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Jeudi 13 Juin 2024
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Formation professionnelle : Le partenariat public-privé, une nécessité

La Fédération de l'Enseignement Professionnel privé a organisé ce lundi 17 juillet le séminaire national sur "La contribution du secteur privé de la formation professionnelle dans la mise en œuvre conjointe de la feuille de route du dispositif national de la formation professionnelle, et du nouveau modèle de développement". Les participants à cet événement ont insisté sur l’importance de mutualiser les efforts entre le public et le privé pour développer le secteur de la formation professionnelle et améliorer l’employabilité.

Formation professionnelle : Le partenariat public-privé, une nécessité

«Si nous voulons que la formation professionnelle réussisse son pari de produire des profils facilement insérables dans le marché du travail, le public et le privé doivent œuvrer ensemble à garantir la convergence de l’offre de formation avec la demande du marché de travail de manière dynamique et agile, d’autant plus que les métiers d’aujourd’hui ne seront pas ceux de demain», a déclaré Chakib Alj, président de la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM) ce lundi 17 août, à l’ouverture du séminaire national sur «La contribution du secteur privé de la formation professionnelle dans la mise en œuvre conjointe de la feuille de route du dispositif national de la formation professionnelle, et du nouveau modèle de développement».

>>Lire aussi : Formation professionnelle : 250 nouveaux établissements à doter du système intégré d’auto-évaluation

Cet événement, organisé par la Fédération de l'enseignement professionnel privé, a réuni le temps d’une journée les acteurs clés du secteur afin de favoriser les échanges, les débats, et les réflexions visant à améliorer l'offre de formation professionnelle privée, à anticiper les besoins en compétences et à garantir la qualité du système de formation professionnelle dans le contexte du nouveau modèle de développement du Maroc. «Nous disposons aujourd’hui d’un système de formation professionnelle public et privé qui couvre une panoplie très large de filières transversales et sectorielles, déployées au niveau central et régional via des établissements de proximité, qui sont parfois aux mêmes standards que leurs homologues internationaux», a souligné M. Alj. Et d’ajouter que «le secteur de l’enseignement privé en général a démontré sa capacité à accompagner et à développer une offre de formation en phase avec les exigences et les attentes de l'État et des familles. Il se positionne aujourd’hui comme un partenaire clé des pouvoirs publics pour la réussite de la réforme de la formation et une force de proposition et d’action».

Le président de la CGEM a également appelé à faire de la réforme de la formation professionnelle une priorité nationale, une urgence, qui accompagnera les chantiers en cours en termes de promotion de l’investissement au Maroc. «Il faut mettre en place un plan de relance global public-privé, structuré autour d’une vision ambitieuse précisant des objectifs quantitatifs et qualitatifs. Ce plan devrait également apporter des mesures d’accompagnement et d’incitation afin de porter de 10 à 20% la participation du secteur privé à la formation professionnelle».

Les établissements de formation professionnelle privés appelés à développer une formation continue adaptée aux besoins du marché de travail

De même, le ministre de l’Inclusion économique, de petite entreprise, de l’emploi et des compétences, Younes Sekkouri, a insisté sur l’importance de fixer des objectifs précis et se donner les moyens de les atteindre. «Grâce à la Vision éclairée de S.M. le Roi Mohammed VI, le Maroc a adopté de nombreuses initiatives pour le développement de la formation professionnelle. Ce qui a permis de réaliser plusieurs avancées, mais certains obstacles persistent. Il est ainsi important de développer le secteur de l’entrepreneuriat et d’encourager les jeunes porteurs de projet. Le ministère a d’ailleurs lancé en juin dernier le programme “Ana Moukawil” pour l’accompagnement de 100.000 entrepreneurs à l’horizon 2026. Il est destiné aux porteurs de projets, auto-entrepreneurs, unités économiques informelles et très petites entreprises», a affirmé le ministre.

Ce dernier a également souligné l’importance d’impliquer le secteur privé, notamment à travers les partenariats public-privé dans la gestion des établissements de la formation professionnelle pour améliorer l’employabilité des jeunes. «Les établissements de formation professionnelle privés doivent également développer la formation continue et l’adapter aux nouveaux besoins du marché de travail comme la digitalisation…», a ajouté M. Sekkouri. Le ministre a indiqué que l’État et le secteur privé devront coordonner leurs efforts pour établir un système de formation professionnelle innovant et performant. Il est à noter qu’en marge de ce séminaire, la CGEM et la Fédération de l'enseignement professionnel ont procédé à la signature de 5 conventions avec d’autres organismes pour le développement du secteur de la formation professionnelle et l’amélioration de l’employabilité.

Quelques chiffres du secteur de la formation professionnelle privé

  • compte 5.150 formateurs permanents, 5.618 formateurs vacataires et 1.250 établissements en phase avec le marché de travail ;
  • crée à lui seul 17.500 emplois directs ;
  • mobilise 1 milliard de dirhams d’investissement par an pour 88.000 stagiaires annuels, 160.000 places pédagogiques ;
  • 70% d’embauche dans plus de 100 filières-métiers.

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