L’énergie éolienne s’impose désormais comme le fer de lance du mix électrique national. Elle porte les énergies renouvelables à des niveaux historiques, réduisant progressivement la dépendance du pays aux énergies fossiles. C’est ce qui ressort du dernier rapport annuel de l’Autorité nationale de régulation de l’électricité (ANRE), fraîchement publié.
Cette croissance s’explique par la mise en service en 2024 de deux nouveaux projets majeurs : le parc éolien Jbel Lahdid (270 MW) dans la région d’Essaouira, développé dans le cadre d’un projet IPP (Independent Power Producer) conclu avec l’ONEE, et le projet Repowering Koudia al Baida (100 MW) dans la région de Tétouan, développé avec MASEN.
La majeure partie de la production éolienne (47%) est assurée par les opérateurs IPP actifs dans le cadre de contrats conclus avec l’ONEE, suivis par les opérateurs privés intervenant dans le cadre du marché libre en vertu de la loi n°13-09 (43%). L’ONEE contribue à hauteur de 6% de la production éolienne, MASEN 3%, et l’autoproduction environ 1%.
À noter que la production nationale globale ( toutes sources confondues) s’est établie à 43.713 GWh, en hausse de 3% par rapport à 2023, une progression principalement attribuable à la contribution de l’éolien.
La production totale d’électricité issue des énergies renouvelables s’élève à 11.666 GWh, enregistrant une hausse remarquable de 27% par rapport à l’année précédente. Cette production représente 27% du total de la production électrique nationale ( 21% l’éolien, 4% le solaire, 1% l’hydraulique et 1% les STEP).
Si l’éolien monte en puissance, le solaire enregistre des résultats mitigés entre capacité installée et production. En termes de capacités, le solaire a atteint 928 MW, représentant 8% de la puissance totale installée du parc électrique national. Cette capacité a évolué de près de 12% sur un an. Ceci en raison de la mise en service de 2 projets solaires : la centrale photovoltaïque de capacité 30 MW, développée en vertu de la loi 13-09, qui est raccordée au réseau moyenne tension d’Amendis Tanger ; et la centrale photovoltaïque développée dans le cadre de l’autoproduction par l’OCP Benguerir de capacité installée de 67,3 MW. Cependant, la production solaire (1.617 GWh en 2024) a enregistré un recul d’environ 25% par rapport à l’année 2023, en raison de l’indisponibilité du parc solaire Ouarzazate Nour III. Malgré cet incident, le solaire a représenté 4% de la production électrique nationale totale. Elle est portée par MASEN avec près de 86 % de la production totale solaire, suivie par l’ONEE (+13%). S’ajoute environ 0.2% en autoproduction assurée par la centrale OCP Benguerir.
Au-delà de l’accroissement de la puissance disponible, cette station contribue à la satisfaction de la demande nationale durant les heures de pointe et offre la flexibilité nécessaire au système électrique pour une meilleure intégration des énergies renouvelables. La production de toutes les STEP a atteint 365 GWh en 2024, soit +124% sur un an.
Cette progression soutenue depuis l’instauration de la stratégie énergétique nationale en 2009 témoigne de l’essor considérable des sources d’énergie propres et confirme l’engagement du Maroc en faveur d’une transition énergétique durable et de la réduction de sa dépendance aux énergies fossiles.
La demande électrique nationale, qui a atteint 45,71 TWh en 2024 (en hausse de 4% par rapport à 2023), a été satisfaite à plus de 95,5% par la production nationale, démontrant la capacité du pays à répondre à ses besoins énergétiques tout en accélérant sa décarbonation. Cette hausse de la demande s’explique principalement par la dynamique de l’activité industrielle et économique que connaît notre pays dans un contexte national marqué par une accélération du rythme de croissance dans de nombreux secteurs.
Une capacité éolienne en forte croissance
À fin 2024, la capacité installée du parc éolien national a atteint 2.390 MW, enregistrant une progression annuelle de 18,5%. Cette source représente ainsi 20% de la capacité totale du parc électrique national, toutes filières confondues, estimée à 12.017 MW durant la même année.Cette croissance s’explique par la mise en service en 2024 de deux nouveaux projets majeurs : le parc éolien Jbel Lahdid (270 MW) dans la région d’Essaouira, développé dans le cadre d’un projet IPP (Independent Power Producer) conclu avec l’ONEE, et le projet Repowering Koudia al Baida (100 MW) dans la région de Tétouan, développé avec MASEN.
Une production qui explose
Les chiffres de production témoignent de cette dynamique. En 2024, la production d’origine éolienne a atteint 9.363 GWh, soit une augmentation de 43% sur un an. Cette performance représente 21% de la production nationale totale d’électricité et 80% de la production issue des sources renouvelables.La majeure partie de la production éolienne (47%) est assurée par les opérateurs IPP actifs dans le cadre de contrats conclus avec l’ONEE, suivis par les opérateurs privés intervenant dans le cadre du marché libre en vertu de la loi n°13-09 (43%). L’ONEE contribue à hauteur de 6% de la production éolienne, MASEN 3%, et l’autoproduction environ 1%.
À noter que la production nationale globale ( toutes sources confondues) s’est établie à 43.713 GWh, en hausse de 3% par rapport à 2023, une progression principalement attribuable à la contribution de l’éolien.
Source ANRE
Les énergies renouvelables franchissent un cap symbolique
Au-delà de l’éolien, l’ensemble des énergies renouvelables confirme sa montée en puissance. À fin 2024, la capacité installée en sources renouvelables atteint 5.439 MW, soit 45% du mix électrique national, marquant une progression de 18% par rapport à 2023. L’éolien (44% de la capacité renouvelable), devance l’hydraulique (1.306 MW : 24% des renouvelables), le solaire (928 MW : 17%) et les Stations de transfert d’énergie par pompage ( 814 MW : 15%)La production totale d’électricité issue des énergies renouvelables s’élève à 11.666 GWh, enregistrant une hausse remarquable de 27% par rapport à l’année précédente. Cette production représente 27% du total de la production électrique nationale ( 21% l’éolien, 4% le solaire, 1% l’hydraulique et 1% les STEP).
Si l’éolien monte en puissance, le solaire enregistre des résultats mitigés entre capacité installée et production. En termes de capacités, le solaire a atteint 928 MW, représentant 8% de la puissance totale installée du parc électrique national. Cette capacité a évolué de près de 12% sur un an. Ceci en raison de la mise en service de 2 projets solaires : la centrale photovoltaïque de capacité 30 MW, développée en vertu de la loi 13-09, qui est raccordée au réseau moyenne tension d’Amendis Tanger ; et la centrale photovoltaïque développée dans le cadre de l’autoproduction par l’OCP Benguerir de capacité installée de 67,3 MW. Cependant, la production solaire (1.617 GWh en 2024) a enregistré un recul d’environ 25% par rapport à l’année 2023, en raison de l’indisponibilité du parc solaire Ouarzazate Nour III. Malgré cet incident, le solaire a représenté 4% de la production électrique nationale totale. Elle est portée par MASEN avec près de 86 % de la production totale solaire, suivie par l’ONEE (+13%). S’ajoute environ 0.2% en autoproduction assurée par la centrale OCP Benguerir.
Un renforcement stratégique avec la STEP d’Abdelmoumen
L’année 2024 a également été marquée par la mise en service, en octobre, de la STEP d’Abdelmoumen, ajoutant 350 MW de puissance installée. Cette infrastructure stratégique a permis de générer, par turbinage, une production électrique d’environ 135 GWh durant sa première période d’exploitation.Au-delà de l’accroissement de la puissance disponible, cette station contribue à la satisfaction de la demande nationale durant les heures de pointe et offre la flexibilité nécessaire au système électrique pour une meilleure intégration des énergies renouvelables. La production de toutes les STEP a atteint 365 GWh en 2024, soit +124% sur un an.
Le recul progressif des énergies fossiles
Cette montée en puissance des énergies renouvelables (+27%) se traduit par un recul graduel de la production des énergies fossiles. En 2024, le charbon, bien qu’il demeure la principale source de production avec 60% du mix électrique, a enregistré une baisse de 4% par rapport à 2023. De même, la production au fioul et au gasoil a diminué de 9%. Parallèlement, le gaz naturel affiche une augmentation (+3%), reflétant l’orientation stratégique du pays en faveur de cette ressource pour assurer la flexibilité nécessaire au système électrique, notamment pour compenser l’intermittence des sources renouvelables.Cap sur 2030 et au-delà
Fort de ces avancées, le Royaume ambitionne de porter la part des énergies renouvelables à plus de 52% dans son mix électrique à l’horizon 2030, un objectif qui, selon l’ANRE, sera «très probablement dépassé grâce à la dynamique en cours ».Cette progression soutenue depuis l’instauration de la stratégie énergétique nationale en 2009 témoigne de l’essor considérable des sources d’énergie propres et confirme l’engagement du Maroc en faveur d’une transition énergétique durable et de la réduction de sa dépendance aux énergies fossiles.
La demande électrique nationale, qui a atteint 45,71 TWh en 2024 (en hausse de 4% par rapport à 2023), a été satisfaite à plus de 95,5% par la production nationale, démontrant la capacité du pays à répondre à ses besoins énergétiques tout en accélérant sa décarbonation. Cette hausse de la demande s’explique principalement par la dynamique de l’activité industrielle et économique que connaît notre pays dans un contexte national marqué par une accélération du rythme de croissance dans de nombreux secteurs.
