Le cap est connu : 26 millions de touristes en 2030. Fixé dès 2022, puis repris dans la feuille de route 2023-2026, cet objectif reste au cœur de la politique touristique du Maroc. Avec l'année 2027 s'ouvre toutefois une nouvelle étape. Le gouvernement annonce une feuille de route appelée à succéder à celle qui arrive à son terme, dans un secteur porté par la progression des arrivées et des recettes, mais confronté à des difficultés qui ne se résument pas au nombre de visiteurs.
Car derrière les records de fréquentation, plusieurs faiblesses persistent. Le gouvernement les relève lui-même dans la Note de présentation du PLF 2027 : des destinations qui ne profitent pas toutes de la même dynamique, une offre de loisirs encore limitée, des liaisons aériennes insuffisantes sur certains marchés, des problèmes de qualité de service et un manque de personnel qualifié. Le tourisme intérieur figure aussi parmi les points faibles identifiés. Les documents budgétaires permettent de voir comment les pouvoirs publics comptent s'attaquer à ces problèmes dès l'année prochaine. Ils annoncent des moyens financiers importants, mais aussi la poursuite de chantiers dont certains auraient déjà dû aboutir.
Car derrière les records de fréquentation, plusieurs faiblesses persistent. Le gouvernement les relève lui-même dans la Note de présentation du PLF 2027 : des destinations qui ne profitent pas toutes de la même dynamique, une offre de loisirs encore limitée, des liaisons aériennes insuffisantes sur certains marchés, des problèmes de qualité de service et un manque de personnel qualifié. Le tourisme intérieur figure aussi parmi les points faibles identifiés. Les documents budgétaires permettent de voir comment les pouvoirs publics comptent s'attaquer à ces problèmes dès l'année prochaine. Ils annoncent des moyens financiers importants, mais aussi la poursuite de chantiers dont certains auraient déjà dû aboutir.
Près de 3 milliards de dirhams d'investissements prévus pour les opérateurs publics
Les établissements et entreprises publics intervenant dans le tourisme et l'artisanat prévoient d'investir 2,979 milliards de dirhams en 2027. C'est près de 34% de plus que les 2,216 milliards inscrits dans les prévisions révisées de 2026, selon le rapport accompagnant le PLF. L'essentiel de cette enveloppe se répartit entre deux organismes. L'Office national marocain du tourisme (ONMT) affiche un programme de 2,217 milliards de dirhams. La Société marocaine d'ingénierie touristique (SMIT), chargée notamment d'accompagner les investisseurs et les projets d'aménagement, prévoit pour sa part 676 millions de dirhams, contre 175 millions en 2026. La progression est particulièrement marquée pour la SMIT, dont les investissements prévisionnels sont presque quadruplés. Elle intervient alors que plusieurs projets touristiques doivent franchir de nouvelles étapes en 2027, notamment dans les zones rurales et les destinations de montagne.
Il ne faut cependant pas confondre ces montants avec l'ensemble des dépenses publiques consacrées au tourisme. Ils concernent les programmes d'investissement des établissements et entreprises publics du périmètre tourisme-artisanat. Et, comme pour toute prévision budgétaire, leur inscription ne signifie pas que les sommes seront intégralement dépensées au cours de l'année.
Il ne faut cependant pas confondre ces montants avec l'ensemble des dépenses publiques consacrées au tourisme. Ils concernent les programmes d'investissement des établissements et entreprises publics du périmètre tourisme-artisanat. Et, comme pour toute prévision budgétaire, leur inscription ne signifie pas que les sommes seront intégralement dépensées au cours de l'année.
Ryanair, Transavia, Wizz Air... L'ONMT prépare de nouveaux accords
Pour attirer davantage de visiteurs, le Maroc mise d'abord sur les liaisons aériennes. L'ONMT prépare plusieurs accords avec des compagnies déjà présentes sur le marché marocain, tout en cherchant à ouvrir de nouveaux débouchés hors d'Europe. Le dossier le plus avancé dans les annonces concerne Ryanair. Un mémorandum d'entente sur cinq ans doit être signé avec la compagnie irlandaise. Il porterait notamment sur les aéroports secondaires, le déploiement d'avions basés au Maroc et le développement des vols intérieurs. Ryanair dessert déjà largement le Royaume. L'accord envisagé vise donc moins à attirer un nouvel acteur qu'à donner une autre dimension à sa présence, notamment dans des aéroports qui ne bénéficient pas du même trafic que les grandes plateformes du pays.
L'ONMT prévoit aussi des accords-cadres pluriannuels avec Transavia, Vueling et Wizz Air. Les marchés ciblés sont principalement le Benelux, la péninsule Ibérique et les pays d'Europe centrale et orientale. Il est également question d'augmenter les fréquences sur certaines lignes européennes existantes. Les ambitions s'étendent aux liaisons long-courriers. Sur le marché américain, l'Office veut consolider les dessertes déjà ouvertes et élargir le nombre de compagnies partenaires. En Asie, il prévoit de travailler sur quatre grands bassins émetteurs chinois et de préparer son entrée sur le marché indien. Les documents ne donnent pas encore de calendrier précis pour d'éventuelles nouvelles lignes.
Reste la question des sièges disponibles. L'ONMT s'est fixé pour 2026 une référence de 14,4 millions de sièges aériens contractualisés. Les objectifs de 2027 doivent être arrêtés au premier trimestre de l'année. Le travail avec les tour-opérateurs et les plateformes de réservation se poursuivra parallèlement. Pour l'hiver 2026-2027, l'Office vise 1,4 million de clients et 5 millions de nuitées à travers ses partenariats commerciaux. Des campagnes de promotion sont aussi prévues sur les marchés prioritaires, avec un soutien au tourisme intérieur et aux événements sportifs et culturels.
L'ONMT prévoit aussi des accords-cadres pluriannuels avec Transavia, Vueling et Wizz Air. Les marchés ciblés sont principalement le Benelux, la péninsule Ibérique et les pays d'Europe centrale et orientale. Il est également question d'augmenter les fréquences sur certaines lignes européennes existantes. Les ambitions s'étendent aux liaisons long-courriers. Sur le marché américain, l'Office veut consolider les dessertes déjà ouvertes et élargir le nombre de compagnies partenaires. En Asie, il prévoit de travailler sur quatre grands bassins émetteurs chinois et de préparer son entrée sur le marché indien. Les documents ne donnent pas encore de calendrier précis pour d'éventuelles nouvelles lignes.
Reste la question des sièges disponibles. L'ONMT s'est fixé pour 2026 une référence de 14,4 millions de sièges aériens contractualisés. Les objectifs de 2027 doivent être arrêtés au premier trimestre de l'année. Le travail avec les tour-opérateurs et les plateformes de réservation se poursuivra parallèlement. Pour l'hiver 2026-2027, l'Office vise 1,4 million de clients et 5 millions de nuitées à travers ses partenariats commerciaux. Des campagnes de promotion sont aussi prévues sur les marchés prioritaires, avec un soutien au tourisme intérieur et aux événements sportifs et culturels.
Stations, parcs et loisirs : plusieurs projets attendus en 2027
Faire venir les touristes est une chose. Leur proposer davantage d'activités, les inciter à prolonger leur séjour ou à découvrir d'autres régions en est une autre. C'est sur ce terrain que la SMIT doit poursuivre son intervention en 2027. Le programme annoncé comprend des projets balnéaires, des sites de montagne et des équipements de loisirs. Le rapport sur les établissements et entreprises publics cite notamment Oukaïmeden et le Parc national d'Ifrane, dont les programmes doivent avancer vers leur achèvement. D'autres opérations doivent être lancées, parmi lesquelles celles concernant la station balnéaire d'Aghroud, le Parc national du Toubkal et Dino Parc, dans la province d'Azilal.
Il ne s'agit pas, pour autant, de projets imaginés à l'occasion du PLF 2027. Plusieurs sont connus depuis des années et ont déjà fait l'objet d'annonces ou de préparatifs. Ce sont les prochaines étapes de leur réalisation qui figurent dans le programme de la SMIT. L'établissement met aussi en avant les résultats de son accompagnement des investisseurs. Entre 2020 et 2025, ses interventions ont été associées à la création de 47.700 lits touristiques et au développement de plus de 1.500 projets de loisirs et d'animation. Les investissements correspondants dépassent 41 milliards de dirhams sur cette période, dont neuf milliards en 2025. Ce chiffre ne représente pas les dépenses propres de la SMIT, mais les investissements liés aux projets qu'elle a accompagnés.
Pour 2027, le soutien aux petites entreprises touristiques et aux porteurs de projets d'animation reste à l'ordre du jour. Les régions continueront également de bénéficier d'un accompagnement technique et financier pour terminer leurs programmes de développement touristique. Les documents ne détaillent toutefois pas la répartition de ces aides entre les territoires.
Il ne s'agit pas, pour autant, de projets imaginés à l'occasion du PLF 2027. Plusieurs sont connus depuis des années et ont déjà fait l'objet d'annonces ou de préparatifs. Ce sont les prochaines étapes de leur réalisation qui figurent dans le programme de la SMIT. L'établissement met aussi en avant les résultats de son accompagnement des investisseurs. Entre 2020 et 2025, ses interventions ont été associées à la création de 47.700 lits touristiques et au développement de plus de 1.500 projets de loisirs et d'animation. Les investissements correspondants dépassent 41 milliards de dirhams sur cette période, dont neuf milliards en 2025. Ce chiffre ne représente pas les dépenses propres de la SMIT, mais les investissements liés aux projets qu'elle a accompagnés.
Pour 2027, le soutien aux petites entreprises touristiques et aux porteurs de projets d'animation reste à l'ordre du jour. Les régions continueront également de bénéficier d'un accompagnement technique et financier pour terminer leurs programmes de développement touristique. Les documents ne détaillent toutefois pas la répartition de ces aides entre les territoires.
Dans les régions, d'autres aménagements touristiques au programme
Au-delà des grands projets de stations et de loisirs, la programmation régionale des investissements publics pour 2027 fait également apparaître des opérations plus modestes, destinées à améliorer l'accueil des visiteurs et à valoriser le patrimoine local. Plusieurs s'inscrivent dans des démarches d'aménagement engagées depuis quelques années.
À Tiznit, dans la région de Souss-Massa, le PLF prévoit ainsi la valorisation touristique de l'ancienne médina, pour un coût global de 40 millions de dirhams. Le projet comprend notamment l'aménagement de circuits culturels, l'installation d'une signalétique et la création d'espaces d'accueil et d'information sur le patrimoine. La programmation prévoit 20 millions de dirhams en 2027 et autant en 2028. La médina fait déjà l'objet de plusieurs opérations de réhabilitation, mais le document budgétaire ne précise pas si cette enveloppe correspond à une nouvelle phase de ces travaux ou à une intervention distincte.
À Dakhla, deux projets concernent la réhabilitation et la valorisation touristique des plages de Foum Labouir et de Trouk. Chacun est doté d'un coût prévisionnel de 1,96 million de dirhams, inscrit dans la programmation de 2027. Les interventions doivent améliorer les aménagements et les conditions d'accueil sur ces sites. Foum Labouir a déjà bénéficié de programmes d'aménagement par le passé, tandis que la valorisation du littoral figure depuis plusieurs années parmi les priorités touristiques de la région.
À Tiznit, dans la région de Souss-Massa, le PLF prévoit ainsi la valorisation touristique de l'ancienne médina, pour un coût global de 40 millions de dirhams. Le projet comprend notamment l'aménagement de circuits culturels, l'installation d'une signalétique et la création d'espaces d'accueil et d'information sur le patrimoine. La programmation prévoit 20 millions de dirhams en 2027 et autant en 2028. La médina fait déjà l'objet de plusieurs opérations de réhabilitation, mais le document budgétaire ne précise pas si cette enveloppe correspond à une nouvelle phase de ces travaux ou à une intervention distincte.
À Dakhla, deux projets concernent la réhabilitation et la valorisation touristique des plages de Foum Labouir et de Trouk. Chacun est doté d'un coût prévisionnel de 1,96 million de dirhams, inscrit dans la programmation de 2027. Les interventions doivent améliorer les aménagements et les conditions d'accueil sur ces sites. Foum Labouir a déjà bénéficié de programmes d'aménagement par le passé, tandis que la valorisation du littoral figure depuis plusieurs années parmi les priorités touristiques de la région.
Seize villages ruraux à aménager : un chantier toujours en cours
Le programme de valorisation touristique de 16 villages ruraux figure lui aussi parmi les priorités de 2027. Son coût global est évalué à 188 millions de dirhams. Il prévoit des aménagements assez concrets : centres d'information, kiosques, belvédères, aires de repos, stationnements et signalétique. L'idée est de rendre ces villages plus faciles à visiter et de permettre aux habitants de tirer davantage de revenus de l'activité touristique, notamment à travers les services et les petits projets privés. Ce programme avait déjà été engagé dans le cadre de la feuille de route 2023-2026. Son inscription dans les prévisions de 2027 confirme qu'il reste du travail à accomplir. La Note de présentation du PLF annonce son achèvement l'année prochaine. Le rapport sur les établissements et entreprises publics emploie une formulation plus prudente et évoque un «achèvement progressif».
Formation : quatre programmes reconduits face au manque de personnel qualifié
Le manque de compétences reste l'un des problèmes signalés par le gouvernement. Dans l'hôtellerie, la restauration ou les métiers de service, les besoins sont amenés à croître avec l'ouverture de nouveaux établissements et le développement des activités touristiques. En 2027, quatre programmes déjà engagés seront poursuivis : Cap Excellence, Middle Managers, la formation continue d'excellence et KAFAA. Leurs publics ne sont pas les mêmes. Cap Excellence intervient dans la formation professionnelle. Middle Managers cible les cadres intermédiaires, dont les établissements ont besoin pour encadrer leurs équipes. La formation continue s'adresse aux personnes déjà en poste, tandis que KAFAA permet de certifier des compétences acquises dans l'exercice du métier.
La Note de présentation du PLF fait également état de la poursuite du repositionnement de l'Institut supérieur international du tourisme de Tanger (ISITT), ainsi que des établissements de Touarga, Tanger et Ouarzazate. Un objectif précis est fixé pour 2027 : atteindre 50% de femmes parmi les inscrits dans les établissements de formation hôtelière et touristique. La reconduction de ces programmes intervient alors que la question ne porte plus uniquement sur le nombre de personnes formées. Les entreprises ont aussi besoin de profils opérationnels, capables de répondre aux exigences des métiers et d'évoluer dans un secteur où la qualité du service reste déterminante.
La Note de présentation du PLF fait également état de la poursuite du repositionnement de l'Institut supérieur international du tourisme de Tanger (ISITT), ainsi que des établissements de Touarga, Tanger et Ouarzazate. Un objectif précis est fixé pour 2027 : atteindre 50% de femmes parmi les inscrits dans les établissements de formation hôtelière et touristique. La reconduction de ces programmes intervient alors que la question ne porte plus uniquement sur le nombre de personnes formées. Les entreprises ont aussi besoin de profils opérationnels, capables de répondre aux exigences des métiers et d'évoluer dans un secteur où la qualité du service reste déterminante.
Des avantages fiscaux maintenus pour les entreprises touristiques
Le PLF 2027 s'inscrit aussi dans la continuité des dispositifs fiscaux accordés aux entreprises du secteur. Les entreprises hôtelières peuvent notamment bénéficier, sous certaines conditions, d'une exonération de l'impôt sur les sociétés pendant cinq ans sur la part de leur base imposable correspondant au chiffre d'affaires réalisé en devises dûment rapatriées. Le Rapport sur les dépenses fiscales chiffre le coût prévisionnel de cette mesure à sept millions de dirhams en 2027, soit le même montant qu'en 2026. D'autres dispositions concernent les entreprises hôtelières, les résidences de promotion touristique et les établissements d'animation. Mais la synthèse sectorielle du rapport ne permet pas de connaître précisément le coût total des avantages fiscaux dont bénéficie le tourisme. Elle ne permet pas non plus d'établir ce que ces mesures ont effectivement apporté en matière d'investissement.
Aéroports, trains et régions : des investissements qui peuvent aussi servir le tourisme
La hausse attendue du nombre de visiteurs pose une question très pratique : comment les accueillir et faciliter leurs déplacements une fois arrivés au Maroc ? Les aéroports sont au premier rang des infrastructures concernées. Le programme national de modernisation et d'extension, évalué à 38 milliards de dirhams sur plusieurs années, doit porter leur capacité d'accueil à 80 millions de passagers par an à l'horizon 2030. Pour la seule année 2027, l'Office national des aéroports (ONDA) prévoit 10,68 milliards de dirhams d'investissements. Ces travaux accompagnent la croissance générale du trafic aérien, mais ils intéressent directement le tourisme. Les nouvelles liaisons recherchées par l'ONMT ne pourront produire tous leurs effets que si les aéroports disposent des installations nécessaires pour absorber les flux de passagers. Le train représente un autre volet de cette transformation. Le groupe ONCF prévoit d'investir 29,02 milliards de dirhams en 2027, notamment dans le développement du réseau et le renouvellement des équipements. Pour les touristes, de meilleures liaisons ferroviaires pourraient rendre plus simples les déplacements entre les grandes villes et les séjours combinant plusieurs destinations.
Les régions devraient disposer, elles aussi, de moyens supplémentaires. Le PLF prévoit de porter les transferts financiers de l'État à leur profit à au moins 12 milliards de dirhams par an à partir de 2027. Cette enveloppe n'est pas destinée spécifiquement au tourisme. Elle pourrait néanmoins profiter à certaines destinations, notamment si les régions consacrent une partie de ces ressources aux routes, aux équipements et aux services qui leur font encore défaut. Dans plusieurs territoires, ces questions pèsent sur l'expérience des visiteurs autant que sur les décisions des investisseurs. La place qu'elles occuperont dans les programmes régionaux reste à préciser.
Les régions devraient disposer, elles aussi, de moyens supplémentaires. Le PLF prévoit de porter les transferts financiers de l'État à leur profit à au moins 12 milliards de dirhams par an à partir de 2027. Cette enveloppe n'est pas destinée spécifiquement au tourisme. Elle pourrait néanmoins profiter à certaines destinations, notamment si les régions consacrent une partie de ces ressources aux routes, aux équipements et aux services qui leur font encore défaut. Dans plusieurs territoires, ces questions pèsent sur l'expérience des visiteurs autant que sur les décisions des investisseurs. La place qu'elles occuperont dans les programmes régionaux reste à préciser.
Foncier public : où se concentrent les projets touristiques ?
La mobilisation des terrains publics donne un autre aperçu de la dynamique des investissements touristiques dans les régions. Si le rapport sur le foncier public accompagnant le PLF 2027 ne fournit pas de prévisions chiffrées pour l’année à venir, il permet néanmoins de mesurer l’ampleur des projets approuvés en 2025 et au premier semestre 2026. Sur ces dix-huit mois, 85 projets touristiques ont bénéficié de la mobilisation de terrains relevant du domaine privé de l’État, pour un investissement prévisionnel cumulé de près de 5,4 milliards de dirhams. Ces opérations portent sur plus de 2.654 hectares et devraient générer, à terme, quelque 4.179 emplois. Des chiffres qui témoignent de l’importance du foncier public dans l’accompagnement des projets touristiques, avec toutefois de fortes disparités entre les régions.
En 2025, 58 projets avaient été approuvés, pour un investissement projeté de 3,01 milliards de dirhams et 2.809 emplois attendus. Rabat-Salé-Kénitra concentrait alors la plus grande part des montants annoncés, avec près de 1,05 milliard de dirhams, soit 34,86% du total national. Suivaient Dakhla-Oued Eddahab, avec environ 692 millions de dirhams, et Fès-Meknès, avec près de 499 millions. D’autres régions affichaient également des investissements significatifs : Guelmim-Oued Noun (268 millions de dirhams), Marrakech-Safi (220 millions), Tanger-Tétouan-Al Hoceïma (124 millions) et Laâyoune-Sakia El Hamra (81 millions). Les montants étaient plus modestes dans l’Oriental (34 millions), Béni Mellal-Khénifra (25 millions), Casablanca-Settat (10 millions) et Draâ-Tafilalet (5,4 millions). Souss-Massa se distinguait, pour sa part, par l’étendue du foncier mobilisé. Avec quatre projets totalisant 2.449 hectares, la région concentrait près de 95% des superficies publiques affectées au tourisme en 2025. Le rapport ne leur attribue pourtant que six millions de dirhams d’investissements prévisionnels, un montant particulièrement faible au regard des surfaces concernées.
Au premier semestre 2026, 27 nouveaux projets touristiques ont bénéficié de la mobilisation d’un peu plus de 81 hectares, pour 2,38 milliards de dirhams d’investissements projetés et 1.370 emplois attendus. Marrakech-Safi représente, à elle seule, 1,88 milliard de dirhams, soit 79% du total enregistré durant cette période. Deux projets y concentrent près de 61 hectares et devraient permettre la création de 860 emplois. Les 25 autres projets se partagent quelque 500 millions de dirhams. Cette concentration doit toutefois être appréciée avec prudence. Les données de 2026 ne couvrent que les six premiers mois de l’année. D’autres projets approuvés au second semestre pourraient modifier sensiblement la répartition des investissements entre les régions. Il serait donc prématuré d’en déduire un changement dans leur poids respectif à l’échelle annuelle.
En 2025, 58 projets avaient été approuvés, pour un investissement projeté de 3,01 milliards de dirhams et 2.809 emplois attendus. Rabat-Salé-Kénitra concentrait alors la plus grande part des montants annoncés, avec près de 1,05 milliard de dirhams, soit 34,86% du total national. Suivaient Dakhla-Oued Eddahab, avec environ 692 millions de dirhams, et Fès-Meknès, avec près de 499 millions. D’autres régions affichaient également des investissements significatifs : Guelmim-Oued Noun (268 millions de dirhams), Marrakech-Safi (220 millions), Tanger-Tétouan-Al Hoceïma (124 millions) et Laâyoune-Sakia El Hamra (81 millions). Les montants étaient plus modestes dans l’Oriental (34 millions), Béni Mellal-Khénifra (25 millions), Casablanca-Settat (10 millions) et Draâ-Tafilalet (5,4 millions). Souss-Massa se distinguait, pour sa part, par l’étendue du foncier mobilisé. Avec quatre projets totalisant 2.449 hectares, la région concentrait près de 95% des superficies publiques affectées au tourisme en 2025. Le rapport ne leur attribue pourtant que six millions de dirhams d’investissements prévisionnels, un montant particulièrement faible au regard des surfaces concernées.
Au premier semestre 2026, 27 nouveaux projets touristiques ont bénéficié de la mobilisation d’un peu plus de 81 hectares, pour 2,38 milliards de dirhams d’investissements projetés et 1.370 emplois attendus. Marrakech-Safi représente, à elle seule, 1,88 milliard de dirhams, soit 79% du total enregistré durant cette période. Deux projets y concentrent près de 61 hectares et devraient permettre la création de 860 emplois. Les 25 autres projets se partagent quelque 500 millions de dirhams. Cette concentration doit toutefois être appréciée avec prudence. Les données de 2026 ne couvrent que les six premiers mois de l’année. D’autres projets approuvés au second semestre pourraient modifier sensiblement la répartition des investissements entre les régions. Il serait donc prématuré d’en déduire un changement dans leur poids respectif à l’échelle annuelle.
