unis, les chants dans les rues ou les rassemblements autour des Lions créent un sentiment d’appartenance qui dépasse largement le cadre sportif.»
Selon lui, les réseaux sociaux participent ainsi à écrire une nouvelle mémoire du Mondial. «Dans quelques années, beaucoup de supporters ne se souviendront pas uniquement du résultat d’un match. Ils se souviendront aussi d’une vidéo, d’une ambiance, d’un moment partagé en ligne ou d’une histoire découverte pendant la compétition. Les réseaux sociaux deviennent une sorte d’archive populaire de l’événement.»
Pour Hamid Wajdi, cette Coupe du monde 2026 confirme donc une tendance déjà observée lors des précédentes grandes compétitions : le sport se joue sur le terrain, mais il se raconte désormais partout ailleurs.
