Menu
Search
Vendredi 23 Février 2024
S'abonner
close
Vendredi 23 Février 2024
Menu
Search
S'abonner
Accueil next Favoriser l’employabilité et l’insertion professionnelle des jeunes

Les entreprises de taille moyenne résistent mieux à la crise

Les faits : Selon une analyse de GE Capital, les sociétés françaises de taille moyenne montrent une très bonne résilience à la crise aussi bien en termes de création d’emplois que de projets d’avenir.

Les entreprises de taille moyenne résistent mieux à la crise
Les ETM françaises qui représentaient en 2012 moins de 1,3% du nombre total d’entreprises contribuaient pour plus d’un quart au PIB national français. PH. DR

Les entreprises de taille moyenne montrent une bonne résilience à la crise aussi bien en termes d’activité que d’emplois et de projet d’avenir. C’est ce qui ressort d’une étude publiée, le 19 novembre, par GE Capital sur le rôle vital des Entreprises de taille moyenne (ETM) dans l’économie française. Selon Nicolas Glady, professeur à l’Essec Business School et l’un des auteurs de l’étude, cité par la presse française, il y a de bonnes raisons d’être optimiste puisque malgré un environnement morose, les ETM françaises résistent bien à la crise. Selon le magasine tricolore, Challenges, l’étude qui s’est aussi penchée sur cette catégorie d’entreprises en Allemagne, en Italie et au Royaume-Uni, égrène les forces des ETM françaises qui, si elles représentaient en 2012 moins de 1,3% du nombre total d’entreprises, contribuaient pour plus d’un quart au PIB national. Leur chiffre d’affaires moyen a continué à croître, quasiment au même rythme que celui des grandes entreprises (+1,9%) et bien plus que celui des petites (+0,3% en moyenne).

«Ces entreprises, surtout, affichent une meilleure résilience en termes d’emplois – en hausse de 0,6% quand il baisse de 0,4% dans les grands groupes – et d’ancrage régional», rapporte l’hebdomadaire français. Selon Glady, leur portefeuille d’investissements est souvent plus équilibré géographiquement (entre l’international, le national et le régional), au regard des grandes entreprises qui privilégient souvent les investissements à l’étranger. Ce qui contribue à créer, comme en Allemagne, des sociétés à fort ancrage local, capables d’exporter et d’innover. «Ainsi sur les 83% des ETM qui prévoient de maintenir, voire d’augmenter, leurs investissements, la plupart concentrent leurs efforts sur la R&D. En 2012, ces ETM détenaient d’ailleurs 35% des brevets en France», relève l’étude de GE Capital. Selon l’étude, lorsqu’il s’agit de recenser les champions de la croissance (des entreprises qui affichent une hausse à deux chiffres de leur chiffre d’affaires sur l’année), les entreprises de taille moyenne françaises (11%) restent à la traîne, derrière le Royaume-Uni (17%), l’Allemagne et l’Italie, ex aequo (13%). Mais elles comptent toutefois le plus d’entreprises en croissance avec une progression des ventes comprises entre 5% et 9%, devançant ainsi l’Allemagne.