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Fonctionnaires : la hausse des salaires n’est pas pour demain, les syndicats en colère

Hicham Oukerzaz Hicham Oukerzaz,

Fonctionnaires : la hausse des salaires n’est pas pour demain,  les syndicats en colère

La conjoncture économique actuelle ne permet pas une augmentation des salaires pour l’ensemble des fonctionnaires. C’est ce qu’a déclaré Aziz Akhannouch, mardi devant les conseillers. Une déclaration qui ne réjouit certainement pas les syndicats qui font de l’augmentation générale des salaires un de leurs chevaux de bataille et estiment que le gouvernement dispose des marges nécessaires pour répondre à cette revendication.

L’augmentation des salaires pour tous les fonctionnaires n’est pas pour demain. Telle fut l’affirmation du Chef du gouvernement lors de son passage devant les conseillers lors de la séance mensuelle consacrée à la discussion des politiques publiques. Soutenant que la situation actuelle ne permet pas une augmentation des salaires pour tous les fonctionnaires du secteur public, M. Akhannouch a souligné que le gouvernement a proposé aux syndicats une offre, incorporée dans le projet de loi de Finances pour 2023, pour améliorer les revenus à travers la réduction de l’impôt sur le revenu, au coût de deux milliards de dirhams. «Cela est peut-être insuffisant, mais les recettes de l’État ne permettent pas d’aller plus loin», a ajouté le Chef du gouvernement demandant aux syndicats de se montrer compréhensifs face à la situation actuelle. 

 

Les positions des syndicats face à la hausse des salaires 

Le groupe de l’Union marocaine du travail (UMT) et dans le cadre de son intervention lors de la même séance, placée sous le thème «le dialogue social, consécration de la notion de l’équité sociale et mécanisme pour la réalisation du développement économique», a interpellé le Chef du gouvernement en lui faisant remarquer que le ministère de l’Économie et des finances, dans son deuxième PLF,  a manqué à l’engagement de réduire l’impôt sur le revenu et de mettre en œuvre les recommandations des Assises de la fiscalité, de même qu’il a omis de prendre en compte les propositions de l’UMT allant dans ce sens et qui revêtent un caractère pratique et applicable. Ces propositions, rappelle le groupe de l’UMT, consistent à augmenter le seuil minimal du revenu imposable et à réduire le taux de 38% appliqué actuellement et qui est très injuste pour les salariés tout en étant le plus élevé de la région méditerranéenne, ainsi qu’à instaurer une équité entre les salariés qui apportent jusqu’à 74% des recettes totales de l’IR et le reste des professionnels. 

Le groupe de l’UMT a également fait part de sa déception quant à la mauvaise interprétation donnée par le ministère de l’Économie et des finances à la décision du conseil d’administration de la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS) d’acter une revalorisation de 5% et d’un minimum de 100 dirhams des pensions de retraite avec effet rétroactif au 1er janvier 2020, ce qui a entraîné l’exclusion des personnes ayant pris leur retraite après le 1er janvier 2020. 
Le contexte économique et social actuel est des plus sensibles, compte tenu de la succession des crises et de la flambée des prix, ce qui étend le périmètre de la pauvreté et ampute le pouvoir d’achat des classes laborieuses, tout en développant le chômage et les emplois précaires et en amplifiant le secteur informel, relève le groupe de l’UMT, soulignant qu’il s’agit là de questions brûlantes qui laissent présager des tensions sociales ne pouvant être évitées que par un dialogue social sérieux et responsable pouvant déboucher sur des résultats tangibles. 

Le membre du bureau exécutif de la Confédération démocratique du travail (CDT), Younes Firachine, a indiqué, quant à lui, dans une déclaration au «Matin», que le Chef du gouvernement qui reconnaît que les finances de l’État se sont améliorées grâce à plusieurs facteurs, dont les recettes des phosphates, les transferts des Marocains du monde et l’augmentation des recettes fiscales, fait l’impasse sur le volet social marqué par un état de fait pénible et préoccupant en raison de la grande inflation ayant suivi la crise de la Covid-19. Les chiffres officiels du Haut-Commissariat au Plan qui font état de 3,2 millions de Marocains qui ont rejoint les rangs des populations pauvres, ainsi que l’indice GINI, qui est passé de 38 à 40%, reflétant l’augmentation des disparités sociales et spatiales, tous ces constats requièrent une réponse du gouvernement, dit M. Firachine. 

«Mais malheureusement, cette réponse du gouvernement va dans le sens d’un creusement des écarts en soutenant le capital par des mesures fiscales au profit des grandes entreprises, et inversement en alourdissant les taxes sur les petites entreprises et les auto-entrepreneurs, et également sans prévoir de mesures de soutien au profit des classes moyennes et pauvres», affirme le syndicaliste.  «À la CDT, nous considérons que les engagements pris lors des précédents rounds de dialogue social sont à même d’apporter des solutions pour préserver le pouvoir d’achat des citoyens, mais hélas, le gouvernement préfère soutenir davantage le grand capital au détriment des simples citoyens», déplore encore M. Firachine. 

Il est à rappeler que le gouvernement, la CGEM et les centrales syndicales les plus représentatives avaient signé en fin avril dernier un accord social et une charte nationale sur le dialogue social. Cet accord prévoit notamment une augmentation du Smig pour les secteurs de l’industrie, du commerce et des services de 10% sur deux ans, un alignement du Smag agricole sur le Smig, une augmentation du Smig pour le secteur public à 3.500 DH par mois  et une révision des conditions nécessaires pour bénéficier de la pension de vieillesse (le nombre de jours de cotisations retenu passe de 3.240 à 1.320). Le coût de cet accord, a tenu à préciser M. Akhannouch, a dépassé les 9 milliards de dirhams et le gouvernement est actuellement concentré sur des priorités spécifiques et ne peut pas affecter les recettes de l’État uniquement à l’augmentation des salaires. 

>> Lire aussi : Akhannouch appelle instamment à l’encadrement de l'exercice du droit de grève

 

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