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L'Info en Face avec Nouzha Guessous


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Militante engagée, scientifique cartésienne, chercheuse et fervente défendatrice des droits des femmes, Nouzha Guessous, Biologiste médicale, chercheure et essayiste en droits des femmes et en bioéthique, est l'invitée de l'émission du mercredi de L'Info en Face. Elle revient égalemet sur son dernier ouvrage "Une femme au pays des Fouqaha".

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je veux être intéressant pour le pour le sujet le des pâtes aujourd'hui avec vous je rappelle aussi que je vais te faire de biologie médicale à la Faculté de Médecine et de Pharmacie de Casablanca le covit la situation sanitaire votre regard en tant que scientifique de la dessus et puis ensuite votre appréciation d'intellectuels à la lumière de votre dernier ouvrage une femme au pays des fois rassure tu sais des filles en jeux de transformation de transition sociale et sociétale parce que je rappelle également que j'ai fait partie de la commission en charge de la réforme de la moda voilà c'était il y a quelques années en 2004 ça fait bientôt 18 ans mère de la situation ne regarde que vous portez mets sur la situation sanitaire écouter covit sur la situation sanitaire il est évident que cette pandémie du covit est venu surprendre surprendre le monde entier et pas que les Marocains et que je commencerai par les bonnes choses à savoir que clairement le Maroc on est relativement bien sorti en particulier dans sa gestion pendant la période du confinement dans la gestion du début de la pandémie avec quand même très rapidement la mise en place de moyens de fournir la population les masques le gel les médicaments nécessaires donc c'est une certitude que c' est mon ami a été une mise à l'épreuve de non seulement de système de santé nationaux à travers le monde mais aussi de la gestion internationale de la santé voilà on peut parler aussi psychologie des populations parce qu'on se retrouve aujourd'hui avec des pressions continue d'un point de vue psychologique avec la avec les différentes mesures côté prise pour durcir les conditions et les mesures sanitaire De toute façon la santé comporte un volet psychologique, il n'y a pas que le physique, il y a le volet psychologique, il y a le volet social aussi, c'est-à-dire que évidemment quand il y a une pandémie comme ça qui met à l'épreuve les gens et les institutions cela me met à l'épreuve toutes les composantes de l'individu. Donc effectivement, elle a mis à l'épreuve et on en voit maintenant les conséquences en terme de dépression en terme de difficile de s'adapter à cette situation. Donc globalement le Maroc, c'en est relativement bien sorti même du point de vue des dégâts. En tout cas, c'est les conséquences sociales qui sont maintenant, c'est au Maroc comme ailleurs a montré de manière exacerber les fracture sociale qu'il y a il y a dans chacun des pays. La situation n'est pas égal pour tous les citoyens marocains et donc la difficulté de logement confiner dans des logements qui sont exigu la difficulté d'accès au service de soins seul. Et puis aussi la fracture numérique, il y avait vu que les enfants de beaucoup de une frange très important de la population notamment des femmes qui sont pour la plupart dans le secteur informel sans compensation sans indemnité, lorsqu'elle ne sont pas du tout. Cela a bien entendu montrer encore plus les inégalités qu'il y a malgré tous les contraintes. Toi aussi au niveau des scientifiques à travers le monde sur la gestion de ce virus sur les sur les inconnus sur un taxi nation, c'est toujours d'actualité doit-on vacciner les enfants de moins de 11 ans ou pas et les scientifiques sont aussi partager la puce un sujet de qui fait qui fait débat en scène de la de la communauté scientifique, est-ce que est-ce que vous vous vous en pensez. Est-ce que vous avez une poésie sur la nature des vaccins qu'on ne me connais pas en fait les répercussions éventuelle sur du court moyen voir la long terme vacciner des enfants avec des vaccins ARN messager est-ce que je vais vous répondre par une question s'il vous permettez paraître bizarre je vous réponds par une question avons-nous le choix est-ce que nous avons le choix je parle de la passion de manière générale les vaccins ARN il faut pas les diaboliser il faut pas croire que ça date d'aujourd'hui cette procédure si vous voulez cette technologie cette biotechnologie la RN de différents pathogènes et quelque chose qui a déjà été expérimenté donc c'est pas le diable il faut pas dire Bolivia quelle question ça a été fabriqué est conçu en étant record absolument absolument lapin demi d'une part avec son extension qui s'est fait tu as une rapidité fulgurante quand vous comparez pas. à la grippe espagnole ça s'est passé avec une rapidité fulgurante l'intérieur connectivité des différents pays l'interdépendance sanitaire des différents pays c'est pour ça que je vous dis c'est par déni est venu me montrer les fractures au niveau de la santé Et elle est venue montrer l'importance justement de d'une approche globale de la santé l'approche globale et d'une gestion globale des problèmes mondialisé totalement mondialisé, est-ce que le corps de la bioéthique actuellement mais maintenant on se rend compte de la nécessité d'une bioéthique globale à qui effectivement va tenir compte des besoins des différentes populations des différents des différentes sociétés et va être un peu plus juste en matière de répartition de médicaments de répartition de moyens de prévention de répartition de vaccin et en matière de conditions de vie qui sont extrêmement importante pour la vulnérabilité des personnes. Alors on vient justement à la gestion sur le plan bioéthique de la de la pandémie au Maroc, il est évident que aussi sans montrer que qu'il y a un besoin de pro. Voir l'éducation et la culture à la bioéthique dans notre pays parce que je le rappelle le Maroc est un des rares pays même parmi les pays arabes ou des pays africains qui n'a pas de Comité national de or un comité national de visite, il est la théorie théoriquement pour discuter de cette question a-t-on le droit doit-on autoriser une enfant ou le PAL autoriser il va donner un avis consultatif qui est d'examiner aussi par les scientifiques est la décision revient en politique. D'accord. Le Maroc n'a pas de Comité international de bioéthique de Comité national. Pardon, il a instauré l comité scientifique de suivi de la comité scientifique de la vaccination mais ça reste des comités qui ne sont pas institutionnels et et qui ne sont pas excusez-moi qui ne sont pas des interlocuteurs direct avec la population. Alors vous m'avez posé la question. Pourquoi pourquoi pourquoi ça fait plus de 20 ans qu'il y a des actions pour la création d'un comité de bioéthique personnellement quand j'ai été élu à la présidence du Comité international de bioéthique de rencontre il comprit avec les ministres de la santé ministre de l'éducation nationale, je parle de 2007 de 2005. Oui, c'est ça 2005-2007 et bien il y a plusieurs freins un des principaux France et qui peut parrainer ce comité est-ce qu'il doit dépendre du ministère de la Santé du Ministère de la Recherche et cetera et puis il y a toujours dans ces ces questions-là de comité de la question en lien avec par exemple les libertés individuelles avec l'avortement exactement. Donc c'est justement de toucher à des choses la contraception fait l'objet d'un débat bioéthique l'avortement les techniques de procréation médicalement assistée qui sont maintenant utilisé dans le monde entier. Font l'objet de débat et il y a des réglementations nationale qui sont issus de consultation du comité national de bioéthique. Donc on comprend mieux. En tout cas, tu as raison du fait qu'on ait pas de Comité national de chez nous et ça seulement des raisons politiques culturelles, je les ai expliqué mais je ne les comprends pas livrer des tribunes pour appeler à la création d'un comité national de bioéthique et ça fait même partie du programme du Conseil national des droits de l'homme dont je fais parti au Maroc et qui a inscrit ça dans son rapport d'activité de l'année 2020 et qui va organiser un plaidoyer pour la création d'un scientifique d'intellectuels porter ça dans le débat public ou en tout cas qu'il est prise de parole dans ce sens, il y a eu des actions qu'il faut qu'il faut. Qui date de plus de 20 ans par des enseignants-chercheurs des faculté de médecine de Casablanca et de Rabat en particulier, c'est le fait les premières et on crée des comité d'éthique de la recherche et qui ont fait des réunions nationale pour appeler à la création d'un comité national de bioéthique. C'est ça c'est quelque chose qui est sur la table depuis plus de 20 ans 20 ans donc il y a au moins 20 ans se sucer sujet de grandes transformations à ce sujet de société et sujet de transformation sociétale de l'Égalité à matière d'héritage le code de la famille de se parler de l'IVG des libertés individuelles. Donc beaucoup de temps depuis un certain nombre d'années, il n'est pas vrai, il n'est pas vrai que les choses sont immobiles, les lignes ont largement bougé, elles ont bougé après 2004 progressivement une ligne après l'autre. Je crois que une des principales lignes qui a bougé, ça a été la Constitution. Annulation de la Constitution de 2011 a amené des éléments qui rendent encore plus légitime et plus impérieux, je dirais plus d'actualité la réforme du code de la famille de 2004 la mesure si dans le code de la famille de 2004 l'égalité homme-femme mais signaler qu'au dernier article pour dire que si on ne trouve pas dans le code de la famille une réponse à des problématiques, on doit se référer à Maliki bien sûr et on doit se référer au principe de l'égalité homme-femme. Maintenant, on est allé au-delà l'égalité homme-femme et constitutionnaliser sauf que certaines ça c'est très bien et c'est très content et oui mais dans la réalité de tous les jours, c'est pas forcément le cas. Voilà, c'est aujourd'hui quand on parle de parité, on est encore loin des égalité homme-femme au niveau économique, c'est pas en est loin. On est loin du bourg quand on voit certains sujets de aujourd'hui effets induits direct ou indirect en tout cas de femmes qui ont décidé après un divorce de se remarier. C'est une bagarre toute une bataille de ton chantage psychologique aussi exercée par les mari pour la garde des enfants donc il y a tous ces sujets qui reste toujours qui sont qui sont d'actualité et qui pollue, j'ai envie de dire la vie d'un certain nombre de mes compatriotes étape par étape à la proclamation pardon du code de la famille plusieurs fois se sont élevés pour dire c'est un pain très important qui est franchie. Mais attention, ce n'est pas suffisant, il y a des contradictions, il y a des choses qui vont pas jusqu'au bout et cetera donc on était conscient dès 2004 des limites et on espérait que la mise en application du code de la famille aller faire l'objet effectué mon d'ouverture d'accord. Donc les choses ont bougé depuis des questions qui était à bout avant la proclamation du code de la famille. Et donc on n'a pas discuté même au sein. Même lors de l'élaboration du code de la famille vous avez cité tout à l'heure la question de l'héritage, je peux citer les questions de du droit de filiation. Non, tu as des enfants nés hors mariage, c'était la question de statut et des droits des mères célibataires des mères célibataires que j'appellerai plutôt les mers seul et cetera et cetera bon toutes ces choses et il y a eu de plus en plus de débat qui était ouvert maintenant maintenant la mise en application la mise en œuvre du code de la famille a montré ses limites largement et ses limites sont devenu encore plus évidente depuis la proclamation de la Constitution de 2011 dans la mesure on s'est retrouvé avec la loi suprême qui est la constitution une chose est le code de la famille qui s'arrête bien avant le meilleur exemple et celui du droit de filiation sur le temps va revenir en tout cas dans votre dans votre voix. Je pense que l'on va faire bouger faire beaucoup d'aller-retour entre votre ouvrage parce que j'ai passé toute la soirée. Baisse le parcours et savourer toutes les pages aussi, faut que je les ai ce qui nous écoute à le lire une femme en pdf sur l'héritage. Vous disiez l'atmosphère ambiante au début des années 2000 programmation de cette de la réforme de la moudawala d'héritage ne faisait même pas n'était pas sujet à débat. Je rappelle simplement le contexte aussi donc tu as fait commission, c'était majoritairement des hommes qui composé cette commission. Je faisais tes 3 femmes étaient pas forcément respecter les normes dans tout le monde musulman musulman qu'il y avait une commission qui devait travailler sur le code de la famille il y avait des femmes. Faut pas l'oublier. C'est très important est la présence de femmes à je peux vous l'assurer été déterminante dans l'évolution et dans les résultats de du travail de la commission sur la question que je vous dis dans votre ouvrage. Il y avait même pas su j'avais même pas des bas. C'est quelque chose en fait. Voilà limite, c'était pas c'était pas si je dois vous dire une chose encore une fois, je ne veux pas faire l'avocat du diable mais il faut savoir aussi que il y avait tellement tellement tellement de problèmes dans le code de statut personnel tellement de violence qui était exercé dans le code de du personnel tellement de violence sur les femmes une véritable hémorragie de divorce de femme mis à la porte d'enfants mis dehors et cetera avec le code de statut personnel que même les associations de droit et même les associations de droit, j'ai le mal que nous avons reçu. Je vous rappelle quand on a reçu près de 80 questions. Je crois que je le dis dans le livre. Je crois qu'il y avait au total deux ou trois à proposer des solutions mais s'il vous plaît. Essayez d'examiner. Ces questions-là d'héritage et notamment la règle du taf. Donc ce n'est pas parce que c'est pas seulement parce que c'est des questions considéré comme des tas habite, c'est-à-dire des infranchissable des limite infranchissable. Cela est vrai, ça reste quelque chose qui dans une frange de la population mémo jour d'aujourd'hui considère que ces questions-là ne peuvent pas être discuter le sont pas discutable mais en 2001 de 2001 à 2004, ce n'était pas uniquement pour ça, c'était aussi parce qu'il y avait tellement de choses à réformer que bon et faute de temps on dit ça n'a pas été ça n'a pas fait l'objet de débat ne veut pas dire que la question n'a pas été soulevé de la commission, il y a des documents combien de médailles en cours aujourd'hui sensible et il y a deux choses qui sont très sensible dans la pensée islamique traditionnelle de choses qui sont. Hypersensible et qui détermine tout la première c'est la question de la filiation d'accord et les en lien avec la deuxième, ce sont les questions matérielles groupe les deux de l'héritage dédoublement les deux. Il mixe aussi bien les questions de filiation pour maintenir le patrimoine dans la famille et cetera et qu'est-ce que c'est que la famille qu'est-ce que c'est que les enfants et il y a les enjeux les enjeux matériel de soi ça va parce que je vous l'avez largement précisant votre dans votre cas c'était pour quel est le contexte aussi c'était une croissance importante du nombre de force mais vous l'avez dit que c'est pas toujours le cas. 20 ans après je sais qu'on a tendance à dire qu'il y a une explosion de divorce, je n'en suis pas sûr ce que je peux dire avec certitude, c'est que durant les 5 premières qui ont suivi la proclamation du code de la famille et en tenant compte les statistiques qui viennent des tribunaux. Donc du ministère de la Justice, il y a eu effectivement une augmentation du nombre de cas de divorce du nombre absolu pourquoi parce qu'il y avait des dossiers qui traînait depuis 10 ans 15 ans 5 ans et cetera qui ont pu être résolu à travers à la nouvelle procédure de divorce pour discord. Donc ça c'est une chose par ailleurs, on l'a fait courir le bruit que le code de la famille. Allez diminuer le nombre de mariage. C'est absolument faux maintenant, on a l'impression qu'il y a une augmentation des divorces. Je n'ai pas les chiffres les derniers chiffres, je ne les ai pas je n'ai pas vous raconter des histoires mais je crois que je crois que c'est sûr estimé que c'est exagéré et qu'en fait. Le phénomène des divorce n'est pas lié au code de la famille, il est lié à l'évolution de la société, il est lié à l'évolution des exigences des hommes et des femmes dans leur vie conjugale, il est lié à des paramètres économiques qui ne sont pas nécessairement améliorer d'accord, il y a une montée de la violence dans la société est en partie dans le couple et bien entendu face à tout cela le recours divorce étant devenu un peu moi. Z'inhumains, je ne dis pas facile. Il y a un peu moins il n'est pas nécessairement simplifier, il est un peu moins il me manque, il est un peu plus juste en terme de de de d'accessibilité pour les hommes et pour les femmes et bien je vous répondre en arabe, c'est vrai que Il vaut mieux se séparer que de continuer et en même temps, il y a il y a une image sur lequel je pourrais vous appeler. Je le fais qu' est-ce que la femme divorcée aujourd'hui avec un enfant qui a de statues à une mauvaise image auprès de la société, c'était le cas auparavant Olharan des responsables en fait de l'échec du coup et du divorce sur ce terrain à envoyer sur lovoo pas il y a pas de paramètre objectif pour le dire mais ce que je peux vous dire c'est que subjectivement en voyant autour autour de moi, ça c'est complètement banalisée, on n'est plus du tout dans cette diabolisation de la femme de la femme divorcée beaucoup. Moi, je dirais pas plus du tout, excusez-moi je rectifie on est beaucoup moins dans cette diabolisation de la femme divorcée. Maintenant le fait que on attribue le divorce aux erreurs commises par la femme, elle vous avez encore une fois, je reviens à ma tradition et à ma tradition marocaine. On a grandi moi, j'ai grandi avec. Le dicton que ce qui est bon viens de la femme est-ce qu'il est mauvais viens de la femme donc ça c'est le premier réflexe quand vous avez une fille qui a violé une femme qui est violet, on va commencer par dire c'est sa faute, il s'est trouvé un endroit à maman elle devait pas se trouve et elle est habillée d'une certaine manière. On va essayer d'avoir des criminels et ainsi de suite, on peut multiplier les exemples mais ce que je veux dire c'est que je ne crois pas que les femmes sont les abonnés. C'est maintenant. Elles sont maintenant, il est certain que il y a des problèmes et notamment de problème de risque de perdre la garde de l'enfant en cas de remariage, si l'enfant plus de 7 ans, ça a été quelque chose qui a été longuement discuté, on a fait une petite avancer dans le code de la famille de 2004 dans la mesure avant 7 ans, on ne peut pas retirer la garde à la mère si elle se remarie mais il reste toujours cette possibilité et en fait tout dépend de du tribunal au tout dépend du juge parce que parce que dans la loi il est marqué. C'est ton mari d'apporter les preuves que leur mariage de l'enfant près de la merde. Pardon risque de porter préjudice un enfant d'une part et d'autre part parce que le principe dominant dans tout ce qu'il y a droit de l'enfant, c'est l'intérêt suprême de l'enfant. Donc ça aussi ça dépend aussi de la mise en œuvre, ça dépend de comment le tribunal a beaucoup des femmes qui se retourne dans cette situation mariage avec avec enfants à ce sujet. En fait, il fait jeudi soir sur la garde se traduit par des chantages en fait de la violence psychologique, continue et les femmes qui se retrouve complètement isolé et aux droits de la personne parce que vous demander à une femme de choisir entre son droit à se marier à fonder une famille et son droit à être merde son enfant et à s'occuper de son enfant. Personne n'a le droit de faire ça, c'est quelque chose de totalement injuste et d'autres. En contradiction avec les droits du main que la Constitution fait prévaloir même sur les lois nationales le droit des humains dans leur acceptation universelle dans le pré 1 de la Constitution, il est marqué que il peut se prévaloir en cas de contradiction avec la législation nationale. Donc en fait, ça c'est une question qui devrait théoriquement est rationnel est résolu rapidement ou devrait supprimer cette clause et mettre que en cas de remariage du père ou de la mère, c'est l'intérêt suprême de l'enfant qui est qui est pris en considération. Et ça c'est quoi ces dans ces dossiers qui doit être sur le bureau de du ministre de la Justice un dossier qui est qui fait partie des dossiers à mon avis, il est plus simple de la réforme se sert de mon point de vue de l'ensemble du code de la famille, mais c'est un dossier qui est simple. Voilà c'est qui passe. C'est pas une question de politique Maurice que je crois qu'il y a il y a une interprétée pénétration entre vous. Savez je vous dire une chose, je vais reprendre ce qui qui parle beaucoup de sociologues, il y a des choses qui évolue très vite et ce sont les pratiques les pratiques évolue très vite. Surtout notre à notre époque avec les chaînes télé avec tout ce qu'on voit un on voit qui se passe ailleurs et on commence à changer mon comportement d'accord, il y a les lois qui évolue beaucoup moins vite et qui sont qui sont dépendante de la volonté politique d'accord. Donc si politique moment d'élection, on a pas envie de soulever des DVD foudre et bien évidemment, on va pas traiter ces questions et vous avez par ailleurs la culture ce que pensent les gens qui évolue encore beaucoup plus lentement même lorsque la loi évolue donc tout ça, c'est que c'est pour ça que déjà en 2004, on n'a pas pu. Régler cette histoire de droit de garde de la mer ou de perf après le en cas de remariage. Je vous rappelle que c'est une c'est aussi une des conséquences d'une réforme de 4 à 12 d'accord. Donc c'est les choses qui évolue c'est les choses qui évolue en saccade que ça peut susciter chez le décideur politique. Les décideurs politique ils ont plusieurs ils ont plusieurs chapeau parce que les décideurs police, il faudra que tu te rappelles que son père parce que la plupart sont des hommes, il faut reconnaître qui son père ou qui sont mère à et qui ont des sœur des mers et des filles d'accord et des enfants d'accord donc il faudrait peut-être qu'il se rappelle ça un petit peu plus souvent ça c'est vrai. Je dois mettre ça dans la main levée hyper traditionalistes et ultra conservateur mail et pas forcément partager votre cette vision, j'avais dire un peu modernisme et modernité absolument que je dis je les ai en tant que père en tant que frère en tant que Fils et pas seulement en tant qu'homme chef de famille. En tout cas qui est d'actualité qui est d'ailleurs sur le bureau du nouveau ministre de la Justice un petit faut abaisser sur ce sujet ouvertes des libertés. Avec ce fameux article 490 qui a fait débat bien avant d'ailleurs l'émergence du virus covid-19 là-dessus, est-ce que voilà est-ce que les choses entre 2000-2002 2003-2004 aujourd'hui est-ce que vous considérez que c'est ces choses qui avance qui qui mature qui mûrissent et que pour demain en tout cas être avoir du nouveau en considérant que dans votre ouvrage aussi vous avez beaucoup mais l'accent sur le mariage est mineur sur la polygamie est sûr aussi levé cette notion de liberté liberté sexuelle qui était qui était le pivot pour permettre effectivement de faire reculer tout c'est atroce riz et c'est barbarie. Atrocités s'il vous proposer moi je me suis pas laboureur de corps se trouve et encore au devant avec la question du coup pendant la pandémie du coup de notamment avec les histoires de vaccination d'une part et avant cela lorsqu'il a été décidé de mettre les cas covit dans deux deux structures hospitalières, donc en le déplaçant de leur de leur euh, voilà donc la question des libertés individuelles a été peut-être accentué sur certains voler pendant avec la pandémie du covit. Bon d'autre part. Il faut pas oublier que ce que j'ai dit à propos des droits d'une manière générale et du statut des hommes et des femmes notamment dans le droit de la famille s'applique aussi au droit des hommes et des femmes dans l'espace public d'accord et les contradictions. Mon vivant aujourd'hui en tout aussi et est exacerbée par la proclamation de la Constitution qu'elle ne l'était auparavant d'accord. Je veux parce que c'est pareil la constitution des libertés individuelles. D'accord, elle parle de manière très très clair du droit à la protection de la vie privée d'accord alors que les pratiques. juridique actuelle qui sont encore celles et ceux du code pénal attention nous avons un code pénal qui nous gouvernent depuis plus de 50 ans qui nous gouvernent depuis plus de 6050 ans et donc il est largement largement largement périmé, il est largement dépassé et voilà ça non mais Salomé dans la question de la question suivante comment peut-on avoir un nouveau modèle de développement Le mettre en œuvre pour moderniser l'état les institutions et la société si on continue à s'agripper a des règles et des lois qui n'ont pas de 50 ans mais qui date parfois de plusieurs siècles en mm de plus de plus qu'à millénaire la modernité, c'est quoi la modernité, c'est de vivre son temps et de d'avoir des normes des juridictions une gouvernante qui est en conformité avec le que nous vivons, nous sommes au 21e siècle le code de la famille contient des règles qui n'ont rien à voir avec le 20e siècle avec le 21e siècle. La Constitution est venu proclamé la prééminence des droits humains notamment en matière de liberté individuelle. Donc tout ça, ça fait un tout. Peut-être il y a le temps politique, il y a le temps aussi culture religieuse évolue évolue non non non non non mais nous avons déjà fait un énorme pas depuis 2004 d'accord et c'est pas à préparer le terrain à tout un tas de choses, il a préparé le terrain à la réforme du code de la citoyenne dans la nationalité de la nationalité pour que ce soit en conformité avec le code de la famille. La Constitution est venu apporter des pas supplémentaire. On a un projet de code pénal qui traîne depuis une éternité dans les différences dans les tiroirs des différents gouvernements sur lequel par exemple, le Conseil national des droits de l'homme se prononcer, il y a eu un rapport détaillé étudiant le projet de code pénal qui maintenant a été mis en sourdine puisque le nouveau ministre de la Justice dit qu'il va leur voir notamment sur les questions. Liberté individuelle d'accord ben écoutez je sais pas ce que veut faire monsieur mais ce que je peux vous dire c'est que la société c'est déjà prononcé y compris dans les institutions de l'État quand je parle des institutions de l'État, je pars du Conseil économique social et environnemental, je parle du Conseil national des droits de l'homme et je pars de la commission pour le nouveau modèle de développement tout ça se prononcer sur les inscriptions consultative que ceux qui décide ce qui vote des lois, c'est les parlementaires au Parlement. Nous sommes en train. Nous disons est le programme gouvernemental du nouveau gouvernement dit qu'il veut mettre en œuvre, le nouveau modèle de développement nouveau modèle de développement avec toutes les limites en matière de droit des femmes et un code de la famille, je ne suis pas d'accord avec ce qui est venu dans le dans les recommandations du nouveau modèle de développement mais nous sommes théoriquement. Obligation d'apporter une certaine cohérence dans notre gouvernance et notamment une cohérence dans les lois je reviens par exemple au rapport du Conseil national des droits de l'homme et bien c'est très clair le Conseil national des droits de l'homme se prononcer sur la question de l'article 80 90 sur la question de l'article des articles relatifs à votre question problématique comme par exemple bien entendu, il a des pensions provisoire et cetera et cetera mais en termes de liberté individuelle, il y a un verdict qui est très clair et qui demande dans ce dans ce rapport, il se prononcer sur les réglementation concernant le viol les lois contre le viol, il s'est lancé sur le viol conjugal même et cetera et cetera donc il y a il y a une évolution évolution. C'est quoi c'est que maintenant c'est des choses qui sont disputés qui sont même est-ce que ça normalisé sur le mot sein de la société se sujet là. Normaliser dans les pratiques sociales dans les pratiques dans les Marocains les Marocains ont des relations sexuelles hors mariage les femmes qui ont une grossesse non désirée recours à l'avortement pour la majorité d'entre elles a priori selon les statistiques si vous voulez de conscience de la conscience ou des valeurs en quelque sorte les lignes de bouger un petit peu. Elles ont bougé au niveau des pratiques mais elles ont bougé beaucoup plus vite au niveau des pratiques. Quel nom bouger au niveau des lois et encore moins au niveau des mentalités de Le coût de la loi est-ce que je veux dire c'est que dans tous les cas de figure sur lesquels on peut pas revenir donc je pense que nous sommes à une étape de l'évolution de notre société et notamment j'interpelle le gouvernement en place si vous le permettez et notamment avec ce nouveau gouvernement qui dit vouloir mettre un nouveau modèle de développement avec notre en mettant l'accent sur le développement humain et bien écouté le développement humain nécessite une approche globale dans laquelle on ne voit pas un seul aspect économique détachées de l'aspect juridique détachées de l'aspect environnemental détachées de l'aspect et cetera et cetera donc c'est une approche globale et dans laquelle si on veut véritablement un développement équitable et de ce pays et inscription effectivement dans la modernité, c'est tous ces aspects qui doivent être avec le moteur le socle de valeur comment il est le de justice. Moi, je dirais personnellement je dirais que le socle de la justice la justice de la justice de répartition dans la répartition d'accord de la justice sociale d'une part et le socle de la citoyenneté accordé à tous les Marocains quelle que soit leur sexe leur le choix dans la vie, il leur leur niveau économique ou leur niveau culturel et cetera si on assez de valeur, c'est-à-dire légal citoyenneté et la justice sociale, on peut effectivement un modèle de développement à un développement qui soit équitable dans votre ouvrage une fois de plus votre dernier ouvrage une femme que j'ai relevé de la poule ? Comment je je pourquoi continue-t-on considérer la polygamie comme un droit intemporel. Tu m'as beaucoup interpellé, mais oui pardon qui est tout à fait légitime et c'est l'objectif. C'est l'objectif de de l'avoir écrit comme ça parce que il y a la polygamie quand vous prenez le corps, c'est une possibilité, ce n'est pas ce n'est pas la religion des musulmans ça jamais été un pilier. Je veux dire quand vous voyez la proportion de couple polygame et des photos quand il a rarement dépassé le 1 et demi pour cent Gami issu du mariage parfaite et la plupart du temps sur des filles des enfants sur mariage d'enfant, c'est aussi des formes de polygame pour détourner. La réglementation de la polygamie quelle figure dans le code de la famille donc je reviens à ce que à ce que je dis pourquoi considérer que c'est un c'est quelque chose qu'on ne peut pas abolir oui carrément interdire carrément votre pays musulmans en fait pourquoi pourquoi on le fait pas je n'ai pas envie de rentrer dans un débat dans