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Jeudi 13 Juin 2024
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5e vague Covid-19 : Pas de risque sur le plan de la santé publique (Dr Hamdi)

La cinquième vague de la pandémie liée à la Covid-19 n’aura pas d’impact sur la santé publique, mais plutôt sur le plan individuel. C’est ce que pense Dr Tayeb Hamdi, médecin chercheur en politiques et systèmes de santé. Pour lui, l’entrée dans cette nouvelle vague devait intervenir en octobre, mais a été retardée par le persistance du temps chaud.

5e vague Covid-19 : Pas de risque sur le plan de la santé publique (Dr Hamdi)

Le Maroc entame la cinquième vague de la pandémie liée à la Covid-19. Le coordonnateur du Centre national des opérations d'urgence de santé publique, Mouad Mrabet, l’a confirmé, le 8 novembre, dans le bilan mensuel de la Covid. Il a souligné que le taux de positivité hebdomadaire a augmenté de manière significative en passant à 2,1% la semaine dernière après une phase de stabilisation de moins de 1% pendant plus de deux mois. Faut-il donc s’y inquiéter ? De l’avis de Dr Tayeb Hamdi, médecin chercheur en politiques et systèmes de santé, la réponse est «non». Pour lui, cette vague était prévue sur le plan épidémiologique et elle a même tardé à arriver. «Elle devait avoir lieu au mois d’octobre, mais la température est restée élevée.

Les premiers indices de cette vague n’ont commencé à apparaître que durant la première semaine de novembre, date à laquelle le Maroc a commencé à enregistrer une légère baisse de température», explique Dr Hamdi dans une déclaration accordée au journal «Le Matin». Et de souligner que durant les saisons froides (l’automne et l’hiver), les infections virales et respiratoires sont bien plus fréquentes qu’au printemps et en été, et c’est le cas pour la Covid-19. Interrogé sur le lien entre la baisse des températures et la multiplication des virus, Dr Hamdi indique que durant les saisons froides, le corps humain s’affaiblit et devient plus fragile, en comparaison avec l’été. L’expert tient aussi à préciser que pendant l’hiver et l’automne, on a tous tendance à se réfugier dans des endroits clos et parfois non aérés tout en étant proches les uns des autres, ce qui favorise la propagation des virus.

Pour Dr Hamdi, la cinquième vague n’aura pas d’impact sur la santé publique et collective, mais plutôt sur le plan individuel. «Une hausse des cas est d’ailleurs à prévoir dans les prochains jours, mais cela ne va pas impacter le système de la santé au Maroc», estime l’expert. Pour lui, nous sommes dans une phase où la protection du virus est une responsabilité individuelle. Dr Hamdi rejoint l'avis d’autres scientifiques qui confirment que, même pour cette cinquième vague, le risque de développer des cas graves et de décéder à cause de la maladie reste élevé dans la catégorie des vulnérables, notamment les personnes âgées et celles ayant des maladies chroniques. «Le risque est également présent chez la population des personnes non complètement vaccinées», note-t-il.

Grippe ou Covid-19… ou plutôt les deux en même temps ?

Bien qu’elles soient causées par des virus différents, les maladies respiratoires ont plusieurs symptômes en commun. Ceci complique le diagnostic de la Covid-19, d’où l’intérêt du test PCR pour en avoir le cœur net. Ceci demeure incontournable dans la mesure où «une personne qui rate le diagnostic risque d’avoir des complications qu’elle aurait pu éviter si elle avait été prise en charge à temps», note Dr Hamdi. Et d’ajouter qu’une personne qui pense avoir la grippe alors qu’elle a la Covid-19, va continuer à vivre sa vie normalement et, par conséquent, continuera à propager le virus dans son entourage, ce qui constitue un danger pour les personnes vulnérables et celles non vaccinées. Le médecin chercheur recommande ainsi à toute personne ayant des symptômes comme la fièvre, les céphalées, l’écoulement nasal, la fièvre… à s’isoler, à respecter les mesures barrières et surtout à s’éloigner des personnes à risque. Reste à savoir s’il se peut qu’on ait à la fois la Covid-19 et la grippe en même temps. D’après l’Organisation mondiale de la santé, ceci est possible et c’est ce qu’on appelle la «surinfection» ou une «co-infection». De l’avis des médecins contactés par «Le Matin», chaque patient réagit à ce phénomène de manière différente, car cela dépend de plusieurs facteurs et à leur tête l’immunité acquise contre les deux types de virus respiratoires.

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