L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a récemment appelé à renforcer la vigilance face au coronavirus du syndrome respiratoire du Moyen-Orient (MERS-CoV), un virus connu pour sa forte létalité mais dont la circulation reste limitée géographiquement. Cette alerte intervient à un moment particulier pour le Maroc, marqué par l’accueil de milliers de visiteurs dans le cadre de la Coupe d’Afrique des Nations 2025, organisée du 21 décembre 2025 au 18 janvier 2026 et par l’approche des départs pour l’Omra durant les mois de Chaâbane et de Ramadan.
Dans ce contexte de déplacements massifs et de brassage de populations, la question d’un éventuel risque sanitaire se pose. Le Maroc doit-il s’inquiéter ? Les experts contactés par Le Matin apportent des éléments de réponse et se veulent globalement rassurants.
Le Pr Saïd Moutaouakkil, expert en anesthésie-réanimation, rappelle que le MERS-CoV appartient à la famille des coronavirus, au même titre que le virus du SRAS apparu au début des années 2000 ou le SARS-CoV-2, responsable de la pandémie de Covid-19. «Le MERS est toutefois différent par son mode de transmission et par sa gravité», précise-t-il.
Identifié pour la première fois au Moyen-Orient, ce virus se transmet initialement de l’animal à l’homme. La chauve-souris est considérée comme le réservoir originel, tandis que le dromadaire joue un rôle central dans la transmission à l’être humain. «L’infection survient surtout lors d’un contact direct avec les dromadaires ou par la consommation de leurs produits, notamment le lait ou la viande lorsqu’ils ne sont pas correctement cuits ou pasteurisés», explique le spécialiste.
Dans ce contexte de déplacements massifs et de brassage de populations, la question d’un éventuel risque sanitaire se pose. Le Maroc doit-il s’inquiéter ? Les experts contactés par Le Matin apportent des éléments de réponse et se veulent globalement rassurants.
Le Pr Saïd Moutaouakkil, expert en anesthésie-réanimation, rappelle que le MERS-CoV appartient à la famille des coronavirus, au même titre que le virus du SRAS apparu au début des années 2000 ou le SARS-CoV-2, responsable de la pandémie de Covid-19. «Le MERS est toutefois différent par son mode de transmission et par sa gravité», précise-t-il.
Identifié pour la première fois au Moyen-Orient, ce virus se transmet initialement de l’animal à l’homme. La chauve-souris est considérée comme le réservoir originel, tandis que le dromadaire joue un rôle central dans la transmission à l’être humain. «L’infection survient surtout lors d’un contact direct avec les dromadaires ou par la consommation de leurs produits, notamment le lait ou la viande lorsqu’ils ne sont pas correctement cuits ou pasteurisés», explique le spécialiste.
Une maladie rare mais sévère
La particularité du MERS réside dans son taux de mortalité élevé. «Environ 35% des personnes infectées peuvent en mourir, le plus souvent à la suite d’une insuffisance respiratoire aiguë», souligne le Pr Moutaouakkil. Une létalité qui contraste avec le nombre relativement limité de cas recensés dans le monde, mais qui justifie une surveillance étroite de la part des autorités sanitaires internationales.
Sur le plan clinique, le MERS se manifeste d’abord par des symptômes respiratoires non spécifiques, pouvant prêter à confusion avec d’autres infections virales courantes. Ce n’est que dans un second temps que la maladie peut évoluer vers des formes graves, marquées par une détresse respiratoire sévère nécessitant une prise en charge hospitalière, notamment chez les personnes âgées ou atteintes de maladies chroniques.
La transmission interhumaine existe, mais elle reste rare et circonscrite. Elle survient principalement dans des contextes de contact étroit et prolongé, au sein des familles ou dans les établissements de santé. «Les personnes infectées ne deviennent contagieuses qu’après l’apparition des symptômes respiratoires, ce qui permet de les identifier rapidement et de les isoler», précise le Pr Moutaouakkil, soulignant un élément clé dans le contrôle de la propagation du virus.
À ce jour, aucun vaccin ni traitement spécifique contre le MERS n’est disponible. La prévention, le diagnostic précoce et l’isolement des cas suspects constituent donc les principaux leviers de lutte contre cette infection.
Sur le plan clinique, le MERS se manifeste d’abord par des symptômes respiratoires non spécifiques, pouvant prêter à confusion avec d’autres infections virales courantes. Ce n’est que dans un second temps que la maladie peut évoluer vers des formes graves, marquées par une détresse respiratoire sévère nécessitant une prise en charge hospitalière, notamment chez les personnes âgées ou atteintes de maladies chroniques.
La transmission interhumaine existe, mais elle reste rare et circonscrite. Elle survient principalement dans des contextes de contact étroit et prolongé, au sein des familles ou dans les établissements de santé. «Les personnes infectées ne deviennent contagieuses qu’après l’apparition des symptômes respiratoires, ce qui permet de les identifier rapidement et de les isoler», précise le Pr Moutaouakkil, soulignant un élément clé dans le contrôle de la propagation du virus.
À ce jour, aucun vaccin ni traitement spécifique contre le MERS n’est disponible. La prévention, le diagnostic précoce et l’isolement des cas suspects constituent donc les principaux leviers de lutte contre cette infection.
Omra et grands rassemblements : un risque théorique
Pour le Dr Tayeb Hamdi, médecin et chercheur en politiques et systèmes de santé, le contexte actuel ne justifie pas d’inquiétude particulière pour le Maroc. «Le brassage des populations pose toujours un risque de santé publique en général, mais pas spécifiquement pour le MERS », explique-t-il.
Il rappelle que la transmission du virus est essentiellement liée à un contact avec les dromadaires ou avec des patients déjà symptomatiques. «La transmission interhumaine est faible et nécessite un contact étroit et prolongé, ce qui limite fortement le risque lors de manifestations sportives ou de grands événements», souligne-t-il. Le spécialiste précise également qu’aucune mutation récente du virus n’a été signalée, un élément rassurant quant à sa capacité actuelle de diffusion.
Concernant la CAN 2025, le Dr Hamdi se montre clair : «Le MERS n’est pas présent en Afrique et aucun cas n’a été enregistré au Maroc. Il n’y a donc pas de risque particulier lié à cet événement.»
Face aux flux touristiques et aux grands rassemblements, le ministère de la Santé a mis en place un dispositif de surveillance sanitaire renforcé. Celui-ci vise à détecter rapidement toute maladie à déclaration obligatoire ou tout incident de santé publique, qu’il s’agisse de maladies infectieuses ou d’urgences médicales.
«Il ne s’agit pas uniquement du MERS, mais de l’ensemble des risques sanitaires susceptibles d’être importés», précise le Dr Hamdi. Cette approche globale permet d’anticiper les situations à risque et d’intervenir rapidement, tout en maintenant un haut niveau de vigilance sans céder à l’alarmisme.
Il rappelle que la transmission du virus est essentiellement liée à un contact avec les dromadaires ou avec des patients déjà symptomatiques. «La transmission interhumaine est faible et nécessite un contact étroit et prolongé, ce qui limite fortement le risque lors de manifestations sportives ou de grands événements», souligne-t-il. Le spécialiste précise également qu’aucune mutation récente du virus n’a été signalée, un élément rassurant quant à sa capacité actuelle de diffusion.
Concernant la CAN 2025, le Dr Hamdi se montre clair : «Le MERS n’est pas présent en Afrique et aucun cas n’a été enregistré au Maroc. Il n’y a donc pas de risque particulier lié à cet événement.»
Face aux flux touristiques et aux grands rassemblements, le ministère de la Santé a mis en place un dispositif de surveillance sanitaire renforcé. Celui-ci vise à détecter rapidement toute maladie à déclaration obligatoire ou tout incident de santé publique, qu’il s’agisse de maladies infectieuses ou d’urgences médicales.
«Il ne s’agit pas uniquement du MERS, mais de l’ensemble des risques sanitaires susceptibles d’être importés», précise le Dr Hamdi. Cette approche globale permet d’anticiper les situations à risque et d’intervenir rapidement, tout en maintenant un haut niveau de vigilance sans céder à l’alarmisme.
Symptômes et mesures de prévention
Le MERS débute généralement par des symptômes respiratoires non spécifiques : toux, fièvre, fatigue, douleurs musculaires ou maux de tête. «Au début, il est difficile de le distinguer d’une grippe ou du Covid-19», explique le Dr Hamdi. Le contexte de voyage, notamment un séjour récent dans les pays du Golfe ou un contact avec des dromadaires, devient alors un élément déterminant dans l’orientation du diagnostic.
Les experts recommandent aux voyageurs se rendant au Moyen-Orient d’éviter tout contact avec les dromadaires, de ne pas consommer de lait ou de viande de dromadaire non pasteurisés, et de respecter strictement les règles d’hygiène des mains. Le port du masque dans les espaces clos ou très fréquentés reste également une mesure de précaution efficace contre les infections respiratoires en général.
Pour les spécialistes, l’alerte de l’OMS vise avant tout à renforcer la vigilance dans les zones où le virus circule et à prévenir toute évolution défavorable de sa transmissibilité. «Tant que le MERS reste difficilement transmissible entre humains, le risque demeure limité», conclut le Dr Hamdi.
Au Maroc, en l’absence de cas et dans un contexte de surveillance sanitaire renforcée, les experts estiment qu’il n’y a pas lieu de s’alarmer, tout en rappelant l’importance de la prévention et de la vigilance, notamment pour les voyageurs.
Les experts recommandent aux voyageurs se rendant au Moyen-Orient d’éviter tout contact avec les dromadaires, de ne pas consommer de lait ou de viande de dromadaire non pasteurisés, et de respecter strictement les règles d’hygiène des mains. Le port du masque dans les espaces clos ou très fréquentés reste également une mesure de précaution efficace contre les infections respiratoires en général.
Pour les spécialistes, l’alerte de l’OMS vise avant tout à renforcer la vigilance dans les zones où le virus circule et à prévenir toute évolution défavorable de sa transmissibilité. «Tant que le MERS reste difficilement transmissible entre humains, le risque demeure limité», conclut le Dr Hamdi.
Au Maroc, en l’absence de cas et dans un contexte de surveillance sanitaire renforcée, les experts estiment qu’il n’y a pas lieu de s’alarmer, tout en rappelant l’importance de la prévention et de la vigilance, notamment pour les voyageurs.
