En pleine Coupe d’Afrique des nations, les chiffres d’audience de la période du 24 au 30 décembre 2025 livrent un enseignement clair. Si la compétition continentale structure fortement l’agenda médiatique et la communication des chaînes, elle ne domine pas systématiquement le classement des programmes, ni en volume d’audience ni en hiérarchie. Les données publiées par CIAUMED montrent au contraire que les usages télévisuels restent largement organisés autour de rendez-vous équipés, portés par la fiction, le divertissement et l’information, modifiant parfois l’actualité sportive.
Sur 2M, le classement met en évidence un fait central. La fiction domine nettement la hiérarchie des audiences et s’impose comme le principal moteur de rassemblement du public. Le programme le plus regardé de la chaîne, et toutes chaînes confondues sur la période étudiée, est Hadik Hyati, série de drame turque qui réunit 8,86 millions de téléspectateurs (52,1% de part d’audience). Elle est suivie par Aailti, autre fiction turque, avec 7,03 millions de téléspectateurs (40,5% de part d’audience). Ces chiffres confirment le rôle central de la fiction sérielle, devenu un rendez-vous quotidien fortement ritualisé, fondé sur la fidélité, l’identification et la continuité narrative, et peu sensible au calendrier sportif.
Cette domination de la fiction se prolonge avec le divertissement. L’émission culinaire Ahsane Pâtissier Celebrity rassemble 6,59 millions de téléspectateurs, se classant elle aussi devant les programmes liés à la CAN. Ce positionnement montre que les formats de détente et de compétition conservent doucement une capacité de rassemblement supérieure à celle des émissions sportives, même en période de forte exposition footballistique.
À l’inverse, les programmes directement consacrés à la CAN occupent des places intermédiaires dans le classement. Planète Foot, présentée comme le grand talk de la compétition et diffusé chaque jour à 22h30, réunit 5,39 millions de téléspectateurs (10,5% de part d’audience), un niveau significatif mais inférieur à celui de la fiction et du divertissement.
Sur Al Aoula, la hiérarchie obéit à une logique différente mais tout aussi structurée. Le Journal télévisé en arabe domine largement le classement avec 6,86 millions de téléspectateurs (27,4% de part d’audience), confirmant son statut de premier rendez-vous national, y compris en période de CAN. La fiction s’y classe également à un niveau élevé. Le film Li tchhha khatri a ainsi rassemblé 6,33 millions de téléspectateurs, se positionnant devant les émissions sportives et rappelant le poids durable des formats narratifs dans le choix du public.
Dans ce contexte, les programmes spécifiquement consacrés à la CAN occupent un registre différent. Hassad El CAN, émission quotidienne d’analyse diffusée à partir de 22h, se distingue par une approche éditoriale fondée sur le décryptage tactique, l’analyse interactive et l’usage de la réalité augmentée. Avec une audience située autour de 5,7 millions de téléspectateurs, l’émission se place au niveau des grands magazines d’analyse de la chaîne, confirmant la place des formats explicatifs dans les usages du public d’Al Aoula. À l’inverse, Studio Al CAN, conçu comme un plateau événementiel visant à recréer l’ambiance de la compétition, enregistre une audience inférieure, autour de 5,6 millions de téléspectateurs, dans un contexte de réception plus contrastée, notamment sur les réseaux sociaux, où son langage jugé trop consensuel est régulièrement.
Pris dans leur ensemble, les chiffres montrent que les émissions spécifiquement consacrées à la CAN n’occupent pas les premières places du classement. La fiction, qu’elle soit sérielle ou cinématographique, ainsi que le divertissement et l’information, mieux restent classés sur les deux chaînes nationales. La CAN agit ainsi moins comme une force de rupture que comme un révélateur. Elle intensifie la présence du sport à l’antenne sans remettre en cause une hiérarchie d’audience fondée sur des habitudes solides et des rendez-vous construits dans la durée.
Sur 2M, le classement met en évidence un fait central. La fiction domine nettement la hiérarchie des audiences et s’impose comme le principal moteur de rassemblement du public. Le programme le plus regardé de la chaîne, et toutes chaînes confondues sur la période étudiée, est Hadik Hyati, série de drame turque qui réunit 8,86 millions de téléspectateurs (52,1% de part d’audience). Elle est suivie par Aailti, autre fiction turque, avec 7,03 millions de téléspectateurs (40,5% de part d’audience). Ces chiffres confirment le rôle central de la fiction sérielle, devenu un rendez-vous quotidien fortement ritualisé, fondé sur la fidélité, l’identification et la continuité narrative, et peu sensible au calendrier sportif.
Cette domination de la fiction se prolonge avec le divertissement. L’émission culinaire Ahsane Pâtissier Celebrity rassemble 6,59 millions de téléspectateurs, se classant elle aussi devant les programmes liés à la CAN. Ce positionnement montre que les formats de détente et de compétition conservent doucement une capacité de rassemblement supérieure à celle des émissions sportives, même en période de forte exposition footballistique.
À l’inverse, les programmes directement consacrés à la CAN occupent des places intermédiaires dans le classement. Planète Foot, présentée comme le grand talk de la compétition et diffusé chaque jour à 22h30, réunit 5,39 millions de téléspectateurs (10,5% de part d’audience), un niveau significatif mais inférieur à celui de la fiction et du divertissement.
Sur Al Aoula, la hiérarchie obéit à une logique différente mais tout aussi structurée. Le Journal télévisé en arabe domine largement le classement avec 6,86 millions de téléspectateurs (27,4% de part d’audience), confirmant son statut de premier rendez-vous national, y compris en période de CAN. La fiction s’y classe également à un niveau élevé. Le film Li tchhha khatri a ainsi rassemblé 6,33 millions de téléspectateurs, se positionnant devant les émissions sportives et rappelant le poids durable des formats narratifs dans le choix du public.
Dans ce contexte, les programmes spécifiquement consacrés à la CAN occupent un registre différent. Hassad El CAN, émission quotidienne d’analyse diffusée à partir de 22h, se distingue par une approche éditoriale fondée sur le décryptage tactique, l’analyse interactive et l’usage de la réalité augmentée. Avec une audience située autour de 5,7 millions de téléspectateurs, l’émission se place au niveau des grands magazines d’analyse de la chaîne, confirmant la place des formats explicatifs dans les usages du public d’Al Aoula. À l’inverse, Studio Al CAN, conçu comme un plateau événementiel visant à recréer l’ambiance de la compétition, enregistre une audience inférieure, autour de 5,6 millions de téléspectateurs, dans un contexte de réception plus contrastée, notamment sur les réseaux sociaux, où son langage jugé trop consensuel est régulièrement.
Pris dans leur ensemble, les chiffres montrent que les émissions spécifiquement consacrées à la CAN n’occupent pas les premières places du classement. La fiction, qu’elle soit sérielle ou cinématographique, ainsi que le divertissement et l’information, mieux restent classés sur les deux chaînes nationales. La CAN agit ainsi moins comme une force de rupture que comme un révélateur. Elle intensifie la présence du sport à l’antenne sans remettre en cause une hiérarchie d’audience fondée sur des habitudes solides et des rendez-vous construits dans la durée.
