Les dernières pluies enregistrées dans plusieurs régions du Maroc sont venues redonner de la vigueur à une filière agrumicole mise à rude épreuve. Dans plusieurs régions, notamment le Gharb et Beni Mellal, les producteurs saluent des précipitations abondantes, qui ont non seulement amélioré les conditions de culture à court terme, mais ravivé une confiance sérieusement érodée ces dernières années.
« Nous étions désespérément en attente de ces pluies », confie Soufiane Bendennoune, de l’entreprise Citrus Mogador à la plateforme FreshPlaza. Et d'ajouter que « les précipitations ont un impact immédiat sur la production, avec des fruits de plus gros calibre, une coloration plus homogène et plus rapide et une réduction des ravageurs. Cela diminue notre recours aux traitements intensifs. »
Ces améliorations tombent à point nommé pour la saison en cours, qui voit déjà la commercialisation des premières Navel marocaines. Les volumes sont bons, la qualité au rendez-vous, mais la consommation sur le marché local reste insuffisante pour absorber toute la production. Les exportateurs marocains misent donc sur des débouchés de niche à l’international, comme le Royaume-Uni et les États-Unis, pour rester compétitifs.
Reste que la concurrence égyptienne continue de peser sur les prix et les parts de marché. Toutefois, des évolutions récentes laissent entrevoir un possible rééquilibrage. D’une part, la reprise progressive du trafic maritime dans la mer Rouge permettrait aux exportateurs égyptiens de rediriger une partie de leurs volumes vers l’Asie, allégeant la pression sur les marchés européens. D’autre part, la montée en puissance de la demande locale en Égypte, en particulier pour l’industrie du jus et du concentré, pourrait limiter les excédents de fruits frais.
« La résolution de la crise en mer Rouge est une bonne nouvelle pour tout le monde », estime Bendennoune. « Elle offre plus de visibilité sur les flux et limite les risques de saturation sur certains marchés. L’Égypte cherche un nouvel équilibre entre volumes exportés et valorisation, ce qui pourrait aussi nous être favorable. »
Du côté marocain, la prudence reste de mise. Malgré cette embellie météorologique, les producteurs ne prévoient pas d’extension des superficies dans l’immédiat. La priorité est donnée à l’amélioration des rendements, un levier jugé plus pertinent pour redresser la filière. Dans la région de Beni Mellal, un objectif de 30 tonnes par hectare est envisagé pour retrouver le niveau de performance d’il y a cinq ans.
C’est notamment sur les variétés tardives que les espoirs se concentrent, avec en ligne de mire la commercialisation des oranges Valencia dès avril, puis des Maroc Late jusqu’en septembre. Ces fenêtres commerciales, moins exposées à la concurrence, pourraient offrir un nouveau souffle à l’export marocain.
« Nous sommes présents presque toute l’année, avec des citrons, des Navel, des mandarines Nadorcott et les variétés tardives. C’est cette diversité et cette saisonnalité qui font notre force », conclut Soufiane Bendennoune. Après des années d’incertitude, les producteurs marocains d’agrumes veulent croire que le climat, cette fois, est de leur côté.
« Nous étions désespérément en attente de ces pluies », confie Soufiane Bendennoune, de l’entreprise Citrus Mogador à la plateforme FreshPlaza. Et d'ajouter que « les précipitations ont un impact immédiat sur la production, avec des fruits de plus gros calibre, une coloration plus homogène et plus rapide et une réduction des ravageurs. Cela diminue notre recours aux traitements intensifs. »
Ces améliorations tombent à point nommé pour la saison en cours, qui voit déjà la commercialisation des premières Navel marocaines. Les volumes sont bons, la qualité au rendez-vous, mais la consommation sur le marché local reste insuffisante pour absorber toute la production. Les exportateurs marocains misent donc sur des débouchés de niche à l’international, comme le Royaume-Uni et les États-Unis, pour rester compétitifs.
Reste que la concurrence égyptienne continue de peser sur les prix et les parts de marché. Toutefois, des évolutions récentes laissent entrevoir un possible rééquilibrage. D’une part, la reprise progressive du trafic maritime dans la mer Rouge permettrait aux exportateurs égyptiens de rediriger une partie de leurs volumes vers l’Asie, allégeant la pression sur les marchés européens. D’autre part, la montée en puissance de la demande locale en Égypte, en particulier pour l’industrie du jus et du concentré, pourrait limiter les excédents de fruits frais.
« La résolution de la crise en mer Rouge est une bonne nouvelle pour tout le monde », estime Bendennoune. « Elle offre plus de visibilité sur les flux et limite les risques de saturation sur certains marchés. L’Égypte cherche un nouvel équilibre entre volumes exportés et valorisation, ce qui pourrait aussi nous être favorable. »
Du côté marocain, la prudence reste de mise. Malgré cette embellie météorologique, les producteurs ne prévoient pas d’extension des superficies dans l’immédiat. La priorité est donnée à l’amélioration des rendements, un levier jugé plus pertinent pour redresser la filière. Dans la région de Beni Mellal, un objectif de 30 tonnes par hectare est envisagé pour retrouver le niveau de performance d’il y a cinq ans.
C’est notamment sur les variétés tardives que les espoirs se concentrent, avec en ligne de mire la commercialisation des oranges Valencia dès avril, puis des Maroc Late jusqu’en septembre. Ces fenêtres commerciales, moins exposées à la concurrence, pourraient offrir un nouveau souffle à l’export marocain.
« Nous sommes présents presque toute l’année, avec des citrons, des Navel, des mandarines Nadorcott et les variétés tardives. C’est cette diversité et cette saisonnalité qui font notre force », conclut Soufiane Bendennoune. Après des années d’incertitude, les producteurs marocains d’agrumes veulent croire que le climat, cette fois, est de leur côté.
