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Jeudi 16 Avril 2026
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Finale de la CAN 2025 : la FRMF refuse d’accélérer la procédure au TAS, le bras de fer continue

La Fédération Royale marocaine de football (FRMF) a opposé un refus net à la demande de son homologue sénégalais, qui souhaitait un traitement accéléré du dossier de la CAN 2025 devant le Tribunal arbitral du sport. Une décision qui ne doit rien au hasard. Selon plusieurs sources médiatiques, la FRMF s’appuie sur une lecture stricte des textes du TAS, notamment l’article R44.4, qui conditionne toute accélération de procédure à l’accord de l’ensemble des parties. En optant pour un calendrier plus étendu, l’instance marocaine s’assure d’une instruction complète, avec l’audition de témoins clés tels que l’arbitre Jean-Jacques Ndala ou encore les membres des staffs présents lors de la finale disputée au Complexe Moulay Abdellah de Rabat.

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Le dossier de la CAN 2025 a franchi un nouveau cap cette semaine avec le refus de la FRMF et de la CAF d’un traitement express, comme le réclamait la Fédération sénégalaise. Loin d’une manœuvre dilatoire, ce choix traduit une volonté claire : imposer le temps du droit face à une pression temporelle jugée prématurée. En s’appuyant sur les dispositions du Code de l’arbitrage sportif, notamment l’article R44.4, l’instance fédérale rappelle un principe fondamental : aucune accélération ne peut se faire sans le consentement de toutes les parties. En exerçant son droit de veto, la FRMF protège l’intégrité du dossier. Selon plusieurs sources médiatiques, l’objectif est limpide : permettre une instruction de fond, sans zones d’ombre. Une procédure expresse, bouclée en soixante jours, aurait pu compromettre la manifestation de la vérité, en limitant l’audition des officiels de match et l’analyse approfondie des rapports de la commission de discipline de la CAF. Pour la partie marocaine, la gravité des faits survenus lors de la finale impose rigueur, méthode et recul.

Le suspense se prolonge au-delà de la Coupe du monde 2026

Cette stratégie du temps long permet aussi au football national d’aborder les prochaines échéances dans un climat apaisé. Alors que les Lions de l’Atlas se projettent vers le Mondial 2026, hors de question de laisser un calendrier judiciaire dicté de l’extérieur perturber la sérénité du groupe. Le Maroc se présentera avec son statut plein et entier de champion d’Afrique. Le titre reste à Rabat, là où il a été conquis dans le respect des règles et de l’autorité arbitrale. En étirant la procédure jusqu’à la fin de l’année 2026, la FRMF sécurise le palmarès du Royaume et évite tout imbroglio inutile avant la grande fête du football mondial.

Une légitimité gravée dans la patience

La situation actuelle devant le TAS ne doit pas être perçue comme une incertitude, mais comme l’expression d’une position maîtrisée. Tandis que le Sénégal pousse pour accélérer le processus, le Maroc mise sur la solidité de son dossier. La sentence finale, attendue fin 2026 ou début 2027, ne devrait que confirmer une réalité déjà établie sur le terrain. Le champion d’Afrique ne se décrète pas dans l’urgence, il se construit dans le respect des règles. En imposant son rythme à Lausanne, la FRMF démontre une nouvelle fois sa maîtrise des dossiers sensibles et sa capacité à défendre les intérêts du football national avec autorité. Le trophée peut encore faire débat, mais la couronne, elle, reste marocaine.
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