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Une nouvelle initiative européenne de financement alternatif cible les TPME marocaines

L’Union européenne et la KfW lancent un mécanisme de garantie de 135 millions d’euros pour soutenir le financement alternatif – crowdfunding, microfinance, crédit-bail et capital-risque – en faveur des TPME (très petites et moyennes entreprises) dans plusieurs régions partenaires de l’Union européenne, dont l’Afrique du Nord. Cette initiative, qui cible notamment le Maroc, ouvre de nouvelles perspectives pour les entrepreneurs, en particulier les startups, les entreprises dirigées par des femmes et les acteurs confrontés à des difficultés d’accès au crédit bancaire.

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La Commission européenne et la KfW (Banque de développement allemande) viennent de signer un accord de garantie à hauteur de 135 millions d’euros. Celui-ci vise à faciliter l’accès au financement par des canaux alternatifs au profit des micro, petites et moyennes entreprises (MPME) dans plusieurs régions partenaires de l’Union européenne (UE), dont l’Afrique du Nord, notamment le Maroc.

Soutenu par le Fonds européen pour le développement durable plus (EFSD+), ce mécanisme cible prioritairement les entreprises confrontées aux plus fortes barrières d’accès au financement, notamment les startups innovantes, les jeunes entreprises ainsi que celles dirigées par des femmes ou par des personnes appartenant à des groupes en situation de vulnérabilité.



Dans le contexte marocain, où l’accès au crédit bancaire demeure un défi structurel pour de nombreuses MPME, cette initiative ouvre des perspectives concrètes pour diversifier les sources de financement de l’entrepreneuriat. Le dispositif s’appuiera sur le fonds SAFE (Scaling Alternative Finance for Entrepreneurs), qui fournira des garanties à des intermédiaires financiers alternatifs tels que les plateformes de financement participatif (crowdfunding), les institutions de microfinance, les sociétés de crédit-bail et les fonds de capital-risque. Cette approche vise à renforcer l’écosystème du financement non bancaire dans les régions concernées (Afrique du Nord, Moyen-Orient, Balkans occidentaux, voisinage oriental), en complément des mécanismes classiques, afin de mieux répondre aux besoins des entreprises insuffisamment desservies par le système financier traditionnel.

Selon la Commission européenne, cette initiative s’inscrit dans une stratégie plus large de soutien aux économies partenaires de l’Union, axée sur l’innovation, l’inclusion financière et la compétitivité. Cet accord s’attaque, d’ailleurs, à l’un des principaux obstacles au financement des petites et moyennes entreprises : l’octroi de garanties aux banques et aux institutions de microfinance pour qu’elles puissent servir des clients avec lesquels elles ne travailleraient pas habituellement. «C’est un excellent moyen de soutenir le développement économique et de poursuivre l’objectif d’une région méditerranéenne plus intégrée», souligne Dubravka Šuica, commissaire européenne à la Méditerranée.

Pour la KfW, ce partenariat avec l’Union européenne constitue un levier pour élargir l’offre de garanties au profit des acteurs du financement alternatif dans les pays voisins de l’UE. Concrètement, la flexibilité du mécanisme de garantie permet aux fournisseurs de financement alternatifs de partager une partie du risque et, par conséquent, de jouer un rôle plus important dans l’amélioration de l’accès au capital pour les PME dans ces régions. Pour rappel, le Fonds EFSD+ a été établi en juin 2021 afin de soutenir les investissements durables publics et privés dans les pays partenaires de l’Union européenne et constitue un instrument clé de l’initiative «Global Gateway» de l’UE. L’EFSD+ met à disposition des subventions et des garanties pour des projets d’investissement par l’intermédiaire des institutions financières internationales (IFI) et dispose d’une capacité de garantie de 39,8 milliards d’euros au niveau mondial pour la période 2021-2027.
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